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Ceux qui ne peuvent pas affronter les dangers avec courage sont les esclaves des premiers qui entreprennent de les attaquer », dit Aristote dans sa Politique.
Depuis la pandémie de COVID-19, un thème récurrent demeure et influe sur notre pouvoir d’achat. Avant cet événement mondial, le taux d’inflation oscillait aux alentours de 2 % (Macklem, 2022). Une accélération s’est effectuée par la suite, lorsque les gouvernements ont décidé de dépenser massivement pour soutenir les entreprises, les travailleuses et travailleurs (pensons au programme PCU pour le Canada, soit la prestation canadienne d’urgence) et donc l’économie au sens large, compte tenu des mesures de restrictions et de confinement empêchant les contacts sociaux et réduisant les activités économiques. Cette injection d’argent a fait en sorte de créer un effet pervers, c’est-à-dire une augmentation de la masse monétaire en circulation pour la consommation, qui s’est répercutée sur les prix qui n’ont fait qu’augmenter. Contrairement à la rareté, qui crée aussi une pression à la hausse sur les prix, donner plus d’argent aux consommatrices et consommateurs – à savoir des sommes qui peuvent être supérieures aux salaires hebdomadaires gagnés normalement par ces personnes – envoie un signal sur les marchés d’une plus grande capacité à dépenser et l’occasion d’augmenter les prix. S’ajoute un effritement de la valeur même de la monnaie.
Après 2022, si le retour au calme augurait normalement un ralentissement de l’inflation, des concours de circonstances ont voulu que les prix continuent de croître dans plusieurs secteurs d’activités. D’autres événements perturbateurs y ont donc participé, tels que l’invasion russe en Ukraine, les guerres tarifaires à la suite du retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, sans ignorer l’invasion du Venezuela, les tensions au Moyen-Orient et la guerre étasunienne contre l’Iran.
Étant donné la mondialisation des marchés, chacun de ces événements, auxquels d’autres peuvent se joindre même si à moindres échelles, a contribué à maintenir l’inflation à un niveau élevé. Le tableau qui suit expose l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) au Canada entre les années (complètes) 2019 et 2025. Sur la base de la relation entre l’IPC et l’inflation, l’exercice permet de bien refléter ce qui s’est produit depuis la pandémie de COVID-19. Par contre, cela ne tient pas compte des pressions occasionnées particulièrement sur le prix de l’essence à la suite du conflit entre les États-Unis et l’Iran. Au-delà de considérer l’IPC pour l’ensemble des biens, nous avons trouvé pertinent de présenter également les variations encourues pour trois types qui touchent de près les consommatrices et consommateurs, à savoir les aliments, le logement et l’essence.
À partir de 2021, les variations annuelles se situent nettement au-dessus de l’inflation habituelle de 2 %. Si l’effet est visible pour l’ensemble des biens, le prix des aliments et du logement l’a ressenti à un degré plus élevé, et ce, jusqu’à plus de 3 % tout dépendant de l’année considérée. On peut aussi le remarquer dans le prix de l’essence, quoique des fluctuations à la baisse depuis 2023 tendent à gruger les augmentations encourues en 2021 (31,15 %) et en 2022 (28,48 %). En revanche, les impacts désormais connus de la guerre étasunienne contre l’Iran sur le prix du baril de pétrole en 2026 brisent cette tendance décroissante constatée pour l’essence. Au-delà des fluctuations annuelles, les résultats cumulatifs entre 2019 et 2025 exposent beaucoup mieux l’ampleur de l’inflation sur le portefeuille des Canadiennes et des Canadiens (entre 27,03 et 29,28 % pour les trois types de biens choisis).
Pour comprendre théoriquement l’inflation et les données statistiques présentées, il faut tenir compte de deux autres notions : la valeur et le prix. Dans les lignes qui suivent, nous tenterons non seulement de les définir, mais d’y aller d’une réflexion sur le sujet. Sans nous référer directement à des penseurs de l’économie (politique), tels qu’Aristote, Platon, Montesquieu, Montchrétien, Smith, Ricardo, Hume, Bastiat, Say, Sismondi, List, Weber (Alfred et Max), Marx, Proudhon, Pareto, Stuart Mill, Leroy-Beaulieu, Droz, Mises, Simmel, Polanyi, Keynes, Schumpeter, Friedman, Demeulenaere, pour ne nommer que ceux-là, nous avons préféré présenter nos propres observations et jeux d’association, à la fois en critique et en prospective du régime dans lequel nous évoluons. Dans le cheminement réflexif que nous vous proposons, on s’apercevra que si l’inflation est un indicateur d’enrichissement pour les grands joueurs de l’économie, mais aussi d’appauvrissement pour les consommatrices et consommateurs situés au bas de l’échelle, le nœud du problème se trouve dans le déséquilibre du rapport entre la valeur et le prix.
Enrichissement dans la production de valeurs et de prix
Le titre de notre article allie au départ deux termes : « inflation » et « enrichissement ». Ceux-ci s’associent au régime capitaliste. Car l’enrichissement considéré à l’intérieur d’un tel régime repose sur l’accumulation du capital sous toutes ses formes et s’identifie en particulier à la valeur monétaire. D’ailleurs, le symbole monétaire constitue l’étalon privilégié à partir duquel toute valeur et mesure de l’enrichissement sont exprimées ; du moins, il s’agit de l’unité de valeur et de mesure la plus commune et donc la plus largement partagée. Monnaie et valeur font intervenir la notion de prix. Ainsi, fixer un prix à un bien ou un service, par exemple, sert à en déterminer la valeur et la somme (monétaire) à débourser pour en faire l’acquisition ou la vente. Puisque le mécanisme des activités marchandes est bien connu de nos jours, il ne sert à rien d’aller plus loin. Il importe plutôt de nous concentrer sur la façon d’établir la valeur et le prix, mais surtout de justifier leur fluctuation dans l’espace et le temps.
Si nous avons tendance à suivre la logique de l’abondance et de la rareté, soit pour diminuer ou augmenter la valeur et aussi le prix, un volet subjectif très important entre en ligne de compte et vient caractériser la loi de l’offre et de la demande. La rareté peut rejoindre le désir ou l’envie de posséder quelque chose qui ne se limite pas seulement à nous-mêmes, mais qu’autrui lorgne aussi. S’ajoute le statut accordé par la possession de tels biens, rendant ainsi privilégiée la personne qui les détient. À ce stade-ci, la valeur et le prix s’avèrent très élevés. Mais d’ordre général, la valeur dépend du coût de production, avec le travail effectué pour transformer la matière ou donner un service, auquel il ne faut pas oublier le profit. Cette marge de profit se révèle variable, tout dépendant des biens et des services offerts ; il y a aussi des emplois et des professions qui sont jugés comme étant davantage notoires, prestigieux ou importants et dont la rémunération (le salaire) procurée s’avère plus élevée, faisant en sorte d’augmenter le coût de production et donc la valeur et le prix du bien ou du service. Par contre, exagérer le prix – en voulant faire augmenter le profit – risque de rebuter les consommatrices et consommateurs qui préféreront un bien de remplacement moins dispendieux, surtout si celui-ci sert au quotidien. Voilà où la loi de l’offre et de la demande sert à équilibrer le rapport entre la valeur et le prix demandé, voire à rendre le prix raisonnable ou plus juste. Cette « loi » se veut surtout efficace en contexte de concurrence entre les différents offreurs, tandis que la présence de monopoles [1] ou d’oligopoles [2] détourne le pouvoir du marché vers les grands propriétaires qui peuvent alors exagérer les prix et, par conséquent, créer une hausse de valeur artificielle. Nous reviendrons sur cet aspect un peu plus loin.
Pour complexifier davantage les choses, il se peut qu’un produit passe entre différentes mains avant d’arriver aux consommatrices et consommateurs ou à ses possesseurs finaux. Des coûts additionnels (par exemples, des frais de transport, de mise en valeur du point de vue marketing, de licence, de brevet) et des profits saisis par chaque intermédiaire contribuent à augmenter en plus la valeur et le prix du produit final. Cette chaîne de transmission révèle en même temps une série de valeurs et de prix à chaque étape du processus, qui s’additionnent donc jusqu’à la vente aux consommatrices et consommateurs.
Dans tout ce que nous venons de décrire, le prix sert à mesurer la valeur, c’est-à-dire en faire une unité de mesure partagée par le plus grand nombre, acceptée et légitimée sous forme numéraire et, de surcroît, monétaire. Autrement dit, nous comprenons ce que vaut la « valeur » d’un bien ou d’un service, grâce au prix qui constitue une norme sociale permettant de faire des équivalences entre tout genre de biens et services. La valeur est ainsi calculée, alors que le prix représente le résultat du calcul. Idéalement, l’équilibre dans le rapport entre la valeur et le prix doit être respecté.
Faire de l’argent avec de l’argent
En plus, il est possible de faire croître la valeur de l’argent par le prêt et l’échange. Le profit est alors dénommé soit par le terme intérêt, soit par gain (il s’avère aussi possible de perdre de l’argent – de subir une baisse de valeur –, mais dans le cas présent nous nous bornerons au cas de figure de l’augmentation de valeur et du gain). En revanche, faire de l’argent avec de l’argent suppose d’en faire un bien qui se transige. Par « bien », il est question de prêts, d’actions et d’obligations ou de tout autre produit financier semblable. L’idée consiste essentiellement à réaliser des gains (intérêts sur les prêts, gains et dividendes sur les actions, gains et intérêts sur les obligations). En d’autres termes, le profit est le but recherché, sinon « À quoi bon » dirait un authentique capitaliste.
Dans le cadre des actions, une projection participe à fixer la valeur et le prix, dans la mesure où on anticipe une hausse espérée, sans certitude définitive toutefois. Une plus grande certitude subsiste dans le cas des prêts et des obligations qui sont d’ailleurs moins risqués, mais dont les gains envisagés sont inférieurs sur cette même base. Le côté spéculatif et prédictif des actions s’appuie sur des analyses de prévisions de croissance et de la solidité financière des entreprises dans lesquelles l’argent est investi.
Inflation, croissance et intervention
Nous pourrions rallonger encore et encore ce travail explicatif, mais l’essentiel vient d’être abordé jusqu’ici pour faire entrer l’inflation dans la discussion. Par définition, elle désigne une hausse générale et généralisée des prix. Donc, c’est le prix, la valeur mesurée monétairement, qui est en cause. Cela veut-il dire que la valeur a augmenté ? Pas forcément, mais habituellement nous devons le supposer. Ce que nous avons souligné à propos des actions s’applique un peu partout dans les activités de production, de valeur et de prix, dans la mesure où les prévisions de croissance agissent sur les prix de façon à les faire augmenter. Au-delà des coûts, la marge de profit prend une place prépondérante dans l’idée de croissance. Celle-ci peut apparaître lorsqu’il y a augmentation des quantités vendues, diminution des coûts ou élévation des marges de profit, mais aussi en circonstance de monopole. Et croissance rime alors avec enrichissement.
Une pression inflationniste peut se produire. Profit, valeur, prix et inflation se mélangent, au point où le jugement du « juste prix » est mis en doute.
L’association valeur-prix s’avère corrélée avec l’idée du coût, du profit, de l’offre, de la demande, de la rareté et de l’abondance, de la concurrence et du monopole. Interviennent aussi les relations de production et d’intermédiaires avant la consommation. Outre ce qui fut mentionné plus tôt au sujet des intermédiaires, il ne faut pas négliger l’intervention de l’État sur les marchés. L’imposition de taxes de tout genre et de tarifs protectionnistes – par exemples, taxes à la consommation, à l’usage et tarifs douaniers – contribuent à hausser le coût d’achat et donc le prix, mais non la valeur véritable. On peut comparer ce type d’intervention au pouvoir d’un monopole sur les marchés. Pour être plus précis, il faut comprendre que l’État tire sa part de revenu sur la production et la consommation des denrées, des biens et des services destinés autant à son marché intérieur qu’extérieur ; il s’accorde alors un droit sur les valeurs produites sur son territoire, en augmentant les prix par ses interventions. D’où une surévaluation « inflationniste » qui se répercute sur la capacité d’achat. Plus près des tarifs douaniers, il y a cette fois-ci une intention à rendre plus chers les biens étrangers qui entrent sur le territoire national. À la fois, la justification peut tendre vers le fait de rendre moins concurrentiels les produits étrangers par rapport à ceux du marché national, en augmentant artificiellement leur prix, et de profiter de cette mesure protectionniste en faisant des entrées supplémentaires d’argent dans les coffres de l’État. En bref, l’inflation permet d’augmenter le trésor public.
Par contre, des effets non recherchés se produisent, puisque ces manœuvres influent sur le prix des biens, des matières et des denrées non concernés directement par les tarifs, soit par souci de certains producteurs de suivre la tendance à la hausse des prix pour faire plus de profit, soit parce que des matières ou des produits servant dans leur production ont été affectés par les tarifs et font alors augmenter leurs coûts qui, corrélativement, se répercutent directement sur leur prix de vente. Ces hausses de prix étant à la base « artificielles » font perdre de vue la valeur véritable des biens en cause, au point où les faux prix servent à établir de nouvelles valeurs. Ainsi, le rapport valeur-prix se révèle tronqué. Pour corriger la situation, un ajustement doit être effectué sur les marchés. Mais ceux-ci se sont déjà adaptés aux nouveaux rapports valeur-prix, au lieu d’apporter les corrections nécessaires à un retour à la normale. Alors quoi faire ?
L’histoire assez récente démontre néanmoins que toute poussée inflationniste excessive sur les marchés tend à imposer une « correction », avec malheureusement des conséquences souvent pénibles, autant pour les investisseurs que les contribuables, voire pour les activités économiques d’ensemble (pensons seulement au krach de 1929 et ses effets par la suite, alors qu’une forte poussée inflationniste préalable, en raison d’une tendance à la spéculation, s’est suivie d’une déflation rapide et catastrophique). Par ailleurs, une inflation mesurée ou dosée peut être positive, dans une volonté de respecter l’équilibre du rapport entre la valeur et le prix, ce qui suppose d’envisager des marges de profit raisonnables aux effets peu dommageables sur le pouvoir d’achat des consommatrices et consommateurs. L’exagération n’est nullement désirable et ne peut que mener vers une catastrophe économique à moyen terme.
Exagérer les marges de profit, augmenter plus que la normale les taxes à la consommation et les tarifs de toutes sortes, n’apportent qu’un enrichissement éphémère : un cycle problématique s’enclenche, par des demandes de hausse de salaire pour compenser la perte du pouvoir d’achat, une augmentation de l’endettement des particuliers et des entreprises, une diminution généralisée de la consommation, une augmentation du nombre de faillites, une perte de revenus de l’État, une diminution dans les investissements et l’innovation, une plus grande intervention de l’État pour supporter les entreprises et les particuliers, des investissements accrus de l’État dans de grands projets pour relancer l’économie ; alors, des déficits se cumulent, la dette de l’État augmente, d’énormes corrections boursières se produisent, des politiques d’austérité se pointent pour ressaisir les finances publiques et, au final, une perte généralisée d’enrichissement, voire un appauvrissement. Habituellement, ce cycle se réalise sur une période de temps plus ou moins longue. Mais étant donné l’interdépendance des marchés à l’international, une accélération peut se produire avec des effets mondiaux extrêmement néfastes.
Éviter le pire
Le contexte actuel, tel un prodrome, laisse conjecturer la réalisation de ce scénario. Pour éviter le pire, il faudrait diminuer les pressions inflationnistes ; équiper le marché intérieur de protections destinées à stabiliser les prix ; réorganiser nos partenariats économiques internes et externes (créer de nouvelles alliances) ; viser une politique monétaire anti-inflationniste ; au lieu d’aider les entreprises existantes en leur accordant des subventions et des prêts, créer de nouveaux débouchés, de nouvelles activités économiques, de nouvelles industries, dont l’avènement favoriserait l’arrivée de nouveaux joueurs pour rééquilibrer le marché ; briser aussi les monopoles et les oligopoles, afin d’encourager la concurrence qui a tendance à faire baisser les prix ; rétablir la valeur des matières, des denrées, des biens et des services pour revenir au juste prix ; modifier notre mentalité de croissance illimitée et perpétuelle pour une autre axée sur la qualité de vie (car l’argent n’apporte pas le bonheur, il est un moyen non une fin).
Conclusion
Dans un discours prononcé à la Chambre de commerce d’Halifax le 6 octobre 2022, le gouverneur de la Banque du Canada, monsieur Tiff Macklem (2002, p. 10), avait dit ceci :
Une inflation élevée et imprévisible crée de l’incertitude et des inégalités, des distorsions dans les décisions et sape la confiance dans notre système économique. Elle érode la valeur de la monnaie. Elle déforme, elle brouille l’information et les incitations qui guident les consommateurs, les entreprises, les épargnants et les investisseurs dans leurs décisions économiques. Elle fait baisser le pouvoir d’achat des travailleurs et des entreprises, et rend difficile pour tous de planifier l’avenir. Bref, une inflation élevée nourrit les frustrations et provoque un sentiment d’impuissance.
Voilà qui résume bien les effets négatifs d’une inflation exagérée. Mais ce qui mérite d’être mis de l’avant est que cette situation expose en réalité une perte d’équilibre dans le rapport entre la valeur et le prix. L’extrême limite de ce déséquilibre annonce la réalisation du scénario catastrophe qui ne doit pas être perçu comme une autre illustration de l’effet Ésope [3], au risque de banaliser les faux pas de notre système économique. Ce système ne repose pas seulement sur des calculs et des statistiques, il engage aussi les dimensions sociale, culturelle, environnementale et climatique. Il conditionne notre façon d’exister. Le scénario alarmiste décrit et nos suggestions reposent certes sur notre vision de la logique de ce système ; à savoir une position qui sous-estime ses bons côtés. Mais le but de notre réflexion tenait compte essentiellement des déviances occasionnées dans sa mise en pratique. Bien que l’humain souhaite le meilleur pour son espèce et mette en place des systèmes rationnels, il ne peut faire fi de ses pulsions, ambitions et désirs, donc de son côté irrationnel. C’est à ce point-ci que le besoin de prendre une pause, un temps de recul, devient essentiel pour réfléchir un tant soit peu sur ce qui ne fonctionne pas. Apporter des correctifs, voire même envisager les choses autrement, suppose d’aborder des idées nouvelles, des idées qui débordent du cadre établi. Cela insinue de penser autrement l’économie ou notre système économique. Par la force des choses, cela oblige de donner un but à la vie qui diffère de celui qui anime ce système. Car est-ce vraiment le bonheur dans l’accumulation qui représente le mieux nos aspirations ?
Guylain Bernier
Yvan Perrier
7 septembre 2026
9h45
Notes
[1] Un monopole désigne une absence de concurrence sur les marchés, alors qu’un seul grand joueur est maître de l’offre et donc des prix (il en contrôle l’évolution).
[2] La situation d’oligopoles suggère la mainmise sur les marchés par un petit nombre de grandes entreprises. Celles-ci exercent par leur collusion une forme de monopole.
[3] L’effet Ésope, ou « crier au loup », c’est-à-dire créer de fausses alertes au point de ne plus être cru lorsque le vrai danger survient.
Références
Macklem, Tiff (2022), L’évolution de l’inflation et son importance. Discours prononcé à la Chambre de commerce d’Halifax, le 6 octobre. Ottawa, ON : Banque du Canada.
Statistique Canada (2026), Tableau 18-10-0005-01 Indice des prix à la consommation, moyenne annuelle, non désaisonnalisé. Ottawa, ON.
doi : https://doi.org/10.25318/180000501-fra
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