Édition du 27 septembre 2022

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Premières Nations

Les services aux Premières Nations en milieu urbain : l'APNQL invite le Canada et le Québec à passer de la parole aux actes

WENDAKE, QC, le 12 janv. 2015 - « L’annonce que fait aujourd’hui le ministre fédéral des Affaires autochtones sur les services aux Autochtones en milieu urbain risque fort de rater sa cible », déplore Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

« Pour améliorer les services aux citoyens des Premières Nations à l’extérieur de nos communautés, il est essentiel que le Canada et le Québec s’impliquent dès maintenant et concrètement avec les gouvernements des Premières Nations, qui sont directement imputables à leurs citoyens. La première chose que le gouvernement fédéral devrait faire, c’est de lever les obstacles qu’il a lui-même créés et qui empêchent nos gouvernements et institutions de Premières Nations de desservir leurs citoyens en dehors de nos communautés », ajoute le chef Picard.

Dans le contexte actuel, offrir dans les villes des services adéquats aux citoyens des Premières Nations représente un défi énorme. Le plus souvent, les bureaucraties fédérales et provinciales se renvoient la balle et laissent les citoyens des Premières Nations dans le besoin.

« Au-delà de l’annonce d’aujourd’hui du ministre fédéral, faite sans consultation des autorités imputables aux citoyens des Premières Nations, j’invite les deux ministres responsables des Affaires autochtones à Québec et à Ottawa à s’engager avec l’APNQL à trouver des solutions concrètes à des situations graves et connues de tous depuis longtemps, et qu’il devient indécent de faire semblant d’ignorer. Il ne s’agit pas d’un problème de structure. Il s’agit plutôt d’avoir la volonté de s’attaquer directement aux problèmes. L’APNQL est prête à travailler avec eux dans ce sens, dès maintenant.

L’APNQL reconnait le rôle important que jouent en milieu urbain les Centres d’amitié autochtones. Je me dois ici de souligner un fait unique au Canada : avec l’appui des chefs, les Centres d’amitié siègent à la table de l’APNQL depuis plus de vingt ans. C’est certainement un plus en vue d’une meilleure complémentarité des services. Mais sans un engagement clair et concret de la part du Canada et du Québec, les membres des Premières Nations demeureront le plus souvent des citoyens de seconde classe dans les centres urbains du Québec.

« Nos populations, peu importe leur lieu de résidence, méritent d’être traitées avec équité et égalité et l’annonce d’aujourd’hui n’est pas une solution qui permettra d’améliorer la situation », conclut le chef Picard.

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