La position du Conseil général de la FTQ concernant les élections a été de ne pas prendre position pour un parti mais de les questionner. Malgré cette contrainte Magali Picard a indiqué qu’elle soutenait le travail de QS en ce qui concerne de taxer les riches entre autres. Elle a salué l’initiative de QS concernant l’évasion fiscale et la taxe sur la richesse de 0,1% représentant 1 milliard. « Bravo de cette initiative, ça fait du bien de voir qu’il y a des idées qui sortent du cadre avec QS » a-t-elle affirmé. En ce qui concerne la proposition de salaire minimum à 20$/heure, elle s’offusque contre ceux qui s’y opposent : « Et tout d’un coup les entreprises vont fermer leurs portes… alors qu’il est impossible d’avoir une vie décente au salaire minimum. » Elle poursuit en affirmant qu’il n’y a aucune condition pour les entreprises. Aucune condition pour la sécurité d’emploi, aucun engagement de rester ici. Il faut développer et finaliser la transformation de nos richesses naturelles. Par exemple, le bois est envoyé aux ÉU pour être transformé et retourné chez nous à gros prix, il est temps que ça change !
Le lien essentiel syndicats et parti politique de gauche
Comment dépasser cette situation. Selon ses statuts, la FTQ prend position sur les questions électorales lors de son Conseil général. Celui-ci peut appuyer un parti politique, ce qu’il a déjà fait dans le passé, ou s’abstenir. La FTQ est traversée par des courants politiques différents dont principalement le PQ et QS. Elle avait appuyé le PQ en 2007 mais était revenue à la neutralité aux scrutins suivants. Le Conseil Régional Montréal Métropolitain avait en 2014, appuyé les candidats et candidates de Québec solidaire qui étaient membre de la FTQ, dont l’auteur de ces lignes.
En 2001, le Conseil central de Montréal CSN s’était impliqué lors de l’élection complémentaire dans Mercier en soutenant la candidature de Paul Cliche. Il avait appuyé le Parti québécois à l’élection de 1970, puis le NPD tant au provincial qu’au fédéral. Sur la scène municipale, il était à l’origine du FRAP contre le parti de Jean Drapeau et il avait soutenu par la suite le RCM. En 2002 plus de 400 délégués avaient adopté à très forte majorité, au terme d’une journée de débat, une résolution en faveur de l’action politique lors du congrès du Conseil central de Montréal de la CSN. « Que l’exécutif du conseil central soit mandaté par le présent congrès afin de définir les conditions de notre implication politique dans le cadre d’une campagne électorale. Que les conditions et les modalités soient présentées à l’assemblée générale ou, si nécessaire, à un congrès spécial du conseil central.Adoptée à une forte majorité » [1]
Comment donner suite à cette initiative ?
Le bilan des luttes nous indique que la lutte syndicale seule ne peut arriver à renverser la vapeur contre le patronat et les multinationales. Cela doit faire partie d’une lutte politique unitaire.
À plus forte raison, cette lutte doit s’inscrire lors des élections. Sans perspective de changement social et donc politique, les syndicats sont condamnés à des luttes défensives qui finiront par s’affaiblir. Surtout dans un contexte de montée de la droite et de l’extrême droite sur la planète, qui bénéficie actuellement à la montée du Parti Conservateur mais aussi au discours identitaire et anti immigration dont s’abreuve le PQ.












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