Tiré d’À l’encontre.
Plus de six mois se sont également écoulés depuis la guerre de 39 jours qui a débuté en février 2026. Ce conflit a entraîné la mort d’Ali Khamenei, le dirigeant de la République islamique d’Iran (RII), et de nombreuses personnalités politiques et militaires de haut rang, ainsi que des attaques iraniennes contre des bases américaines dans la région. Il a également donné lieu à des efforts diplomatiques qui ont abouti à un protocole d’accord (MOU) entre les États-Unis et l’Iran, signé par leurs présidents respectifs, Donald Trump et Masoud Pezeshkian.
Comme nous l’avons déjà évoqué ces deux guerres sont nées de trois dynamiques interdépendantes. Premièrement, les États-Unis cherchaient à maintenir et à étendre leur hégémonie mondiale. Deuxièmement, le gouvernement d’extrême-droite israélien et les mouvements sionistes juifs et chrétiens [évangéliques avant tout] cherchaient à promouvoir une vision du « Grand Israël ». Troisièmement, l’oligarchie cléricale, militaire et économique de la République islamique cherchait à préserver et à étendre son influence régionale.
Cet article soutient que, confrontée à la guerre et à une instabilité intérieure croissante, la République islamique a mené une stratégie comportant trois volets : des réponses militaires aux affrontements persistants, un engagement diplomatique, tout en intensifiant la répression sur son territoire.
Bien que ces guerres aient fait des milliers de morts, endommagé les infrastructures iraniennes et éliminé une grande partie des hauts dirigeants de la République islamique, elles n’ont pas abouti à un changement de régime. Au contraire, elles ont mis en évidence les limites du pouvoir coercitif, de c ontrainte des États-Unis et d’Israël et ont laissé la région confrontée à des affrontements persistants et à la possibilité d’une nouvelle guerre majeure.
Guerre et diplomatie
Le protocole d’accord en 14 points – qui promettait notamment la fin des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban, la levée du blocus maritime imposé par les Etats-Unis, le « projet » d’un plan de reconstruction et de développement économique de 300 milliards de dollars, ainsi que la levée de toutes les sanctions contre la République islamique, y compris les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies – a constitué un succès pour le régime islamique et un soulagement pour la politique bâclée de l’administration Trump. En contrepartie, la République islamique d’Iran, tout en maintenant le statu quo actuel de son programme nucléaire, a accepté de ne pas se procurer ni de développer d’armes nucléaires. Elle a également autorisé les navires commerciaux à circuler librement, sans frais, pendant 60 jours entre le golfe Persique et la mer d’Oman, et vice-versa.
Cet accord n’a jamais été mis en œuvre, et le délai de 60 jours imparti aux États-Unis et à l’Iran pour négocier l’accord définitif est désormais écoulé. Le gouvernement Netanyahou, conformément à sa politique de longue date à l’égard de la République islamique, s’est opposé avec véhémence à cet accord et était prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour le faire échouer. Entre autres, le 14 juin, deux jours après la conclusion du protocole d’accord, il a bombardé le quartier à majorité chiite de Beyrouth [1]. Dans le même temps, l’administration Trump semble avoir estimé qu’en retardant la mise en œuvre de l’accord et en accentuant la pression économique sur Téhéran, elle pourrait contraindre la République islamique à faire de nouvelles concessions. Téhéran, pour sa part, semble avoir calculé que le maintien de la fermeture du détroit d’Ormuz ferait pression sur l’administration Trump pour qu’elle fasse de nouvelles concessions, d’autant plus que les élections de mi-mandat approchaient et que le mécontentement de l’opinion publique américaine vis-à-vis de la guerre s’accentuait.
Outre ses capacités offensives en matière de missiles et de drones, qui menacent les pays arabes voisins abritant des bases des Etats-Unis, la plus grande résilience du régime islamique trouve en partie son origine dans son caractère idéologique et dans le mépris de longue date qu’il affiche pour les conséquences de la guerre sur l’Iran et le peuple iranien. Un schéma similaire s’est manifesté pendant les huit années de la guerre Iran-Irak. Après que les forces iraniennes eurent chassé l’armée irakienne envahissante du territoire iranien en 1981 – repoussant ainsi l’invasion de Saddam Hussein en l’espace de quelques mois –, l’Iran aurait pu mettre fin à la guerre. Au lieu de cela, le Guide suprême de l’époque, l’ayatollah Khomeini, et son entourage ont adopté les slogans « la guerre, la guerre jusqu’à la victoire » et « de Bagdad à Quds (Jérusalem) », et ont prolongé le conflit pendant sept années supplémentaires. Finalement, en 1988, après avoir subi d’énormes pertes, ils ont été contraints d’accepter un cessez-le-feu humiliant. Bien que la situation soit différente aujourd’hui, le bloc au pouvoir étant plus divisé que jamais et la République islamique manquant de légitimité aux yeux de la majeure partie de la population, les factions radicales du régime semblent poursuivre une stratégie similaire.
Lutte de pouvoir au sein du bloc au pouvoir
Des divergences au sein du bloc au pouvoir de la République islamique existent depuis le tout début. À différentes époques, les pragmatiques religieux et les idéalistes religieux, désignés sous des étiquettes différentes, se sont affrontés. Sous l’ère de Ruhollah Khomeini [décembre 1979 à juin1989], puis sous celle d’Ali Khamenei [juin1989 à février 2026], le Guide suprême a su gérer ces différends. Cependant, l’actuel guide désigné, Mojtaba Khamenei, qui n’est pas encore apparu en public et dont on ignore l’état de santé, a peu de chances de pouvoir gérer efficacement ces conflits tout en restant à l’écart de la scène publique. Des déclarations sont vraisemblablement publiées en son nom, tout comme les nominations importantes et les changements de personnel dans les secteurs militaire et de la sécurité. Il a également approuvé le protocole d’accord (MOU), qui a été entériné par 12 des 13 membres du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) de l’époque, la plus haute instance décisionnelle iranienne en matière de défense, de sécurité et d’affaires étrangères, bien qu’il ait ajouté qu’« en principe », il avait un avis différent.
Bien que la quasi-totalité des membres du (CSSN) ayant voté en faveur du protocole d’accord fussent des partisans de la ligne dure, et que deux d’entre eux fussent des représentants du Guide suprême, le simple fait de parvenir à un accord quelconque avec les États-Unis a profondément irrité la base des partisans de la ligne dure, qui, depuis plus de quatre décennies, avait été nourrie de propagande anti-étatsunienne. Les principaux décideurs du régime sont pleinement conscients qu’ils ont besoin de cette base et que, sans elle, il leur resterait moins de forces pour faire face à la majorité mécontente de la population, qui a jusqu’à présent lancé six grandes mobilisations anti-régime.
Le conflit entre les conservateurs intransigeants et les pragmatiques a atteint un point tel que certains partisans de la ligne dure influents ont réclamé l’exécution du président Pezeshkian et de Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement et chef de la délégation de négociation.
Le remaniement de la direction reflète également l’évolution de l’équilibre des pouvoirs. Mohsen Rezaei, commandant du CGRI pendant la guerre Iran-Irak, a remplacé l’ancien secrétaire du CSSN, tandis que de nouveaux commandants ont été nommés à la tête des forces armées et du CGRI. Tous sont des proches de Mojtaba Khamenei. Dans sa première déclaration, le général Rezaei, du CGRI, a posé des conditions à la réouverture du détroit d’Ormuz : mettre fin à toutes les guerres régionales au Moyen-Orient, à Gaza, au Liban et chez les alliés régionaux de l’Iran ; lever le blocus maritime contre l’Iran ; débloquer les fonds iraniens ; et modifier la conduite des États-Unis.
Cependant, cette impasse – ni guerre, ni paix – ne peut durer indéfiniment et pourrait placer l’Iran dans une situation de plus en plus dangereuse. Si une nouvelle confrontation militaire poserait de sérieux problèmes aux États-Unis et à leurs alliés régionaux, le bombardement des infrastructures iraniennes – notamment le réseau électrique, le réseau d’approvisionnement en eau et les raffineries – pourrait dévaster le pays et avoir des conséquences catastrophiques pour sa population. Les États-Unis ont mené une stratégie similaire lors de leur invasion de l’Irak, où des millions d’Irakiens ont souffert, et rien ne garantit qu’ils n’adopteraient pas des mesures comparables contre l’Iran.
Maintenant que les États-Unis ont échoué à mettre la République islamique à genoux par la voie militaire, ils espèrent qu’en intensifiant le blocus économique et les sanctions secondaires, ils pourront forcer le régime de Téhéran à capituler ou encourager un soulèvement populaire contre ce dernier. Comme pour les autres sanctions, ce sont les populations qui en seront les principales victimes.
La poursuite du blocus maritime et la nouvelle menace de « guerre économique » brandie par Trump exercent déjà de graves pressions économiques. L’Iran perdrait, selon certaines sources, près de 500 millions de dollars par jour et peine à s’approvisionner de manière fiable en importations essentielles, notamment en gaz. C’est pourquoi une partie de l’oligarchie au pouvoir, au-delà de ses préoccupations idéologiques ou de ses promesses « célestes », est également profondément soucieuse de protéger ses intérêts matériels considérables et fait pression pour conclure un accord et revenir au protocole d’entente (MOU).
On ignore encore quelle faction finira par prendre le dessus. Néanmoins, le récent remaniement des dirigeants militaires et de la sécurité suggère que, bien que le régime soit devenu plus militariste et se prépare à une guerre prolongée et à de nouvelles confrontations, il recherche également une solution diplomatique – en particulier en réponse à la nouvelle menace de guerre économique émanant des États-Unis. Parallèlement, le régime est profondément préoccupé par la menace interne imminente d’un nouveau soulèvement d’une population mécontente.
Faire face à l’« ennemi » intérieur
Entre les guerres de 12 et 39 jours mentionnées plus haut, durant l’hiver 2025-2026, l’Iran a connu son plus grand mouvement de protestation – un mouvement encore plus important que celui de 2022, « Femme, Vie, Liberté ». Les manifestations ont débuté au bazar de Téhéran en réaction à la hausse des prix, provoquée par une forte dépréciation de la monnaie nationale et l’escalade du coût des devises étrangères, qui a à son tour entraîné une augmentation des prix des matières premières et des produits importés. Comme pour d’autres mouvements, ces manifestations, malgré leurs origines économiques, ont rapidement pris une dimension politique dans les villes de tout le pays. Divers segments des classes moyennes nouvelles et traditionnelles, des travailleurs et travailleuses, des retraité·e·s, des étudiant·e·s et, dans certains cas, des agriculteurs – qui protestaient contre les pénuries d’eau et le non-paiement de leurs dettes par le gouvernement – ont rejoint le mouvement.
Au cours de ses onze premiers jours, à compter du 28 décembre 2025, ce mouvement spontané ressemblait aux mouvements de protestation précédents, caractérisés par des manifestations pacifiques, des affrontements avec les forces de sécurité et les forces du Basij, ainsi que des actions éclair. Le mouvement a toutefois été par la suite politiquement instrumentalisé par le gouvernement israélien et par l’opposition monarchiste iranienne de droite à l’étranger, opportuniste et entretenant des liens étroits avec Israël.
Le 8 janvier 2026, dans le cadre d’une campagne très manipulée sur les réseaux sociaux, Reza Pahlavi, le fils du shah déchu, a annoncé que de l’aide allait arriver. Un nombre croissant de personnes – désespérées à l’idée d’un changement, mais aussi des partisans de Pahlavi – sont descendues dans la rue, souvent accompagnées de leurs familles. Le régime, terrifié, a réagi avec une violence sans précédent, déployant l’Ansar-e Hezbollah [« Partisans du Parti de Dieu » : organisation paramilitaire ultra], les forces Basij et, selon certaines informations, des forces supplétives recrutées dans les pays voisins. L’ampleur exacte des massacres reste inconnue, mais selon certaines estimations, plusieurs milliers de personnes, y compris de jeunes garçons et filles, auraient été abattues en l’espace de deux jours. Internet, qui avait été coupé dès le début, est resté bloqué malgré les énormes pertes économiques et la disparition de millions d’emplois.
Il est largement admis que Netanyahou a persuadé Trump que, suite à l’assassinat du Guide suprême, les Iraniens se soulèveraient et renverseraient le régime. À la grande déception de Netanyahou et de Reza Pahlavi, cela ne s’est pas produit. Au contraire, l’intervention étrangère et la reprise de la guerre en juin 2026 ont porté au mouvement ses coups les plus dévastateurs. [Sur les plans du gouvernement de Benyamin Netanyahou propres à “sa guerre”contre l’Iran voir l’article de Luis Imbert dans Le Monde du vendredi 28 août 2026, pp. 2 et 3. – Réd.]
Cependant, avec l’aggravation de la situation économique, l’inflation galopante et la hausse du chômage, la possibilité d’un nouveau soulèvement majeur est bien réelle. D’où le renforcement des appareils répressifs du régime. La nomination de Hossein Taeb à la tête de l’organisation paramilitaire Basij, liée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) et instrument majeur de la répression brutale des mouvements sociaux, doit être considérée comme s’inscrivant dans la stratégie face à d’éventuelles manifestations. Taeb est un haut responsable du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, un proche confident du nouveau Guide suprême et un religieux redouté au sein de l’appareil de sécurité, connu pour avoir supervisé le meurtre et la mutilation de milliers de manifestants. Sa mission déclarée consiste à étendre et à renforcer le Basij en tant que « réseau de renseignement populaire », faisant de « chaque citoyen » un membre du Basij.
Déjà, les rassemblements de quartier organisés chaque soir dans les grandes villes en faveur de la guerre, ainsi que les tribunaux fantômes du régime prononçant des condamnations à mort, ont largement contribué à étendre le règne de la terreur. Selon l’ONG IHRNGO, Iran Human Rights, rien qu’en juillet de cette année, 71 personnes ont été exécutées, certaines d’entre elles étant accusées d’être des agents israéliens. Au total, 444 personnes ont été pendues en 2026. De nombreux avocats, universitaires, journalistes et artistes de renom sont emprisonnés, dont Narges Mohamadi, éminente féministe et lauréate du prix Nobel de la paix. Le régime a également commencé à renforcer le port obligatoire du voile, qui avait été pratiquement abandonné après l’étonnant mouvement « Femme, Vie, Liberté ». Le parlement du régime est en train d’approuver un nouveau projet de loi interdisant tout contact avec les médias et les universités étrangers, sauf autorisation des autorités de sécurité.
En guise de conclusion
L’agression militaire israélo-étatsunienne contre l’Iran, loin d’affaiblir la République islamique, a rendu le régime plus radical et plus agressif. Elle a divisé davantage son opposition et a porté un coup sévère aux mouvements sociaux indépendants iraniens.
De nombreuses personnes hors d’Iran, y compris certaines issues des milieux progressistes, ont applaudi la République islamique et l’ont acclamée en tant que force « anti-impérialiste », simplement parce qu’elle est considérée comme le seul pays capable de tenir tête à l’agression israélienne et américaine.
Mais c’est une grave erreur que de négliger le caractère réactionnaire du régime et les dommages considérables qu’il a infligés à l’Iran et à son peuple. C’est précisément la position soulignée par certains intellectuels progressistes hors d’Iran, notamment dans la lettre ouverte signée par des universitaires, journalistes, avocats et militants des droits de l’homme iraniens et non iraniens, qui condamne à la fois l’agression américano-israélienne et la République islamique. De même, dans une lettre récente publiée dans le Guardian et adressée aux prisonniers politiques iraniens, signée par d’éminents universitaires et militants non iraniens, les auteurs font remarquer à juste titre que « d’un côté, vous êtes confrontés à la domination de la République islamique ; de l’autre, aux forces impérialistes contre lesquelles la République prétend lutter ». (Voir ci-dessous le texte de cette lettre datée du 20 août 2026)
Malheureusement, cette initiative importante lancée par des intellectuels non iraniens éminents, progressistes et largement reconnus a été attaquée par certains qui, s’appuyant sur une conception erronée de la lutte anti-impérialiste, soutiennent un régime répressif tel que la République islamique. Il s’agit là de la même conception désastreuse que celle adoptée par une partie de la gauche iranienne au lendemain de la révolution de 1979 : simplement parce que le régime islamique était en conflit avec les États-Unis et en raison de la prise d’otages à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran [4 novembre 1979 au 20 janvier 1981], ils considéraient ce régime comme « anti-impérialiste ». En réponse aux attaques contre la lettre publiée dans The Guardian, un large groupe d’intellectuels et d’universitaires iraniens a exprimé son soutien sans équivoque aux signataires de cette lettre [voir ce texte publié sur le site d’Inprecor]
Depuis près d’un demi-siècle, la République islamique s’est attachée à remodeler l’Iran et la société iranienne selon sa propre vision obscurantiste. L’immense mouvement « Femme, Vie, Liberté », qui a attiré l’attention du monde entier et dans lequel les femmes et les jeunes Iraniens ont joué un rôle de premier plan malgré la répression brutale du régime, a constitué une expression puissante de l’échec de son projet réactionnaire. Les mouvements sociaux et soulèvements successifs de ces dernières décennies ont démontré que ce ne sont pas les puissances étrangères, poursuivant leurs propres intérêts hégémoniques, mais le peuple iranien lui-même qui, en fin de compte, remplacera le régime actuel par une république véritablement démocratique, laïque et progressiste. C’est précisément pour cette raison que l’opposition à l’agression impérialiste et l’opposition à la République islamique ne doivent pas être considérées comme des positions mutuellement exclusives. Les deux sont nécessaires si l’objectif est de défendre le peuple iranien et de préserver la possibilité d’un avenir démocratique et émancipateur. (Article publié sur le site New Politics le 27 août 2026 ; traduction rédaction A l’Encontre)
Saeed Rahnema est un professeur émérite de sciences politiques et de politiques publiques à l’université York, au Canada, lauréat de plusieurs prix. Parmi ses ouvrages récents en anglais, on peut citer The Transition from Capitalism : Marxist Perspectives (2016, 2019), publié chez Palgrave MacMillan, ainsi que l’article « Lessons of Socialist Reformisms : Revisiting the German, Swedish, and French Social Democracies », paru dans la revue Socialism and Democracy, vol. 36, 2022.
Notes
[1] Depuis le début mars 2026, les attaques diverses de l’armée israélienne au Liban n’ont cessé. L’Orient-Le Jour du 25 août 2026 écrivait à propos du Liban-sud : « Israël semble avoir accéléré le rythme de ses démolitions et destructions dans la « zone tampon » occupée au Liban-Sud, avec une journée de mardi marquée par des dynamitages en série et des incendies provoqués dans plusieurs secteurs. Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, les forces israéliennes se sont particulièrement acharnées dans les secteurs ouest de la bande frontalière sur Mansouri, un village du caza de Tyr divisé par la « Ligne jaune » qui établit la limite de la zone dans laquelle l’armée israélienne empêche tout accès, tandis que dans le secteur central, plusieurs attaques ont été signalées entre Hariss et Haddatha, qui se trouvent juste à la limite nord de la zone tampon. » (Réd.)











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