« Un nuage plombe la rentrée 2026, alors qu’on s’enlise dans un climat de travail exécrable. Aucune personne n’est dédiée à temps complet à la Direction des ressources humaine depuis janvier dernier. Et les attaques injustifiées à l’endroit de nos membres qui siègent aux instances de gouvernance (Commission des études et conseil d’administration) se multiplient, plombant la liberté académique et la collégialité dans l’établissement. Ce sont l’engagement et le dévouement du corps professoral qui commencent à être minés par les conflits, au détriment de la population étudiante », déplore Maria Mastorakos, présidente de la John Abbott College Faculty Association (JACFA-CSN).
En effet, dans un document récent obtenu par le syndicat par la Loi sur l’accès à l’information, quand la direction du Collège a demandé aux travailleuses et travailleurs de décrire la culture à John Abbott, les mots utilisés par les personnels ont souvent été accablants : toxique, tendue, problématique, oppressante, irrespectueuse, dysfonctionnelle, décourageante, démotivante, etc.
Le ministère doit intervenir
« Après des mois de tension qui pourrissent le climat, après les appels syndicaux au dialogue, il est temps que la ministre de l’Enseignement supérieur donne les moyens au Collège de pacifier ses relations de travail et sensibilise la direction », estime Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN).
Les revendications du syndicat tombent pourtant sous le sens : il souhaite que le Collège cesse les représailles auprès des enseignant•es siégeant aux instances de gouvernance, respecte ses obligations prévues à la convention en matière de ressources enseignantes à embaucher, négocie de bonne foi pour régler les nombreux griefs actifs, se dote d’un Service de ressources humaines fonctionnel avec une DRH qui choisit la discussion au lieu de forcer la judiciarisation de l’ensemble des enjeux de relations de travail.
« En choisissant la confrontation avec ses employé•es plutôt que de travailler à la recherche de solutions, la direction du Collège John Abott ruine la réputation de cet établissement cher à la communauté anglophone de l’Ouest de l’île de Montréal. Elle compromet ses possibilités de recruter du personnel », conclut Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN).





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