« Bien sûr que cette mesure représente un allègement financier pour certaines familles du Québec, mais les 5 000 places annoncées ne s’ajoutent pas à celles disponibles. Ce sont des places en garderie privée, déjà existantes, qui seront tout simplement converties en places subventionnées. C’est loin d’être suffisant pour consolider un réseau véritablement universel. Le gouvernement devrait saisir cette occasion pour amorcer une réelle transition vers un réseau de services éducatifs composé à 100 % de centres de la petite enfance (CPE) et de milieux familiaux régis et subventionnés, notamment en transformant les garderies privées en CPE », dénonce Anne-Marie Bellerose, présidente de la FIPEQ-CSQ.
« On ne peut s’empêcher de se demander pourquoi le gouvernement a mis l’accent sur cette annonce, la veille du dépôt de son budget, alors qu’aucune nouvelle place n’est créée. En présence de deux ministres de surcroit ! Transformer 5000 places privées non subventionnées en places privées subventionnées suscite plus de questions que de satisfaction ; pourquoi choisir de financer encore une fois le privé ? Pourquoi en faire l’annonce en grande pompe alors que ça ne baisse en rien la liste d’attente de 30 000 enfants ? Est-ce une opération de relations publiques préélectorale ? Ce sont des questions qui se posent », déclare Luc Beauregard, secrétaire-trésorier de la CSQ.


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