Ce que l’enquête a révélé
Les enquêteurs ont mené une visite inopinée de l’usine dans la nuit du 15 juillet. Leur rapport conclut qu’un salarié de Béton Provincial rattaché à un autre établissement a effectué, à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, des tâches normalement réservées aux salarié-es en lock-out. Cette utilisation contrevient à l’article 109.1du Code du travail, qui interdit à un employeur de faire appel à un de ses employés pour remplir les fonctions de salarié-es en grève ou en lock-out. « Ce que nos membres soupçonnaient depuis des semaines vient d’être confirmé : Béton Provincial a fait travailler un briseur de grève dans notre usine, la nuit, pendant que nos membres sont maintenus à l’extérieur », déclare Yves Beaupré, secrétaire du syndicat.
Deux mois sans convention, et un dossier qui s’alourdit
Ce constat s’ajoute à la plainte déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) pour une contravention à l’article 109.1 C.t., à la décision rendue le 28 juillet 2026 par le TAT, qui concluait déjà que Béton Provincial avait tenté de contourner le syndicat en s’adressant directement aux salarié-es avec une offre incomplète et trompeuse. « Deux constats et une plainte en l’espace de deux semaines, deux entorses à la loi : l’employeur multiplie les gestes déloyaux ! », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides-CSN.
Un appel clair à reprendre les négociations
La reprise immédiate des négociations est souhaitée. « Nous tendons la main à Béton Provincial pour reprendre les discussions dès maintenant. Chaque jour additionnel de lock-out prolonge inutilement les difficultés pour ces 25 travailleuses et travailleurs et leurs familles », déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN.






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