La Coalition régionale pour la justice sociale et climatique répondait ainsi à l’appel lancé par plus de 150 groupes de la Riposte populaire contre la vie chère, les attaques autoritaires et le climat précaire.
« On ne peut plus regarder les enjeux de notre société en vase clos. Si investir dans le logement se fait au détriment de la santé, si lutter contre l’itinérance prive nos services publics du financement nécessaire, on n’avance pas. Si on veut améliorer nos conditions de vie et de travail, il faut se poser les bonnes questions : qui profite des crises qui nous appauvrissent et jettent du monde à la rue ? Qui s’enrichit pendant que la majorité s’appauvrit ? On ne peut pas accepter les raisonnements simplistes qui pointent des boucs émissaires et proposent de réduire les impôts des plus riches et de retourner vers l’austérité » a déclaré, Vania Wright-Larin coordonnateur au Regroupement d’éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches.
Rappeler l’urgence climatique
La Coalition régionale s’alarme de voir la crise climatique pratiquement absente de l’espace public alors qu’elle est intimement liée aux enjeux qui préoccupent la population. Le logement, l’alimentation, la santé, la mobilité et les conditions de travail sont directement affectés par les bouleversements climatiques et les mesures nécessaires pour y faire face.
« C’est inacceptable d’assister à une campagne électorale sans véritable débat sur un enjeu aussi important que la crise climatique. Peu importe qui sera élu, la crise climatique sera toujours là et elle engendrera des coûts de dizaines de milliards de dollars. Les chef-fes des partis doivent ouvrir leur jeu et s’expliquer sur la vacuité de leur discours sur le climat, » poursuit le porte-parole.
Un mouvement qui voit plus loin qu’une élection
La mobilisation du 25 septembre rappelle que les élections ne constituent qu’un moment parmi d’autres dans la lutte pour la justice sociale et climatique.
« Une élection peut changer un gouvernement, mais elle ne remplacera jamais notre capacité à nous organiser et à exercer un rapport de force. Face à la précarité, à l’affaiblissement des services publics et à l’inaction politique, nous refusons d’attendre une “bonne conjoncture”. Pour obtenir des gains, il faudra être nombreux·ses, organisé·e·s et prêt·e·s à nous mobiliser. Parce que lorsqu’on nous ignore, notre réponse doit être collective et ancrée dans la solidarité. » Ariane Paradis, coordonnatrice aux affaires environnementales de l’Association des étudiant-es en sciences sociales de l’Université Laval (AESS).



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