Édition du 29 septembre 2026

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Livres et revues

L’édition scientifique : le racket du savoir

L’édition scientifique est devenue une industrie à plusieurs milliards de dollars, plus rentable que Google ou Apple : un système paradoxal, où des acteurs privés revendent aux universités publiques le fruit du travail gratuit de leurs propres chercheur·ses. Comment un tel système parvient-il à perdurer malgré les contradictions qui le fondent ?

Tiré du blogue de l’autrice.

  • « En donnant la possibilité d’être publié moyennant un paiement d’argent, le système auteur-payeur a accru la possibilité de publier une recherche aux antipodes de toute déontologie ou intégrité scientifique. »
    – Alain Schuhl, directeur général délégué à la science du CNRS

Les idées développées dans cet article relèvent d’une opinion strictement personnelle et n’engagent que moi.

Le mécanisme du paiement multiple

En recherche académique, le canal principal par lequel les résultats et l’information circulent, ce sont les articles scientifiques, portés par des revues privées. Le cycle de vie d’un article tient en quatre étapes : 1) un·e chercheur·se le rédige et l’envoie à une revue ; 2) des pairs l’évaluent, en général bénévolement ; 3) l’éditeur le met en forme et le publie ; 4) l’article peut être lu. Mais ce système a un prix… voire plusieurs, au bénéfice des éditeurs privés.

Ce paradoxe est dû au cynisme d’un homme, Robert Maxwell (1923-1991), qui avait compris un mécanisme économique redoutable : en recherche, chaque sous-discipline a sa revue de référence, quasiment incontournable, et certaines revues sont plus prestigieuses que d’autres (Nature, par exemple), donc le choix du·de la scientifique pour publier son article est très réduit. Robert Maxwell va associer ce monopole des revues de niche avec des abonnements d’accès : les bibliothèques universitaires sont obligées de s’abonner mais surtout de multiplier ces abonnements pour que les chercheur·ses aient accès aux revues de leurs domaines. Abonnements au bénéfice, donc, des éditeurs. Enfin, ce mécanisme est d’autant plus avantageux économiquement que la chaîne de l’édition est quasiment à coût zéro, puisqu’elle repose sur le bénévolat des mêmes chercheur·ses qui écrivent et corrigent les articles que leurs universités doivent ensuite acheter.

Pour contrer ce marché, plusieurs initiatives (Budapest, Berlin) ont encouragé à la mise en place d’un système alternatif, en open access, afin de démocratiser l’accès au savoir. Mais les grands éditeurs ont fait un pivot remarquable, en faisant alors payer les soumissions d’articles aux chercheur·ses. Autrement dit, soit le·la lecteur·rice paie pour lire, soit l’auteur·rice paie pour publier. Ces frais de publication tournent entre 1 500 € et 11 000 € par article selon les éditeurs : chez Nature, une publication en Gold Open Access coûte 10 850 €, et si l’article n’est pas en Gold Open Access, alors il coûte entre 1,95 $ et 39,95 $ à la lecture (hors abonnements).

Ce qui résulte de ce système, c’est une absurdité économique, où les institutions publiques paient pour publier et/ou lire ce qu’elles ont produit ou évalué bénévolement.

A qui profite le savoir ? Quelques chiffres

Un système qui repose sur un monopole de revues incontournables d’une part et sur le bénévolat des acteur·rices de la chaîne de production d’autre part... Cela donne des marges dignes du luxe. D’après les rapports annuels de RELX (la maison-mère d’Elsevier, un éditeur majeur dans le paysage académique), les marges de la division STM (Scientific, Technical & Medical) sont de l’ordre de 37 à 38 %, pour un chiffre d’affaires de 3.6 milliards $ : une marge qui dépasse celle de Google (environ 26 % en 2022) ou d’Apple (environ 30% en 2022).

Au-delà d’Elsevier, une étude (Beigel et al. 2025) estime les revenus de Springer Nature, Wiley et Taylor & Francis (qui couvrent avec Elsevier 40% du marché de l’édition scientifique) à plus de 7.1 milliards $ pour la seule année 2024, avec des marges dépassant systématiquement les 30%. Sur la période 2019-2024, ces quatre éditeurs ont cumulé plus de 14.7 milliards $ de profits, soit davantage que le budget annuel de la National Science Foundation étatsunienne (9.06 milliards $ en 2024). Enfin, les chercheur·ses nord-américain·es ont versé plus de 2.27 milliards $ aux seuls éditeurs Elsevier et Taylor & Francis rien qu’en 2024.

Le virage Open Access a aussi vu la montée en puissance des frais de publication. Une étude (Haustein et al.2024) portant sur six grands éditeurs (Elsevier, Frontiers, MDPI, PLOS, Springer Nature, Wiley) estime la dépense mondiale en frais de publication à 8.35 milliards $ sur la période 2019-2023, une dépense annuelle qui a quasiment triplé sur la période, passant de 910 millions $ en 2019 à 2.54 milliards en 2023. Ainsi, concrètement, l’Open Access grâce aux frais de publication n’a pas réduit la facture.

Enfin, à ces frais s’ajoute un coût moins visible : celui du temps consacré à la relecture par les pairs.Une autre étude (Aczel et al. 2021) chiffre justement le coût de cette relecture sur le temps et le salaire des chercheur·ses : au total, elle estime qu’en 2020, près de 22 millions de relectures ont été réalisées à travers le monde, soit plus de 100 millions d’heures. Pour les Etats-Unis seuls, à partir du salaire horaire moyen, cela représente plus de 1.5 milliard $ de salaires publics pour relire des articles qui seront, encore une fois, payants à la communauté.

Le cas français

La France offre un exemple concret de ce mécanisme, et n’est pas en reste lorsqu’il s’agit de payer, directement comme indirectement.

Concernant les frais de publication, elle a payé environ 31 millions d’euros en 2020. Ces frais augmentant considérablement, ce chiffre pourrait grimper à 50 voire 168 millions d’ici 2030 selon les scénarios. Afin de faire baisser ces dépenses et de s’affranchir des frais de publication, des accords nationaux ont été passés ces dernières années avec plusieurs grands éditeurs : 7.5 millions € pour Wiley (pas de frais de publication + open access des articles concernés), et 33 millions € par an pour Elsevier, pour la période 2024-2027.

Concernant le coût lié au temps consacré à la relecture par les pairs, la France n’est pas utilisée comme cas d’étude par Aczel et al. 2021, mais voici une estimation personnelle, à titre strictement indicatif :

– Avec 2.5 à 3% de la production scientifique mondiale selon les années, la relecture y représente3 à 3.9 millions d’heures de travail public,

– On prend pour base les salaires annuels moyens des postdocs et des professeurs en France (respectivement 40 k€ et 90 k€, pour 1 607 heures de travail, soit un salaire horaire moyen non pondéré d’environ 40.4 €/heure),

– On obtient alors une fourchette de 133 à 158 millions €/an « récupérées » gratuitement par les éditeurs via les salaires des relecteur·rices (environ 3.5 % du budget du CNRS en 2023).

En France comme ailleurs, ce triple financement public (recherche, relecture, puis accès) pèse directement sur des institutions déjà sous tension budgétaire : au CNRS par exemple, un budget 2026 déficitaire de 239 millions € est déjà anticipé, notamment lié à des reprises de subventions non compensées par l’État depuis 2024.

La course à l’édition

La carrière d’un·e chercheur·se (poste, financement, promotion...) dépend aujourd’hui beaucoup du nombrede ses publications et de leur impact perçu, mesuré par le facteur d’impact des revues ou le h-index. Ce phénomène est à l’origine du fameux « Publish or perish », un dicton du milieu académique qui illustre tristement cette double pression. C’est un système critiqué au sein de la communauté académique : les publications deviennent la finalité de nos travaux plutôt qu’un simple moyen de diffusion.

Le volume d’abord. arXiv, le serveur de prépublications quasi universellement utilisé en sciences, offre un très bon indicateur : le nombre de nouveaux articles déposés y est passé de 105 000 en 2015 à 284 486 en 2025. Une étude (Beigel et al. 2025) pointe par ailleurs le doublement du nombre d’articles par chercheur entre 1996 et 2022.

Cette croissance est due à une évolution des pratiques scientifiques pour se conformer à cette pression énorme à la publication : saucissonnage (découper une recherche en plusieurs articles pour gonfler le nombre de publications), articles moins approfondis ou aboutis, recherche directement appliquée plutôt qu’originale... Dans les cas les plus graves, elle débouche sur la fraude individuelle : les affaires Stapel (invention de données pour au moins 55 articles), Fujii (plus de 170 articles rétractés pour fabrication de données), ou Gino et Ariely (falsification de données), en offrent des illustrations emblématiques. Mais c’est avec les paper mills(« usines à articles ») que cette fraude change d’échelle : des réseaux organisés produisent en masse de faux articles scientifiques et les vendent à des chercheur·ses sous pression de publier.

Cependant, cette croissance est conjuguée à un temps de relecture par les pairs qui n’est pas extensible, amenant de fait à une défaillance du système de relecture par les pairs, censée filtrer la qualité des articles. La montée des rétractations en est l’indicateur le plus tangible : 119 articles ont été rétractés en 2002, contre plus de 14 000 en 2023.

Le prestige ensuite. Au-delà du seul nombre de publications, la carrière d’un·e chercheur·se dépend ausside l’ « impact » de ces publications. Cette configuration favorise mécaniquement les publications en anglais, dans des revues à fort impact (mesuré par le h-index), et les thématiques jugées tendances par les agences de financement. La hiérarchie des revues n’a donc pas changé, et les chercheur·ses continuent à privilégier des journaux comme Nature ou The Lancet, sur la base du prestige des journaux, et ce malgré la connaissance généralisée des dérives des maisons d’édition et de la sur-publication.

D’après Ravetz, si les grands groupes éditoriaux (Elsevier, Springer Nature, et quelques autres) demeurent aujourd’hui encore quasiment incontournables, c’est parce que la communauté scientifique elle-même est complice et bénéficiaire de ce système : le facteur d’impact et le prestige d’une revue reposent sur une fiction de qualité objective, alors qu’il s’agit en réalité d’un jugement de communauté, socialement construit et donc manipulable. Concrètement, le "signal de qualité" que vend une revue prestigieuse n’est pas une garantie scientifique, mais une caution sociale, et cela explique pourquoi le système résiste si bien aux critiques économiques : casser le monopole d’une revue reviendrait à casser la communauté de validation qu’elle représente.

Ainsi, cette course aux revues prestigieuses continue, avec la difficulté à faire évoluer les modèles économiques de l’édition scientifique.

L’ensemble de ces dynamiques converge vers ce que l’on peut appeler la fast science : une science qui produit vite, publie beaucoup, et valorise les résultats immédiatement communicables. Ce modèle est structurellement défavorable à la recherche fondamentale de longue haleine, aux sujets de niche, aux sciences humaines et sociales, ou aux pays, laboratoires, équipes ou projets avec moins de moyens.

Comment mettre fin à ce système ?

Face à ce verrou, les tentatives de contournement se multiplient, à plusieurs niveaux :

– Institutionnel d’abord : le Plan S (2018), porté par cOAlition S, un consortium d’agences de financement essentiellement européennes, impose l’accès libre immédiat pour la recherche financée sur fonds publics (non sans contestation). Mais il a fini par renforcer le système de frais de publication pour les chercheur·ses... un constat qui a conduit cOAlition S à proposer, depuis fin 2023, un changement du système ("Towards Responsible Publishing"). Cette nouvelle stratégie 2026-2030 abandonne la contrainte stricte de l’open acces, se contentant d’encourager la communauté scientifique à imaginer de nouveaux modèles.

– Technique (voire pirate) ensuite : la plateforme Sci-Hub, créée en 2011 par Alexandra Elbakyan, contourne purement et simplement le marché légal en proposant gratuitement des articles payants par ailleurs. Malgré des blocages judiciaires en France (2019) et en Inde (2025), le site reste massivement utilisé par VPN. Plus légale, la plateforme de dépôt HAL permet, de son côté, l’auto-archivage gratuit des publications par les chercheur·ses eux-mêmes.

– Enfin, la mobilisation collective. Dès 2012, le mouvement The Cost of Knowledge, lancé par le mathématicien Timothy Gowers, appelle au boycott d’Elsevier. Depuis, pour protester contre les frais de publication et les marges des grands groupes, des comités éditoriaux ont démissionné (Journal of Informetrics en 2019, NeuroImage en 2023, Journal of Human Evolution en 2024…), pour fonder parfois des revues concurrentes à but non lucratif.

D’autres pistes de sortie restent possibles, et par exemple :

– Soutenir les infrastructures ouvertes (Érudit, OpenEdition, SciELO), qui prouvent qu’une publication gratuite pour tou·tes est possible à condition que les tutelles et institutions s’y engagent ;

– Envisager une intervention des autorités de la concurrence contre des pratiques de monopole ;

– Réformer les systèmes de prestige académique (DORA, la Declaration on Research Assessment, et CoARA, la Coalition for Advancing Research Assessment) pour agir sur l’incitation elle-même : si les jurys de recrutement et les comités de financement cessent de compter les points d’impact, alors la pression à publier dans Nature ou The Lancet s’affaiblira mécaniquement ;

– À l’échelle individuelle enfin, boycotter les grands groupes, refuser de publier dans des revues payantes et lucratives, ou d’en être relecteur·rice, et mettre tous ses articles en libre accès.

Conclusions

Résumons le paradoxe : les chercheur·ses écrivent, relisent et dirigent des revues privées en étant payé·es sur fonds publics, puis leurs institutions publiques rachètent, parfois plusieurs fois, l’accès à ce travail qu’elles ont déjà financé et évalué. Un système que Robert Maxwell a bâti sur un principe : une revue scientifique n’a pas de concurrent, donc son prix n’a pas de plafond.

Le système ne coûte pas seulement de l’argent : il déforme la science elle-même, entre pression du publish or perish, dilution de la qualité ou de l’originalité de la science au profit du volume d’articles, découragement de la réflexion lente et rigoureuse et fragilisation du mécanisme de publication scientifique. Enfin, ce système tient parce que personne n’a intérêt à en sortir seul·e : un·e chercheur·se qui boycotte une grande revue nuit d’abord à sa propre carrière, et remet en question un système éditorial qui structure toute la communauté depuis trop longtemps.

Le diagnostic est largement partagé, y compris par les principaux·les intéressé·es, et jusqu’au CNRS qui parle lui-même de système au « bord du gouffre ». Reste à savoir si les acteur·rices qui détiennent vraiment le pouvoir de renégocier (financeurs, gouvernements, consortia d’universités...) voudront ou pourront s’en servir avant les prochaines coupes budgétaires.

Sources bibliographiques

1- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Les pouvoirs publics et l’édition scientifique en France ». Lien : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/les-pouvoirs-publics-et-l-edition-scientifique-en-france-47770

2- Ouvrir la Science, « Création de l’Observatoire de l’édition scientifique ». Lien : https://www.ouvrirlascience.fr/creation-de-lobservatoire-de-ledition-scientifique/

3- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Estimation des coûts éditoriaux des ouvrages de recherche », mai 2025. Lien : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/sites/default/files/2025-05/estimation-des-co-ts-ditoriaux-des-ouvrages-de-recherche-36922.pdf

4- CNRS, « Frais de publication : nous sommes au bord du gouffre ». Lien : https://www.cnrs.fr/fr/actualite/frais-de-publication-nous-sommes-au-bord-du-gouffre

5- CNRS, « Point d’étape sur l’ouverture des publications scientifiques ». Lien : https://www.cnrs.fr/fr/actualite/point-detape-sur-louverture-des-publications-scientifiques

6- Ouvrir la Science, « Budapest Open Access Initiative ». Lien : https://www.ouvrirlascience.fr/budapest-open-access-initiative/

7- Ouvrir la Science, « Déclaration de Berlin sur le libre accès à la connaissance ». Lien : https://www.ouvrirlascience.fr/declaration-de-berlin-sur-le-libre-acces-a-la-connaissance-en-sciences-exactes-sciences-de-la-vie-sciences-humaines-et-sociales/

8- Nature, « Publishing options ». Lien : https://www.nature.com/nature/for-authors/publishing-options

9- Else, H., « Nature journals reveal terms of landmark open-access option », Nature, 24 novembre 2020. Lien : https://www.nature.com/articles/d41586-020-03324-y

10- RELX, rapport annuel 2024 (SEC filing, exhibit 15.2). Lien : https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/929869/000155837025001178/relx-20241231xex15d2.htm

11- Research Professional News, « Elsevier parent reports 10% hike in profits for 2023 ». Lien : https://www.researchprofessionalnews.com/rr-news-europe-infrastructure-2024-2-elsevier-parent-reports-10-hike-in-profits-for-2023/

12- SPARC, « Landscape analysis : Elsevier ». Lien : https://infrastructure.sparcopen.org/landscape-analysis/elsevier

13- Research Professional News, « Elsevier parent company reports 10% rise in profit to £3,2bn », 2025. Lien : https://www.researchprofessionalnews.com/rr-news-world-2025-2-elsevier-parent-company-reports-10-rise-in-profit-to-3-2bn/

14- Alphabet Inc., rapport annuel 2022 (SEC 10-K). Lien : https://www.sec.gov/Archives/edgar/data/1652044/000165204423000016/goog-20221231.htm

15- Stock Analysis on Net, « Alphabet Inc. — Profitability ratios ». Lien : https://www.stock-analysis-on.net/NASDAQ/Company/Alphabet-Inc/Ratios/Profitability

16- Apple Inc., états financiers consolidés Q4 2023. Lien : https://www.apple.com/newsroom/pdfs/fy2023-q4/FY23_Q4_Consolidated_Financial_Statements.pdf

17- Stock Analysis on Net, « Apple Inc. — Profitability ratios ». Lien : https://www.stock-analysis-on.net/NASDAQ/Company/Apple-Inc/Ratios/Profitability

18- Beigel, F., et al., « The Drain of Scientific Publishing », arXiv:2511.04820 (v2, 17 nov. 2025). Lien : https://arxiv.org/pdf/2511.04820(également sur https://metaror.org/article/the-drain-of-scientific-publishing/)

19- National Science Foundation, budget FY2024. Lien : https://www.nsf.gov/about/budget/fy2024/appropriations

20- CRSNG, rapport financier trimestriel, juin 2024. Lien : https://www.nserc-crsng.gc.ca/NSERC-CRSNG/Reports-Rapports/QFR-RFT/2024/June-Juin/index_eng.asp

21- CRSNG, rapport sur les résultats ministériels 2024-2025. Lien : https://www.nserc-crsng.gc.ca/NSERC-CRSNG/Reports-Rapports/DRR/2024-2025/index_eng.asp

22- Andrei, M., « We Need to Talk About the Billion-Dollar Industry Holding Science Hostage », ZME Science, 25 novembre 2025. Lien : https://www.zmescience.com/science/news-science/we-need-to-talk-about-the-billion-dollar-industry-holding-science-hostage/

23- Haustein, S., Schares, E., Alperin, J. P., Hare, M., Butler, L.-A., « Estimating global article processing charges paid to six publishers for open access between 2019 and 2023 », arXiv:2407.16551. Lien : https://arxiv.org/abs/2407.16551

24- Aczel, B., Szaszi, B., Holcombe, A. O., « A billion-dollar donation : estimating the cost of researchers’ time spent on peer review », Research Integrity and Peer Review, 6, 14 (2021). Lien : https://doi.org/10.1186/s41073-021-00118-2

25- OSF, jeu de données associé (Aczel et al.). Lien : https://osf.io/xk8tc/

26- CNRS Carrières, « Rémunération des contractuels ». Lien : https://carrieres.cnrs.fr/remuneration-des-contractuels/

27- CNRS Carrières, « Rémunération des fonctionnaires ». Lien : https://carrieres.cnrs.fr/remuneration-des-fonctionnaires/

28- Salaire Moyen, « Salaire chercheur CNRS ». Lien : https://www.salairemoyen.com/salaire-metier-376-Chercheur_CNRS.html

29- Cour des comptes, « Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS) ». Lien : https://www.ccomptes.fr/fr/publications/le-centre-national-de-la-recherche-scientifique-cnrs

3- Pasteur Open Science, « Enquête sur les APC payés par les établissements », avril 2026. Lien : https://openscience.pasteur.fr/2026/04/21/enquete-sur-les-apc-payes-par-les-etablissements-une-depense-totale-qui-baisse-mais-une-hausse-du-cout-moyen-par-article/

31- Blanchard, A., Thierry, D., van der Graaf, M., « Retrospective and prospective study of the evolution of APC costs and electronic subscriptions for French institutions », Comité pour la science ouverte, 2022. Lien : https://hal.science/hal-03909068

32- Actualitté, « Des chercheurs dénoncent les pratiques anticoncurrentielles d’Elsevier ». Lien : https://actualitte.com/article/16427/distribution/des-chercheurs-denoncent-les-pratiques-anticoncurrentielles-d-elsevier

33- Couperin, bilan de l’enquête APC 2024. Lien : https://www.couperin.org/wp-content/uploads/2022/11/Bilan_enqueteAPC_2024_VDEF.pdf

34- The Meta News, « Elsevier se la joue open ». Lien : https://themeta.news/elsevier-se-la-joue-open/

35- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Signature d’un accord global de lecture et de publication avec l’éditeur Elsevier », 30 avril 2024. Lien : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/signature-d-un-accord-global-de-lecture-et-de-publication-avec-l-editeur-elsevier-95958

36- Next INpact, « La recherche française signe avec Elsevier pour un montant de 134 millions d’euros sur 4 ans ». Lien : https://next.ink/142995/la-recherche-francaise-signe-avec-elsevier-pour-un-montant-de-134-millions-deuros-sur-4-ans/

37- Couperin, page de négociation Elsevier. Lien : https://www.couperin.org/negociations/accords-specifiques-so/elsevier/

38- Couperin, page de négociation Wiley. Lien : https://www.couperin.org/negociations/accords-specifiques-so/wiley-2026/

39- Bibliothèque universitaire Dauphine-PSL, « Les frais de publication (APC) dans les accords nationaux ». Lien : https://bu.dauphine.psl.eu/actualites/les-frais-de-publication--apc--dans-les-accords-nationaux-cambridge--elsevier--springer-nature-et-wiley-.html

40- AEF Info, « Entre 2016 et 2025, le budget du CNRS a progressé de 10 %, surtout grâce à la forte hausse des ressources propres ». Lien : https://www.aefinfo.fr/depeche/751186-entre2016-et2025-le-budget-du-cnrs-a-progresse-de-10-surtout-grace-a-la-forte-hausse-des-ressources-propres-51

41- Ouvrir la Science, « Combien coûtent les APC aux institutions de recherche françaises ? ». Lien : https://www.ouvrirlascience.fr/combien-coutent-les-apc-aux-institutions-de-recherche-francaises/

42- Le Grand Labo (podcast), épisode « Faut-il en finir avec le h-index ? »

43- Le Grand Labo (podcast), épisode « Publications scientifiques : alerte tsunami ! »

44- Lewis, R. F., Shah, H., Alfred, A., « Astrophysics Wrapped 2025 : Year-in-Review of Every Astrophysics arXiv Paper from 2025 », arXiv:2602.12303. Lien : https://arxiv.org/pdf/2602.12303

45- Kurtz, M. J., Grant, C. S., Templeton, M. R., et l’équipe SciX/ADS, « Astrophysics Research Organizations in the 21st Century : Database and Comparative Dashboards », arXiv:2603.20454 [astro-ph.IM], soumis le 20 mars 2026. Lien : https://arxiv.org/abs/2603.20454

46- eScience Editing, article n°377 sur les rétractations. Lien : https://www.escienceediting.org/journal/view.php?number=377

47- arXiv, statistiques par domaine 2021. Lien : https://info.arxiv.org/help/stats/2021_by_area/index.html

48- arXiv, statistiques par domaine 2023. Lien : https://arxiv.org/help/stats/2023_by_area

49- arXiv, rapport de janvier 2016. Lien : https://info.arxiv.org/about/reports/arXiv_update_January_2016.pdf

50- arXiv, rapport annuel 2025. Lien : https://info.arxiv.org/about/reports/2025_arXiv_annual_report.pdf

51- Joelving, F., « Paper mills are bribing editors at scholarly journals, Science investigation finds », Science, janvier 2024. Lien : https://www.science.org/content/article/paper-mills-bribing-editors-scholarly-journals-science-investigation-finds

52- Hao, Q., Xu, F., Li, Y., Evans, J., « Artificial Intelligence Tools Expand Scientists’ Impact but Contract Science’s Focus », arXiv:2412.07727 (accepté par Nature). Lien : https://arxiv.org/abs/2412.07727

53- Rédaction Médicale et Scientifique, « Les dérives du peer review pourraient augmenter pour satisfaire les auteurs », 2022. Lien : https://www.redactionmedicale.fr/2022/09/les-derives-du-peer-review-pourraient-augmenter-pour-satisfaire-les-auteurs

54- Wikipédia, « Elsevier ». Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Elsevier

55- COAlition S, « Plan S : Making full & immediate Open Access a reality », Lien : https://www.coalition-s.org/wp-content/uploads/2025/11/cOAlition-S-Strategy-2026-2030-full-version.pdf

56- Brainard, J., « After Coalition S disrupted scientific publishing, new plan retreats from strict requirements » . Lien : https://www.science.org/content/article/after-coalition-s-disrupted-scientific-publishing-new-plan-retreats-strict-requirements

57— Wikipédia, « The Cost of Knowledge ». Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Cost_of_Knowledge

58- Sanderson, K., « Editors quit top neuroscience journal to protest against open-access charges », Nature, 21 avril 2023. Lien : https://www.nature.com/articles/d41586-023-01391-5

59- Retraction Watch, « Evolution journal editors resign en masse to protest Elsevier changes », décembre 2024. Lien : https://retractionwatch.com/2024/12/27/evolution-journal-editors-resign-en-masse-to-protest-elsevier-changes/

60- Actualitté, « L’équipe d’une revue publiée par Elsevier démissionne pour l’open access ». Lien : https://actualitte.com/article/15367/presse/l-equipe-d-une-revue-publiee-par-elsevier-demissionne-pour-l-open-access

61- Next INpact, « Elsevier : le comité éditorial d’une revue scientifique démissionne ». Lien : https://next.ink/brief-article/elsevier-le-comite-editorial-dune-revue-scientifique-demissionne/

62- The Scholarly Kitchen, « Guest post : Diamond open access needs institutions, not heroes », février 2026. Lien : https://scholarlykitchen.sspnet.org/2026/02/18/guest-post-diamond-open-access-needs-institutions-not-heroes/

63- Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « Une politique ambitieuse pour la science ouverte ». Lien : https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/fr/une-politique-ambitieuse-pour-la-science-ouverte-50735

64- GTLF, page sur Sci-Hub. Lien : https://gtlf.fr/sci-hub/

Lucie Leboulleux

Chercheuse fâchée, Grenoble - France.

https://blogs.mediapart.fr/lucieleboulleux

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