Tiré d’Agence média Palestine.
L’anniversaire de vendredi est la troisième commémoration de la Nakba depuis le début de la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza, et intervient alors que plus de deux millions de personnes dans l’enclave assiégée restent déplacées et confinées dans une fraction de leur territoire.
Plus de six mois après le cessez-le-feu d’octobre, la population de Gaza est entassée sur moins de la moitié de la bande de 40 km (25 miles) le long de la côte méditerranéenne, encerclée par une zone contrôlée par Israël qui englobe le reste du territoire.
La Nakba fait référence à la dépossession et au déplacement systématiques des Palestinien·nes entre 1947 et 1949, lorsque des groupes paramilitaires sionistes ont pris le contrôle de villes et de villages dans ce qui est devenu l’État d’Israël.
Les historien·nes estiment qu’environ 750 000 Palestinien·nes – soit environ un tiers de la population de l’époque – ont été chassé·es de leurs foyers, et que plus de 400 villages et quartiers urbains ont été dépeuplés ou détruits pour faire place à de nouveaux·elles immigrant·es juif·ves.
Des centaines de milliers de ces personnes expulsées et leurs descendant·es vivent aujourd’hui dans des camps de réfugié·es en Cisjordanie occupée, à Gaza et dans toute la région, notamment en Jordanie, au Liban et en Syrie. Beaucoup conservent encore les clés, les titres de propriété et les documents relatifs à leurs maisons situées dans ce qui est aujourd’hui Israël, les transmettant de génération en génération comme symboles de leur déplacement et d’un retour futur.
Les réfugiés palestinien·nes continuent de revendiquer le droit de retourner dans les villes et les villages dont eux-mêmes ou leurs proches ont été chassés.
Ce « droit au retour », inscrit dans la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies, reste l’une des principales questions en suspens dans les négociations entre Israël et les Palestinien·nes, qui sont au point mort depuis longtemps.
Pour de nombreux Palestinien·nes, la guerre qui se poursuit à Gaza et les nouveaux déplacements de population à travers l’enclave renforcent leur conviction que la Nakba n’est pas un événement historique ponctuel, mais un processus continu de dépossession.
À l’occasion du 78e anniversaire, les militant·es et les survivant·es affirment que leur commémoration est à la fois un acte de mémoire et une réaffirmation de leur revendication de justice, de retour et d’autodétermination.
Source : Al Jazeera.
Traduit par DM pour l’Agence Média Palestine.











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