Rappelons que les ingénieurs du Gouvernement du Québec sont sans contrat de travail depuis 31 mars 2023. Ils militent pour une meilleure gestion des infrastructures publiques et demandent un traitement de leurs conditions équitables.
L’APIGQ explique difficilement l’impasse dans les négociations alors que leurs demandes sont peu couteuses pour l’État et seraient facilement consenties avec un minimum de bonne foi et un mandat de régler. La négociation frappe un mur alors que les ingénieurs du Gouvernement réclament des bureaux conformes à leurs besoins professionnels et déontologiques, un encadrement du télétravail et une enveloppe sectorielle à la même hauteur que les groupes prioritaires.
Dans l’espoir de résoudre la situation, l’APIGQ a demandé à rencontrer la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, le 18 février dernier *. Celle-ci a refusé cette main tendue et n’a pas cherché à s’y impliquer autrement. « À la table de négociation, c’est de l’acharnement qui défie toute logique. Nous souhaitons que le politique s’intéresse au dossier, et c’est alarmant de voir la présidente du Conseil du trésor se dégager de ses responsabilités les plus élémentaires. Que ce soit Sonia Lebel ou Pierre Arcand, ses prédécesseurs n’ont jamais hésité à mettre la main à la pâte et ils ont personnellement réussi à trouver une entente avec nous à l’époque » a déclaré M. Marc-André Martin, président de l’APIGQ. Précisions que c’est la première fois en 10 ans que l’APIGQ s’est fait refuser une rencontre avec la présidence du SCT.
Le mouvement de grève débutant le 20 mai a pour objectif d’obtenir une rencontre avec la présidente du Conseil du trésor. L’Association cherche à attirer son attention sur l’importance de faire des infrastructures publiques et de l’ingénierie une priorité. La situation de délabrement complet de nos routes, ponts ou barrages et l’incapacité systémique à entretenir nos infrastructures ne peuvent plus durer.



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