Chiapas, Mexique 20-22 août 2025
Dans un monde où les guerres et les courses aux armements sont imposées, où les territoires sont envahis, où les génocides sont passés sous silence et où l’objectif est d’étendre l’impérialisme, les femmes de la région assument la responsabilité de continuer à défendre la paix sur le continent et dans le monde. Nous nous joignons à l’exigence des peuples de ne pas baisser les bras face à l’injustice, à l’assassinat d’enfants et de femmes, et à l’utilisation de la violence sexuelle et de la faim comme armes de guerre. Nous dénonçons le génocide du peuple palestinien et les institutions internationales complices de leur silence et de leur inaction. Nous soutenons la lutte incessante des femmes sahraouies et dénonçons les blocus politiques et économiques du gouvernement des États-Unis d’Amérique qui empêchent le plein développement du Venezuela et de Cuba.
Nous dénonçons la montée de la droite, du fascisme et des fondamentalismes religieux dans nos territoires, qui attaquent les droits conquis et stigmatisent les luttes par des discours de haine.
A partir de là, nous appelons toutes les femmes de la région et du monde à s’unir en un seul front et à brandir les bannières de la solidarité internationaliste.
Nous vivons dans un monde où l’oppression des travailleuses s’accroît. Chaque jour, la surcharge de travail mal ou non rémunéré s’accroît, les responsabilités de prise en charge des familles, des communautés et des personnes vulnérables se multiplient dans un contexte marqué par la précarité des politiques publiques, les difficultés d’accès à l’alimentation, à l’éducation et à la santé.
Nous constatons que cette situation de précarité de la vie contraste fortement avec les profits des entreprises transnationales, la montée en puissance des entreprises transnationales, leur influence dans la politique internationale, dans les organisations multilatérales et dans la vie elle-même.
Nous appelons toutes les organisations de base, dans toute leur diversité, à intégrer l’économie féministe comme stratégie pour faire face à l’avancée de la droite et du fascisme.
L’économie féministe est une pensée, une pratique et un engagement politique. C’est une économie qui reconnaît le réseau de la vie, l’interdépendance entre les personnes et la nature, et qui l’assume comme une alternative éthique face à l’extractivisme et à la mainmise des entreprises sur les États.
Nous sommes solidaires des communautés qui résistent, en particulier des femmes des peuples de la région du Macro Nord Pérou qui rejettent l’avancée de l’extractivisme. Avec les sœurs haïtiennes qui affrontent les gangs criminels avec leurs corps. Avec les sœurs d’Argentine qui affrontent le néolibéralisme le plus féroce. Nous embrassons les sœurs du Honduras et les peuples indigènes du Guatemala, nous les accompagnons dans leurs défis.
Nous soutenons les femmes du Salvador qui, avec courage, s’opposent à des lois telles que la loi dite « loi sur les agents étrangers » qui criminalise leur travail
Nous sommes aux côtés des femmes migrantes aux États-Unis d’Amérique, qui sont criminalisées, persécutées et victimes de toutes sortes de violations des droits de l’homme.
Nous sommes solidaires des femmes mapuches victimes de persécutions et de disparitions. Nous accompagnons les luttes et les résistances de nos camarades au Chili, au Brésil, en Uruguay, au Paraguay et en Bolivie, nous sommes avec toutes les femmes qui s’opposent au fondamentalisme religieux, aux avancées de la droite et au fascisme.
Et depuis cette belle ville qui nous a accueillis, nous sommes surtout avec les luttes et les femmes du Chiapas dans leur défense de leur territoire et leur proposition d’un bon mode de vie.
Nous sommes d’accord :
Renforcer la mémoire organisationnelle et la cohérence politique par la reconstruction documentaire et le débat collectif.
Réaffirmer l’économie féministe comme un horizon politique qui va au-delà de sa réduction à la visibilité de l’économie de soins.
Affronter la violence structurelle à l’égard des femmes par des actions communes, en particulier dans des contextes tels que celui d’Haïti.
Dénoncer les multiples formes de guerre et de militarisation, et défendre les Amériques contre les interventions.
Avec la force de nos ancêtres, la clarté de nos convictions et notre horizon politique, nous réaffirmons, dans le cadre de la 6e Action internationale, l’engagement inconditionnel de continuer à renforcer les réseaux féministes populaires dans tout le continent.
Depuis San Cristóbal de las Casas, nous tissons avec espoir et rébellion des déléguées de : Québec, Mexique, Honduras, Guatemala, Salvador, Cuba, Venezuela, Haïti, Chili, Brésil, Pérou, Bolivie, Argentine, Uruguay, Paraguay.
Nous marchons contre les guerres et le capitalisme !
Nous défendons la souveraineté des peuples et le Bien Vivre !
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