« Les élèves ont besoin d’un accompagnement accru et les équipes-écoles continuent de faire preuve d’un engagement remarquable, mais les données démontrent clairement que les ressources ne suivent pas l’évolution des besoins », ont fait valoir les porte-paroles syndicaux.
Des besoins croissants chez les élèves HDAA
Les trois organisations connaissent une augmentation constante de la fréquentation scolaire. Les données montrent également une hausse importante du nombre d’élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (HDAA).
Au centre de services scolaires des Draveurs, on comptait 5 132 élèves HDAA en 2025-2026, contre 4 841 quatre ans auparavant. Même si le nombre d’élèves HDAA a légèrement diminué au centre de services scolaires des Portages-de-l’Outaouais en 2025-2026, il demeure à un niveau élevé avec 4 789 élèves nécessitant des services particuliers. À la commission scolaire Western Québec, le nombre d’élèves HDAA est passé de 2 341 à 2 650 entre 2021-2022 et 2025-2026, soit une augmentation de plus de 13 %.
Moins de personnel pour répondre aux besoins
Alors que les besoins augmentent, les effectifs du personnel de soutien et des services directs aux élèves diminuent dans plusieurs organisations. Le gel de recrutement nuit aux efforts des organismes scolaires pour y remédier.
« Dans un contexte où les besoins des élèves ne cessent de croître, la réduction des ressources humaines soulève d’importantes inquiétudes quant à la capacité du réseau à offrir les services requis à l’ensemble des élèves. »
Des écoles qui vieillissent
L’état des infrastructures scolaires constitue également un enjeu majeur. Au centre de services scolaires des Draveurs, les bâtiments ont en moyenne 49 ans et nécessitent des investissements de 4,5 millions de dollars pour leur maintien. Au centre de services scolaires des Portages-de-l’Outaouais, les besoins sont encore plus importants, atteignant 59,1 millions de dollars pour des établissements dont l’âge moyen est de 43 ans. À la commission scolaire Western Québec, les bâtiments affichent un âge moyen de 54 ans et les besoins de maintien d’actifs sont évalués à 40,6 millions de dollars.
Un appel à investir en éducation
Pour les organisations syndicales, ces données démontrent la nécessité d’investissements accrus afin de répondre adéquatement aux besoins des élèves et de soutenir le personnel qui œuvre quotidiennement dans les écoles. Elles espèrent que le prochain gouvernement aura le courage d’entreprendre un changement profond en éducation et ça passe par une grande réflexion commune de tous les acteurs.
Les porte-paroles rappellent que la réussite éducative repose sur des équipes complètes, des services adaptés aux élèves les plus vulnérables ainsi que des établissements scolaires sécuritaires, fonctionnels et bien entretenus.
Citations
« Les besoins dans nos écoles continuent d’augmenter alors que les ressources diminuent. Le gouvernement doit donner aux milieux les moyens d’offrir des services à la hauteur des attentes de la population. » - Heidi Yetman, présidente de l’APEQ
« Le personnel de soutien est au cœur des services offerts aux élèves. Lorsqu’on réduit les effectifs malgré la croissance des besoins, ce sont les élèves qui en subissent les conséquences. » - Éric Pronovost, président de la FPSS-CSQ
« Les données présentées aujourd’hui démontrent clairement que les défis sont bien réels. Investir en éducation n’est pas une dépense, c’est un choix de société qui mérite une grande réflexion collective. » - Valérie Fontaine, vice-présidente de la CSQ
« Avec l’exode des professionnels, des parents n’ont d’autre choix que de se tourner vers le privé pour répondre aux besoins de leur enfant. » - Rémi Fortin, vice-président de la FPPE-CSQ








Un message, un commentaire ?