Cette année encore, le budget a laissé le milieu communautaire sur sa faim, alimentant la motivation déjà grande des groupes à mener diverses actions de mobilisations et de grève, telles que prévues du 23 mars au 2 avril prochains. Solidaire de ces revendications et de la campagne CA$$$H (Communautaire autonome en santé et services sociaux – Haussez le financement !), L’R des centres de femmes du Québec recommande des solutions concrètes pour mettre fin au sous-financement chronique des organismes : financer les missions des groupes à partir de seuils planchers communs et adaptés, ainsi qu’indexer les subventions pour maintenir leur valeur en utilisant l’Indice des coûts de fonctionnement du communautaire (ICFC).
Tout comme Le communautaire à boutte, la campagne CA$$$H, coordonnée par la Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles au nom des 3000 OCASSS, déplore que les conditions de travail se dégradent alors que les demandes de soutien augmentent en nombre et sont de plus en plus complexes. Les équipes, composées exclusivement de femmes dans les centres membres de L’R, se retrouvent surchargées et en situation de précarité financière. Cela se produit parce que les subventions pour la mission globale du PSOC, le seul financement permettant aux groupes d’agir sur les salaires, ne sont pas adéquatement rehaussées. Cette année encore, le budget ne contient que 20 millions $pour rehausser l’enveloppe annuelle du PSOC pour la mission globale, du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), qui pourtant finance plus de 3000 organismes communautaires autonomes en santé et services sociaux (OCASSS). « Les centres de femmes au Québec, qui offrent du soutien, œuvrent en prévention des différentes violences faites aux femmes et transforment la société pour la rendre le plus égalitaire possible, devront traverser 2026-2027 avec un famélique rehaussement moyen de 6 500$, ce qui est à peine plus de 1% des besoins estimés pour les centres qui composent avec les enjeux de plus en plus grandissants que vivent les femmes de leur communauté », souligne Stéphanie Vallée, co-coordonnatrice à L’R des centres de femmes du Québec.
Les organismes font pourtant connaître leurs revendications et leurs propositions de multiples manières. En 2026, ce sont plus de 50 mémoires déposés dans le cadre des consultations prébudgétaires qui ont proposé l’adoption de l’ICFC pour indexer correctement les programmes de financement pour la mission globale des OCA. Par ailleurs, les centres de femmes du Québec membres de L’R réclament 42 Millions $ pour bien remplir les missions que leurs membres leur ont données.
Le 2 avril, devant l’Assemblée nationale, plus de 1 500 groupes de tous les secteurs d’activités convergeront pour réclamer avec vigueur une reconnaissance pleine et entière de leur rôle pour la réalisation des droits humains et pour le maintien du filet social.
La transformation sociale ne se fera pas sans maintenir la pression. À l’approche des élections, L’R des centres de femmes du Québec entend multiplier les occasions de faire entendre les revendications de ses membres et de l’ensemble du milieu communautaire autonome, afin que le prochain gouvernement y réponde adéquatement.
L’R des centres de femmes du Québec regroupe 73 membres répartis sur l’ensemble du Québec. Ce sont des milieux de vie ancrés dans leurs communautés, qui travaillent entre autres en violences faites aux femmes.
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