Dans une lettre adressée à la première ministre Christine Fréchette, le directeur général du Collège LaSalle, Claude Marchand, affirme que la poursuite des activités de l’établissement est compromise. L’établissement explique devoir 48 millions de dollars au gouvernement du Québec.
« Ce qui est important pour nous aujourd’hui, c’est que le Collège puisse poursuivre ses activités pour le bien des 4500 étudiantes et étudiants, et pour les centaines d’emplois qui sont en jeu. Le gouvernement doit trouver une voie de passage afin de permettre la poursuite des activités », clame la présidente de la FTQ, Magali Picard.
Sans une entente avec Québec, la direction du Collège affirme qu’elle sera contrainte de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.
Depuis un an, le Collège LaSalle, dont une trentaine d’employé.es sont représenté.es par le Syndicat des employées et employés professionnel-les et de bureau (SEPB-574), doit faire face à une pénalité de 29,9 millions de dollars de Québec pour avoir admis trop d’étudiants dans ses programmes anglophones entre 2023 et 2025. Le collège doit aussi rembourser 17,9 millions en subventions provinciales pour l’année scolaire 2025-2026.
La direction considère ces pénalités comme « injuste et excessive ». Et, malgré un an de discussions avec Québec, aucune entente n’a été conclue.
« Qu’on se comprenne bien, nous ne défendons pas la direction du Collège, ce n’est pas à nous de décider si ces pénalités sont méritées ou non. Notre travail, c’est de faire en sorte que les étudiants et étudiantes puissent poursuivent leur scolarisation et sauver les emplois », conclut Pierrick Choinière-Lapointe, Directeur exécutif du SEPB-Québec.


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