Le glissement s’accélérant de la terre-mère vers une invivable terre-étuve, qui frappe déjà de plein fouet les pays du Sud, n’est plus une préoccupation de ces deux gouvernements si jamais ce fut le cas. Ils ne font même plus semblant de s’en soucier en s’apprêtant à réviser à la baisse leurs cibles déjà inadéquates de réductions des gaz à effet de serre (GES). Le transport routier est directement et indirectement au Canada et au Québec la cause principale des émanations de GES.
Nos gouvernements, comme ailleurs dans le monde dit développé, ont opté pour la
« filière batterie » et, au niveau du transport, pour l’auto solo électriqueélectronique.
La macabre association du tout-électrique avec le tout-fossile
Peu importe qu’il faille, pour métamorphoser systèmes d’énergie et de transport dans le sens du capitalisme vert, fabriquer un Everest d’équipements provenant d’énergivores et polluantes mines à ciel ouvert et exigeant une transformation et une fabrication tout aussi énergivores et polluantes. Et comme l’énergie est encore mondialement à 80% fossile, cette drastique mue assure de beaux jours à l’énergie fossile. Ensuite énergies solaire, éolienne, nucléaire et fossiles s’associent comme larrons en foire pour perpétuer les énergivores étalement urbain et agro-industrie dans le contexte du capitalisme inhéremment croissanciste. Comme quoi, il est plus qu’urgent que le mouvement écologique se libère de l’illusion du toutélectrique comme substitut au tout-fossile et leurs compléments nucléaire et hydraulique ou tout au moins comme moindre mal ce qu’il n’est pas.
Cette pseudo voie alternative capitaliste verte rallie de facto les tenants des énergies fossiles pensant plus loin que le bout du nez de Trump. Cette fausse alternative est promue par ce 0.1% milliardaire ou presque engoncé dans le 1% millionnaire ou plus et soutenu à fond par le riche 10%, responsables ensemble par leur consommation luxueuse de 50% des GES mondiaux. Le goulot d’étranglement de la lutte climatique dépend cependant de l’hégémonie mondiale des milliardaires et consorts qui s’adosse au 40% de la population mondiale responsable de 40% des GES, majoritaire dans les pays du vieil impérialisme comme le CanadaQuébec.
Le peuple-travailleur piégé par le pseudo charme de l’auto solo et du bungalow
Cette dépendance s’explique par l’attachement de ces « classes moyennes », regroupant petite-bourgeoisie et couche supérieure fortement syndiquée du prolétariat, à la consommation de masse reposant sur la « villa unifamiliale » et l’auto solo financées par le capital bancaire. Cet endettement ne manque pas de piéger la riposte sociale du peuple-travailleur. C’est ce bloc hégémonique qui par l’impérialisme du capital financier soumet ce 50% de la population mondiale qui n’est responsable que de 10% des GES mondiaux. De ce diagnostic découle l’importance cruciale de libérer ces « classes moyennes » de l’emprise du capital en rompant le charme du bungalow et de l’auto solo.
Dans la relation bungalow versus auto solo, cette dernière détermine la première car l’étalement urbain reposant sur la villa ne serait pas viable sans l’auto solo bien que l’on puisse dire que l’auto solo induit maisons unifamiliales et en rangées. D’où l’importance du développement des moyens de transport alternatifs à l’auto solo que sont les transports actif et en commun. Ces derniers ne peuvent être alternatifs, c’est-à-dire remplacer l’auto solo, que s’ils sont généralisés jusqu’au moindre village, fréquents, confortables et qu’ils deviennent un service public comme le sont ou devraient l’être les secteurs de la santé et de l’éducation c’est-àdire gratuits.
Comme du temps du Front commun, c’est la lutte de classe qui fera la différence
Comme pour la santé et l’éducation c’est la lutte de classe, comme il y a un demisiècle du temps du Front commun, qui imposera la généralisation des transports actif et en commun. Voilà pourquoi la grève des employé-e-s du transport en commun, cette fois-ci ceux et celles de l’entretien de la Société du transport de Montréal (STM), est le début du commencement du virage à 180 degrés pour éviter la catastrophe et prendre la voie d’une société de justice climatique et de justice sociale. C’est dans cet esprit que les Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC) appuient proactivement cette grève en distribuant aux usagersères et aux travailleurs-ses le tract suivant :
Si vous voulez distribuer ce tract, car qui n’est pas potentiellement un membre de TJC, contactez info@justiceclimatique.org
Marc Bonhomme, 21 septembre 2025
www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca
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