« D’abord, au nom de tous les membres de l’AQDR, je tiens à remercier les formations politiques de leur disponibilité et de leur ouverture cet après-midi. Les candidates et candidats ont pris le temps d’étayer leurs propositions pour les personnes aînées du Québec, qui représenteront bientôt le quart de la population québécoise », a déclaré Pierre Lynch, président de l’AQDR. « Plusieurs propositions mises de l’avant vont dans la bonne direction : appuyer les aînés face au coût de la vie, accélérer le virage vers le maintien à domicile et construire davantage de logements. »
Pour l’AQDR, cette campagne, qui se déroule dans un contexte économique incertain, démontre qu’au-delà des propositions énoncées par les formations politiques, nous avons plus que jamais besoin de réfléchir à la vision que nous avons du Québec et du défi démographique qui nous attend dans les prochaines décennies.
« En tant que société, nous sommes capables d’innover et nous l’avons démontré par le passé. On peut parler de la nationalisation de l’électricité, du système de santé public et universel, des grands chantiers hydroélectriques, du réseau des CPE et j’en passe. C’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour répondre au grand défi de notre temps : le vieillissement de la population », poursuit M. Lynch.
Cette dure réalité démographique fait en sorte que la population active sera de moins en moins nombreuses pour financer des services publics qui sont en crise. Pour l’AQDR, une grosse partie de la solution se trouve dans un renversement radical de notre manière de structurer les soins de santé au Québec. Il faut avoir plus d’ambition et voir le maintien à domicile non pas comme un service offert par la même machine, mais comme une vision préventive afin que le plus gros poste de dépense du gouvernement québécois, la santé, cesse de gruger de plus en plus de nos ressources parce que les gens n’ont pas le choix de se présenter en installation pour recevoir des soins.
« Financer un tel virage nécessitera des investissements majeurs, mais il faut encore une fois du courage et j’invite les formations politiques à réfléchir aux leviers économiques que nous avons au Québec afin de mettre en place une véritable révolution du système hospitalocentriste qui, à terme, générera des économies, libérera du personnel, brisera l’isolement, renforcera les communautés et permettra d’éviter le mur vers lequel nous nous dirigeons », a affirmé M. Lynch.
« Le prochain gouvernement, qu’il soit majoritaire ou minoritaire, doit en faire une priorité absolue et au-delà des idées présentées aujourd’hui, les partis devront travailler ensemble pour créer cette vision d’un Québec qui prend soin de ses aînés, et ce, au meilleur coût possible. C’est non seulement une question de dignité, mais également une nécessité économique », de conclure le président.











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