De plus, les conditions du financement promis par la ministre risquent de complexifier la progression des dossiers des CEP à la Cour Supérieure, poursuivis par le CSSDM. En effet, les ordonnances de sauvegarde dans les dossiers du CÉDA et du CSCS n’imposaient pas le versement d’un loyer complet en l’absence d’un financement suffisant de la part du MEQ. Par son geste, la ministre LeBel envenime une situation dont elle a pourtant la clé, à savoir un financement suffisant prévisible et récurrent pour l’entretien des bâtiments dont les CEP sont locataires.
Le 26 mars, les CEP organisent leur riposte et invitent la population à se mobiliser au centre Lorne (2390 rue Ryde), à compter de 10h30. Cette mobilisation, qui prendra la forme d’un tribunal populaire dont Nancy Neamtan et Gérald Larose seront juges, soulignera l’importance d’obtenir un financement public et récurrent.
Les CEP se mobilisent depuis plus de dix ans pour faire reconnaître leurs besoins locatifs particuliers auprès du MEQ et du CSSDM. En effet, après les coupures imposées par le MEQ à l’ancienne commission scolaire en 2015, celle-ci avait refilé la note aux organismes communautaires qu’elle logeait. Malgré une promesse du ministre libéral Sébastien Proulx d’accorder aux CEP un financement suffisant et récurrent pour couvrir l’ensemble de leurs dépenses reliées à l’entretien de l’immeuble, cette proposition ne s’est jamais concrétisée. La solution revendiquée par InterCEP est pourtant simple et peu coûteuse : InterCEP réclame la création d’une enveloppe de moins de 2M$ sur un budget ministériel de 20G$.


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