Édition du 12 novembre 2019

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Mouvement syndical

Impasse dans les négociations en santé

La FSQ-CSQ propose de reprendre les discussions sur une nouvelle base

Montréal, le 29 mars 2010. – Afin de dénouer l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations dans le secteur de la santé, la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ), affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), presse le comité patronal de négociation et le gouvernement de reprendre les discussions sur la base d’un projet de réaménagement de la semaine de travail qui contribuerait à régler les problèmes les plus urgents dans les hôpitaux à un coût réaliste.

La présidente de la FSQ-CSQ, Mme Monique Bélanger, soutient que le projet soumis par son organisation syndicale est réalisable et aurait pour effet de régler une grande partie des problèmes des heures supplémentaires.

« Notre proposition vise à augmenter l’attrait des postes de jour, et surtout de soir et de nuit, qui sont les horaires de travail les plus difficiles. Il ne fait aucun doute que si l’on adoptait cette solution, il y aurait une diminution drastique des heures supplémentaires, de la détresse psychologique ressentie par le personnel et des congés de maladie. Cela permettrait également une meilleure conciliation famille-travail », explique Mme Bélanger.

Un coût raisonnable

La FSQ-CSQ évalue à environ 120 millions de dollars l’application de ce réaménagement de la semaine de travail.

« Il s’agit d’un coût raisonnable compte tenu des nombreux bienfaits que cette proposition apporterait dans le réseau. Le gouvernement prétend depuis des années vouloir réduire les heures supplémentaires dans le réseau afin de soulager les travailleuses et les travailleurs pour qu’ils bénéficient d’une meilleure conciliation famille-travail. Le plan que nous avons soumis à la table de négociation répond exactement à cet objectif, mais tout se passe comme si le comité patronal de négociation n’avait pas de mandat pour prendre le temps de l’étudier », dénonce Mme Bélanger.

Des offres patronales qui achèveraient le réseau

Mme Monique Bélanger interpelle le ministre de la Santé, Yves Bolduc, pour que son gouvernement renonce à faire des offres inacceptables, comme celles présentées jusqu’à présent, qui ne règleraient rien aux problèmes du réseau, et qu’il démontre une plus grande ouverture pour considérer la proposition syndicale.

« Si les offres du gouvernement étaient acceptées, ce serait la catastrophe pour le réseau public de santé. Les conditions de travail difficiles que nous vivons présentement sont directement responsables du nombre élevé d’heures supplémentaires, du sentiment de détresse des employés et des nombreux congés de maladie. Pourtant, le gouvernement ne trouve rien de mieux que de faire des offres qui détérioreraient encore plus nos conditions de travail et qui enclencheraient un exode massif des travailleuses et travailleurs de la santé vers le secteur privé », rapporte la présidente de la FSQ-CSQ.

L’erreur de 2005 à ne pas répéter

Mme Monique Bélanger termine en questionnant les intentions du gouvernement et du ministre de la Santé dans la présente négociation.

« Le gouvernement est en train de répéter son erreur de 2005 alors qu’il avait refusé de considérer sérieusement les solutions proposées par celles et ceux qui travaillent quotidiennement dans le milieu. Depuis ce temps, la situation n’a fait qu’empirer dans le réseau. Il me semble que cette fois-ci, il serait temps que le ministre de la Santé se mette sérieusement à l’écoute de son monde », conclut la présidente de la FSQ-CSQ.

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