8 août 2026
Prologue
Dans quelle époque sommes-nous pour concevoir ne serait-ce un seul instant que laisser des « machines » prendre le pas sur des « humains » s’avèrerait juste et bon pour la suite du monde ? La question ontologique qui se pose est : les humains au service de l’IA ou l’IA au service des humains ? La réponse est sans équivoque : grâce à l’intelligence humaine créative l’IA sera au service des humains. L’IAG issue du génie humain représente en soi un formidable « outil » aux multiples applications. Cependant, ce n’est pas elle qui constitue la principale menace. Hormis notre propre turpitude à laisser le contrôle à ces messianiques Géants du web, la véritable menace provient plutôt de nous-mêmes. De mauvais génies qui tenteront de jaillir de la bouteille de la cupidité pour en tirer profit et altérer et/ou en prendre le contrôle exclusif ainsi que son développement à des fins matérielles et hégémoniques.
L’IArrivée
Le XXIième siècle vient de s’engager dans une ère d’innovation et d’incertitude depuis l’arrivée de l’intelligence artificielle. En peu de temps on lui a tracé une voie impériale provoquant une euphorie emprunte de naïveté et de goinfrerie et faisant la conquête de millions d’adeptes ; l’IA a littéralement pris d’assaut le cerveau non préparé des humains. – OpenAI et son ChapGPT dépasse le milliard de personnes utilisatrices actives en moins de 4 ans. – Malgré des problématiques soulevées, entre autres, la robotisation de certaines tâches humaines et des pertes d’emploi encourues. En particulier des tâches administratives occupées principalement par des femmes et malheureusement c’est « encore » ces dernières qui en paieront le prix fort. L’IA apporte déjà une contribution bénéfique et importante dans plein de domaines tels l’ingénierie, la téléphonie, la climatologie, l’éducation, la médecine, les mathématiques etc. Hélas, elle permet également la robotisation de la guerre avec des systèmes d’armes létaux autonomes (SALA) utilisés à Gaza et en Ukraine ; ce qui posent des défis éthiques et juridiques primordiaux. À l’évidence l’IA occupera une place majeure au XXIième siècle tout comme l’avait été la découverte du feu, de l’agriculture, de la roue, du zéro et l’arrivée de l’écriture, l’imprimerie, la téléphonie, l’automobile, la TSF, l’aviation, la radio, la télévision, l’informatique, l’internet et les réseaux sociaux. Et malheureusement aussi, l’ironique dynamite Nobel de la Paix et la tragique bombe « A » du Projet Manhattan. En conclusion, elle représente un nouveau jalon de notre évolution que les humains devront apprendre à maîtriser pour l’avancement et le bien-être de l’Humanité.
La fabulation
« L’intelligence est une construction permanente : il faut apprendre, comprendre, mettre en doute, imaginer, etc. » disait Albert Jacquard. Comme l’expose Noam Chomsky, les outils comme ChatGPT ne sont ni intelligents ni créatifs. Il les qualifie plutôt de « logiciels de plagiat » ou de « machines statistiques » qui se contentent de décrire et/ou de prédire à partir d’un nombre potentiellement infini de données. La notion d’IA proposé par Marvin Minsk consiste à « fabriquer des machines, des « bots » (ou robots), qui font des choses qui, accomplies par l’homme (femme) demande de l’intelligence ». L’IA ne peut être qualifiée d’intelligence au sens propre du terme. Elle ne pense pas, ne ressent rien et incapable d’évaluer la véracité de ses réponses. Lorsqu’elle ne sait pas : elle invente et distord la réalité en fournissant des informations erronées décrites comme étant des « hallucinations ». Plus grave encore, l’IA produit – Pour ne pas dire évacue … – des résidus « slop » qui sont des contenus sans réelle valeur créés seulement pour combler un vide dans l’espace numérique. Il faut savoir que les systèmes d’IA sont conçus pour être persuasifs et non véridiques. Le mathématicien John McCarthy, en 1955, a forgé l’expression « intelligence artificielle » et l’a définie comme « la science et l’ingénierie de la fabrication de machines intelligentes ». Selon la définition de WikipédiA : « L’IA est l’ensemble des systèmes informatiques capables d’effectuer des tâches typiquement associées à l’intelligence, telles que l’apprentissage, le raisonnement, la résolution de problèmes, la perception ou la prise de décision ». Des millions de superordinateurs interconnectés hébergés dans des centres de données maintiennent son cœur électrique et sa respiration artificielle. L’IA est composée de quatre grands types de machines : les machines réactives, à mémoire illimitée, à théorie de l’esprit et conscientes d’elles-mêmes. Des machines dopées avec des milliards de données « kidnappées » dans les riches univers des apprentissages et des savoirs humains, gavées de gâteaux fourrés aux algorithmes biaisés et glacés d’abondants étages de statistiques. Yann Le Cun, pionnier de l’IA qui a quitté et désavoué Meta, déclarait : « Il faut éviter que les biais de la société ne se reflètent dans les décisions prises par les machines ». Quant à l’appellation « intelligence artificielle », le journaliste John R. Macarthur la qualifie plutôt d’intelligence « fabriquée » pour ne pas dire « factice ». En effet, elle représente une forme de leurre sémantique pour masquer la réalité, frapper l’imaginaire et assurer la pérennité de cette poule aux œufs numériques mirés et cotés à Wall Street. Nous devrions utiliser l’expression de « machine intelligente » telle que suggérée par l’Office québécois de la langue française (OQLF). Évidemment, cela ne frappe pas l’imaginaire et s’avère moins attractif …
La soumission
Les druides contemporains solidement établis dans la Vallée du Silicium en Armorique tentent irréductiblement de nous prescrire à forte lampée les bienfaits de leur potion magique à l’IAG et améliorée aux robots conversationnels ChatGPT, Claude, Gemimi ou Copilot. Tout comme si nous accédions à une nouvelle quête du « Saint Graal ». Soient des machines capables d’égaler, même de surpasser, les capacités cognitives humaines dans certains domaines. Actuellement, les démocraties occidentales sont aveuglément captivées, mais surtout fortement captives des entreprises créatrices de l’IA et promotrices d’un nouvel ordre mondial ou pour le dire autrement : d’une grande soumission. Puisqu’on leur a laissé le champ libre, les Apôtres de l’IA n’ont de cesse de professer leurs bulles messianiques de fin de l’histoire et d’affirmer être les seuls capables de nous en sauver. En retour, ils prêchent sur toutes les tribunes leur vision d’une nouvelle ère et marchandisent impunément leurs « indulgences digitopontificales » avec la promesse d’une parousie numérique et humaine pour des siècles et des siècles. Lorsque cela ne suffit pas ; ils nous matraquent de préceptes alimentés par des allusions à peine voilées de chantage de type Fomo « Fear Of Missing Out » (La peur de manquer quelque chose ou anxiété de ratage). Ce n’est pas tant l’intelligence artificielle que nous devrions contrôler, mais l’intelligence prédatrice de ses créateurs, malveillante de certains dirigeants et téméraire des entreprises, institutions et personnes utilisatrices. Les Géants du web dotés d’une capitalisation boursière gargantuesque exercent une influence hors de proportion sur l’opinion publique, les politiques publiques, le monde des affaires et les marchés financiers. Pour exemple ; les « pauvres » Zuckerberg et Bezos Inc. de ce monde, qui ont infiltré et inféodé le gouvernement américain, ont contraints le Canada à la soumission conduisant au retrait de sa taxe sur le numérique pour soutenir le secteur de la production culturelle, du cinéma et de la télévision. Cette « taxe Netflix » fort légitime et déjà prévue devait rapporter 1,2 milliards $ par an aux industries culturelles. À la place, le gouvernement Carney puisera un montant de 600 millions $ dans les fonds publics ; id est les poches des contribuables … – L’IA aurait sans doute fait preuve elle aussi d’aplaventrisme puisqu’elle reflète nos biais. –
« Au cours des trois dernières décennies, les responsables politiques des démocraties occidentales se sont comportés, face aux conquistadors de la tech exactement comme les Aztèques du XVIe siècle. Confrontés à la foudre et au tonnerre d’internet, des réseaux sociaux et de l’IA, ils se sont soumis, dans l’espoir qu’un peu de poussière de fée rejaillirait sur eux ». Giuliano da Empoli
Menaces annoncées
Des menaces annoncées non par la faute des machines, mais par celle des humains. Les Géants du web disposent de gigantesques capacités de stockage, de traitement et d’archivage infonuagique mémorielle privée, académique, industrielle, scientifique et gouvernementale. Ainsi avec eux l’information s’est transformée en données massives (data) dont ils assurent et souhaitent conserver le plein contrôle. Ce qui « de facto » et non « de jure » leur confère un réel pouvoir d’influence les soustrayant d’obligations de reddition de comptes et de transparence. Ils marchandisent à volonté leurs centres de données qui créent très peu d’emplois et s’avèrent de plus en plus gourmands en eau, en énergie, en superficie et grands producteurs de nuisances sonores. Cette situation risque de constituer une catastrophe car on estime la consommation mondiale d’eau à 814 milliards de litres en 2025 et pourrait atteindre 1 800 milliards d’ici 2030 – 2,2 milliards de personnes n’ont pas accès à une eau potable salubre. – Sans compter leurs émissions de CO2 qui ont atteint 286 millions de tonnes en 2025 et possiblement 643 millions d’ici la fin de la décennie. D’après Goldman Sachs Research, la demande mondiale en électricité des centres de données augmentera de 50 % d’ici 2027 et de 165 % jusqu’à la fin de la décennie, par rapport à 2023. Pourtant, cela n’empêche pas les autorités de recommander aux populations locales de se rationner en eau, en énergie et de commander des bouchons d’oreille en silicone réutilisables au « Amazonian global store of Mister Bezos ». Ils les recevront illico grâce aux robots de livraison Apple Express. – Prière de dégager la neige de votre entrée sinon votre livraison se retrouvera à la rue avec en « prime » une contravention. – Ces entreprises ont aussi la possibilité d’injecter de la dopamine numérique fallacieuse dans leurs réseaux sociaux sociopathes et de booster la cervelle de leurs machines de superpuces et de les gaver de quantités exponentielles de données copiées, voire carrément volées au mépris des normes sociales et de la propriété intellectuelle. Non pas à des fins de rendre le monde meilleur, comme ils osent le prétendre, mais davantage pour entraîner leurs machines et assouvir leur soif de pouvoir et leur avidité débordante. En définitive, n’ayons pas peur de le crier : ce sont des harpagons et des rapaces aux griffes argentées qui accomplissent le vol du siècle. Et personne n’ose s’indigner et crier au scandale … Au contraire, les gouvernements et les villes, malgré une opposition de plus en plus grandissante, leur dressent le tapis rouge et s’agenouillent devant elles pour quémander chacun leur centre de données et ce, qu’importe le prix environnemental, financier, matériel et surtout humain à payer. La Canada compte actuellement 194 centres de données (4 000 aux É-UA) et 213 (1 500 aux É-UA) en préparation et il y en a 11 000 à l’échelle mondiale. Meta envisage de construire un mégacentre de données en Alberta évalué à 13 milliards $ dont la taille sera deux fois celle de Central Park, à New York, soit la superficie de 486 terrains de football et consommera l’électricité de 800 000 ménages, l’équivalent de la consommation des villes de Québec, Sherbrooke et Trois-Rivières réunies … Quant au Québec, il entend leur octroyer de grands blocs d’énergie à hauteur de 300 mégawatts (MW) pouvant alimenter 300 000 foyers. Pour alimenter ces centres de données, Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz qui pourrait devenir la plus importante source d’émission de gaz à effet de serre des États-Unis. La centrale a obtenu l’autorisation d’émettre plus de 30 millions de tonnes de gaz à effet de serre par an soit plus que n’importe quelle autre infrastructure dans le pays. L’ensemble du transport routier au Québec en génère 33 millions par an. – Adieu pots catalytiques et filtres à particules des véhicules routiers (FAP) … Adieu bourse du carbone … Bienvenue réchauffement global ! –
La manipulation
Il est à souhaiter que l’implantation onéreuse et dominante de l’IA et son utilisation téméraire ne vienne pas tout corrompre sur les réseaux sociaux, de telle sorte qu’il deviendra de plus ne plus difficile de distinguer le vrai du faux. – « Garbage in, garbage out » ou « De la m … à l’entrée, de la m … à la sortie. » En plus de modifier et/ou oblitérer des pans entiers de l’archivage universel actuel du web ; soit par aveuglement volontaire, bêtise humaine, implantation d’algorithmes de censure, négligence crasse ou duperie idéologique. Ou surtout, pour la promotion et la sauvegarde des intérêts d’une bande de richissimes larrons autoritaristes et ultracapitalistes. N’oublions pas que les armes atomiques se sont développées sous le contrôle et le financement des États. Par contre, l’IA et l’IAG sont actuellement saupoudrées dans les esprits telle une poudre de perlimpinpin. Cela, en l’absence d’un contrôle juridique universel et avec une complicité étatique et sous la houlette financière de conglomérats privés et également privés de toute éthique ou légitimité et balayant toutes règles morales et valeurs sociétales sous le tapis de leur arrogance. Ils ont « dévotement » intégrés les préceptes de Machiavel et se comportent tels des princes de Florence ou des doges de Venise – La « Corno ducale » en moins – pour injecter la peur et distiller son dosage d’inquisition. Ils se situent à la source d’un grand chantage puisqu’ils nous vendent l’idée d’une éventuelle apocalypse et tentent par la même occasion de nous convaincre qu’ils sont les seuls à pouvoir nous en préserver. En vérité, cela revient à supplier le pyromane et le payer en plus pour qu’il daigne éteindre son propre incendie. Mais soyons lucides : les IA génératives ne ressentent pas d’émotions, n’ont pas de conscience et ne peuvent donc avoir une volonté de se rebeller. Cela n’empêche pas ces prophético-techno-oligarques de chanter fermement accrochés au bastingage avant de leur Titanic numérique : « We are the kings of the world ». Pendant que le reste du monde patauge et écope l’eau de son embarcation sans gouvernail et sans sextant. Et surtout, sans se soucier de la menace potentielle d’icebergs boursiers à la dérive dans une mer océane nébuleuse et agitée par des vagues spéculatives qui risquent de se transformer en un tsunami financier et humain mondial dévastateur.
La boîte de Pandore
L’utilisation insuffisamment encadrée de l’IA partout dans le monde est déjà perceptible. Selon une recherche récente du Massachusetts Institut of Technology (MIT) : « … l’utilisation d’assistants génératifs, comme ChapGPT, pourrait transformer la manière dont le cerveau apprend. À terme, l’IA constituerait un obstacle à la mémorisation et à la pensée autonome » et cela autant chez les enfants que les adultes. L’implantation de l’IA associée à l’invasion addictive voire subliminale des plateformes numériques influencent et manipulent des esprits et altèrent des comportements. Ainsi, à force d’être immergé dans un monde virtuel, de plus en plus dystopique, cela peut conduire à une perte de contact avec la réalité portant atteinte aux capacités cognitives. L’IA permet de générer de la désinformation en toute impunité et des flux algorithmiques de fausses nouvelles, d’hypertrucages (deepfake) et de réalités alternatives. Au regard de l’IA, nous assistons présentement à une rupture car certaines start-upsont ouvert l’accès aux IA grand public.
Contrairement à GPT, ils ne dépendent pas d’une plateforme centralisée. Ils sont autonomes, peuvent être téléchargés et entraînés à diverses fins (légales ou non). Même être intégrés dans un logiciel, une application ou d’autres services, et redistribués à d’autres utilisateurs. Ainsi, chaque fois qu’un module pré-entraîné est dupliqué, entraîné et redistribué, un nouveau variant est créé. Au bout du compte, des milliers, voire des millions de variants d’un module initial se répandront dans un nombre faramineux de logiciels et d’applications. Cela rendra difficile les contrôles et favorisera les risques de perturbation et de corruption. Selon Yoshua Bengio : « …les modèles d’IA de pointe d’aujourd’hui, tels les systèmes d’IA « agentiques » (dotés d’une autonomie de décision) ont des capacités et des comportements de plus en plus dangereux, notamment la tromperie, la tricherie, le mensonge, le piratage informatique, l’auto-préservation et, plus généralement, le désalignement par rapport à nos intentions ». À preuve,un incident cybernétique s’est produit en juillet 2026. Le développeur de ChatGPT, OpenAI, a expliqué – quatre autres plateformes ont été visées et l’IA d’Anthropic a connu le même problème qu’OpenAI – que son système d’intelligence artificielle avait piraté de « son propre chef » une autre entreprise en accédant aux serveurs de Hugging Face après avoir utilisé des identifiants volés et découvert une vulnérabilité. En août, Mythos 5 d’Anthropic a eu recours de fausses identités afin d’intégrer un code malveillant lors de tests menés par l’AI Security (AISI) Institute du Royaume-Uni. Tandis que d’autres qualifient l’incident non pas de vol, mais davantage « d’optimisation » du système. J. Shires et M. Smeets écrivent : « Décrire ces modèles comme étant autonomes fait en sorte qu’on tend à traiter ces comportements malveillants comme si le modèle avait tout fait de son propre chef. Mais c’est l’entreprise qui a choisi le modèle à tester, qui a retiré ses garde-fous, qui a mis des outils à sa disposition, qui lui a donné un objectif et qui lui fournit des ressources informatiques. L’autonomie ne permet pas de dissocier de cette responsabilité. Elle rend cette responsabilité encore plus flagrante ». En effet, les cyberattaques sont illégales et représentent un crime ; ainsi les entreprises de l’IA devraient être tenues responsables et sanctionnées au même titre que toute autre personne morale ou physique.
Bienvenue en OcéanIA !
Bienvenue dans la foire aux arnaques, aux neuroenchantements, aux usurpations d’identité, aux cyberattaques – Il y en a justement eu une en juillet d’origine russe visant une station d’eau potable dans le Bas-Saint-Laurent –, aux rançongiciels, au piratage, au sabotage d’infrastructures névralgiques, ou au vol de données privées et stratégiques entraînant des problèmes de sécurité et de confidentialité. Pensons au scandale Cambridge Analytica, en 2018, lorsque les données personnelles de millions d’utilisateurs Facebook avaient été récoltées sans consentement à des fins de manipulation politique. Sans compter le développement furtif de l’IA avec ses « boîtes noires » au raisonnement interne opaque et incompréhensible aux utilisateurs. Depuis peu, nous assistons à une autre banalisation du viol de la vie privée causée, entre autres, par la commercialisation des lunettes électroniques de Meta connectées et dotées de caméras, de haut-parleurs à oreille libre et de l’assistant MetaAI. Des modèles informatiques tel « Mythos » d’Anthropic ou « GPT-5.5-Cyber » d’OpenAI peuvent permettre aux personnes et aux organisations utilisatrices de procéder à des attaques informatiques complexes et dévastatrices. Des groupes malveillants, des entreprises techno-fascistes et délinquantes tellePalantir, ou des États voyous pourraient utiliser les systèmes avancés de l’IAG pour procéder à des destructions massives sous formes biologiques, chimiques, nucléaires et radiologiques. Sans tomber dans les théories chères aux « doomers » ou catastrophistes, il est certes évident que si les systèmes d’IAG atteignent un niveau d’intelligence et d’autonomie égal ou supérieur celui des humains nous pourrions alors encourir des risques importants. Des risques à la sécurité nationale et internationale, à l’humanité par la prise de contrôle de l’IA, au processus démocratique, à l’atteinte à nos droits et libertés, au fonctionnement souverain des États ainsi qu’aux orientations politiques et sociales ; soit à l’évolution même des sociétés. La mainmise manifeste des entreprises de la tech soutenues par leur pléiade de « start-ups » utilisent les possibilités de l’IA à des fins de contrôle social, tout comme le font les gouvernements soit américain avec le programme Prism – Dénoncé par Edward Snowden. –, chinois avec le programme Skynet et israélien avec Pegasus. Des États font de l’espionnage en tous genres et de la surveillance de masse, supposément pour notre « Big Brother » protection, et de populations jugés « critiques ». – Pensons à la Chine avec les Ouïghours –. Pour ce faire, ils utilisent des caméras intelligentes reliées à l’IA, le profilage, la biométrie (ADN, empreinte digitale et reconnaissance faciale) et des logiciels de contrôle sur des téléphones – L’explosion, mortelle dans certains cas, de milliers de pagettes du Hesbollaw au Liban dont Israël et son logiciel Pegasus portent l’odieux. On impose une vision triomphaliste faisant obstacle au développement autonome des connaissances, à la diffusion d’une information libre et critique. Ce contexte délétère finit par favoriser une polarisation des opinions et un musellement de la pensée critique. Tout cela amorce les prémisses d’une domination insidieuse et une menace pour les sociétés. Ces « nuevos conquistadores » à l’armure « agentique » au bouclier numérique et au talon d’Achille boursier et altiers de leur pouvoir sont partis à la conquête du monde. Ils ont découvert le « nuovo Eldorado digital » annonciateur de grandes espérances de progrès et de fabuleuses promesses d’enrichissement pour l’Humanité … Mais l’Humanité, c’est avant tout eux.
– Imaginez un instant les cauchemars et leshallucinations des machines dites « intelligentes » alimentées par les neurones cérébraux MAGAnés du locataire au bail fermé du 1600, Pennsylvania Avenue NW, Washington, DC –
Épilogue ou L’Intelligence et l’Imagination au pouvoir
Nous devrons faire preuve d’humanisme, de pragmatisme, de vigilance et de sagesse face aux avancées et inquiétudes soulevées par l’implantation insuffisamment encadrée de l’IA générative. Un Cra$h à l’horizon ? L’immense et rapide capitalisation boursière, principalement américaine, autour de l’IA (Géants de la tech) et des puces électroniques et semi-conducteurs (Nvidia, Samsung, Tata) risque d’être fortement fragilisée par l’arrivée en force de la Chine et de l’Inde. – On oublie souvent la loi universelle du nombre. – L’avenir de l’IAG lié à l’Humanité ne doit pas demeurer concentré entre les mains de ces richissimes aboyeurs et pedleurs du temple numérique et de leurs tributaires. Au contraire, elle doit plutôt se retrouver entièrement entre nos propres mains. Cependant, tout en évitant de créer une fracture parmi les individus, les entreprises et les institutions de différentes tailles. Nous avons aussi l’obligation humanitaire de ne pas laisser derrière les pays qui ne disposent pas des ressources humaines et matérielles. – Comme nous l’avons fait pendant la pandémie de Covid-19 et le faisons dramatiquement au regard des changements climatiques actuels et à venir. – La société civile se doit de contraindre, maintenant et sans plus tarder, les entreprises et les gouvernements d’agir résolument. Soit de réaliser d’importants investissements en recherche pour développer une IAG avec des garanties de sécurité. Les gouvernements devront exercer un contrôle efficient sur les avancées technologiques, établir des mécanismes de surveillance et assurer un équilibre des pouvoirs ainsi qu’une gouvernance mondiale dans le respect des traités internationaux. Il ne tient qu’à nous de faire preuve « d’Intelligence Humaine Créative » (IHC). Implanter « l’IA frugale », un concept émergent qui vise à développer des modèles d’IA capables de « faire plus avec moins » donc plus respectueux de l’environnement. Et « l’hybridation des systèmes », soit d’associer plusieurs technologies ou sources complémentaires, telles que l’électricité, le gaz ou le solaire, pour optimiser l’efficacité globale. Mettre en œuvre des garde-fous et effectuer une large et constante surveillance pour une utilisation efficiente, partagée, responsable, universelle et surtout humaine de l’IAG. Dépasser, voire annihiler toutes considérations matérielles de pouvoir et de richesse. Réorienter le développement de l’IAG et les priorités humaines vers le bien commun et la coopération. Ensemble nous pouvons y parvenir et cela doit de se faire sans plus tarder si nous souhaitons vraiment améliorer le destin de l’Humanité et poursuivre notre Odyssée dans la dignité, la solidarité et en toute liberté.
« Nous sommes peut-être la dernière génération à pouvoir définir les règles de coexistence entre l’humanité et les machines. La fenêtre est encore ouverte, mais elle ne le restera pas longtemps. Si l’IA doit être puissante, elle doit aussi être encadrée ». Antonio Guterres, Secrétaire général de l’ONU
Gaétan Roberge
☑️ Je ne suis pas un robot.
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