« Les constats sont là depuis longtemps. Ce qui manque maintenant, c’est une volonté politique claire d’agir et une vision à long terme pour notre système d’éducation. Les Actes montrent qu’un large consensus se dégage de la société civile autour de changements structurants. Nous demandons aujourd’hui aux partis politiques de se positionner clairement sur ces enjeux et de présenter aux Québécoises et aux Québécois une vision à la fois ambitieuse et réaliste de l’avenir de l’éducation », affirme Bernard Dufourd, président du conseil d’administration de Debout pour l’école.
Quatre priorités pour transformer le système
Les échanges tenus lors du Grand rendez-vous citoyen sur l’éducation, tenu en juin dernier, ont permis d’établir quatre grandes priorités :
– Mettre en place un réseau scolaire commun, afin d’offrir à tous les élèves des conditions d’apprentissage de qualité, peu importe leur origine sociale, leur quartier ou le type d’école fréquentée ;
– Démocratiser la gouvernance scolaire, en rapprochant les lieux de décision des milieux où les décisions s’appliquent et en donnant davantage voix aux personnels scolaires, aux parents, aux élèves, aux organismes communautaires et aux citoyennes et citoyens ;
– Revoir le financement de l’éducation, afin qu’il soit stable, prévisible et déterminé en fonction des besoins des élèves plutôt que vulnérable aux cycles politiques et budgétaires ;
– Tenir de véritables États généraux sur l’éducation, dans le cadre d’une démarche indépendante, crédible et porteuse d’une vision à long terme.
Debout pour l’école salue d’ailleurs l’engagement de la majorité des partis politiques à tenir des États généraux au cours de leur prochain mandat. Pour le mouvement, une telle démarche devra toutefois être menée dans des conditions permettant d’en assurer la crédibilité et la portée, notamment la mise en place d’un comité indépendant de toute influence politique et doté d’un mandat qui n’exclut aucun sujet de réflexion, la production d’un rapport des États généraux au cours du prochain mandat et un engagement clair à donner suite aux recommandations qui en découleront.
Une mobilisation qui dépasse les acteurs du réseau scolaire
Les quatre revendications portées par Debout pour l’école bénéficient déjà d’un appui important au sein de la société québécoise.
D’abord, plus de 300 personnes, enseignantes et enseignants, personnels professionnels et de soutien, directions scolaires, représentantes et représentants syndicaux et communautaires, parents, jeunes et citoyens, avaient pris part aux discussions du Grand rendez-vous citoyen sur l’éducation, dont les Actes rendent compte.
Aussi, cinquante-trois organisations syndicales, communautaires et citoyennes, associations de parents, organismes jeunesse et groupes écologistes appuient les quatre revendications. À celles-ci s’ajoutent 106 personnalités publiques, dont d’anciens ministres et députés de différentes formations politiques, d’anciens dirigeants de centrales syndicales, des chercheurs et des artistes.
Pour Debout pour l’école, cette mobilisation démontre que la transformation de l’éducation ne peut être abordée uniquement sous l’angle de la gestion du réseau scolaire. Elle interpelle l’ensemble de la société québécoise.
« L’éducation doit sortir du cycle des décisions à court terme. Les élèves, les parents et les personnes qui travaillent chaque jour dans nos écoles méritent mieux qu’une succession de réformes. Nous avons besoin d’une vision collective, démocratique et durable, construite avec celles et ceux qui vivent la réalité de l’école », ajoute monsieur Dufourd.
Les Actes du Grand rendez-vous citoyen sur l’éducation sont disponibles ici.







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