Édition du 24 janvier 2023

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Négociations du secteur public

Dépôt des offres patronales au personnel de l'État - Insuffisantes pour pérenniser les services publics, juge le SPGQ

QUÉBEC, le 15 déc. 2022 - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) est particulièrement déçu des offres d’à peine 9 % sur cinq ans au personnel de l’État présentées aujourd’hui en conférence de presse.

En 2022, l’indice des prix à la consommation au Québec a été de 6,60 %. Il devrait être de 4,94 % en 2023 et de 3,41 % en 2024. « Nos membres ont vu leur pouvoir d’achat se réduire comme une peau de chagrin avec une augmentation d’à peine 2 % en 2022. Le gouvernement vient d’augmenter les pensions alimentaires de 6,5 % pour contrer l’augmentation du coût de la vie et il juge que 3 % suffisent pour son personnel en 2023-2024 ? » questionne Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.

Dans le contexte de pénurie de main-d’œuvre, les offres présentées aujourd’hui sont nettement insuffisantes pour attirer et retenir le personnel professionnel de l’État. « Le gouvernement est loin d’être un employeur de choix, comme le laisse entendre la présidente du Conseil du trésor. Déjà, le gouvernement peine à pourvoir ses postes vacants parce qu’un rattrapage salarial est nécessaire. Plusieurs postes demeurent affichés de longs mois, ajoutant une pression indue sur le personnel en place et créant ainsi d’autres départs dans un cercle vicieux déplorable », tonne le président du SPGQ.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, les écarts de rémunération sont systématiquement défavorables aux professionnelles et professionnels de l’État. Ils sont de près de 15 % avec ceux des autres services publics (gouvernement fédéral, entreprises publiques, municipalités et universités) et de 9 % avec ceux du secteur privé. « C’est une véritable honte que le gouvernement soit moins généreux envers son personnel professionnel que les entreprises privées. Alors qu’il devrait être exemplaire et servir de modèle, le gouvernement québécois figure parmi les cancres », dénonce M. Bouvrette.

Le SPGQ accueille positivement la préoccupation du gouvernement pour les réseaux de la santé et de l’éducation, mais se désole qu’il semble négliger le personnel de la fonction publique. Pourtant, le travail de ces professionnelles et professionnels est au cœur de la mission de l’État.

Par ailleurs, le SPGQ est étonné et déçu de l’attitude cavalière du gouvernement qui présente ses offres aux médias avant même de les avoir déposées à ses tables de négociation. « C’est un grand manque de respect et nous nous attendons à mieux de la part de l’employeur à l’avenir. Si l’intention du Secrétariat du Conseil du trésor est de négocier sur la place publique, nous allons en prendre acte et nous gouverner en conséquence », conclut Guillaume Bouvrette.

Finalement, le SPGQ a soulevé d’autres problèmes très importants, notamment en ce qui a trait à l’organisation du travail, au télétravail, aux assurances et à la retraite. Le syndicat s’attend à ce que l’employeur s’y attaque aussi avec sérieux et avec le respect que le personnel professionnel mérite.

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