Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.
Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.
La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.
« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.
Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».
La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC-CSN) se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »








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