Depuis plus de 18 mois, le Secrétariat du Conseil du trésor refuse obstinément d’avancer. Pire encore, la semaine dernière, il a convoqué l’APIGQ à deux reprises pour réclamer des reculs sur des gains obtenus lors de la dernière convention collective. Les ingénieurs avaient des compromis. Ils avaient des solutions. Ils avaient tendu la main. En retour, ils ont trouvé un mur.
« Le gouvernement nous force à aller en grève. Ce conflit est entièrement de sa faute. Nous faisons face à une fermeture totale, à un entêtement incompréhensible et à un véritable acharnement contre les ingénieurs de l’État », a dénoncé Marc-André Martin, président de l’APIGQ.
Cette grève survient au pire moment possible : en pleine saison des chantiers et alors que l’état des infrastructures québécoises continue de se détériorer. Chaque semaine apporte son lot de nouvelles alarmantes sur nos routes, nos ponts et nos ouvrages publics. Pourtant, le gouvernement refuse toujours de reconnaître l’urgence de la situation.
L’incohérence est frappante. Le gouvernement verse plus de 500 millions de dollars par année en honoraires professionnels au génie-conseil privé, mais prétend ne pas être capable d’investir quelques millions pour préserver sa propre expertise.
« La CAQ est prête à payer n’importe quel prix à l’externe, mais refuse d’investir dans ses propres ingénieurs. C’est irresponsable. Pendant que les infrastructures se dégradent, le Conseil du trésor préfère provoquer un conflit plutôt que de régler », a conclu Marc-André Martin.


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