La déclaration publique pays par pays obligerait les grandes multinationales à divulguer publiquement où elles génèrent des profits, où elles emploient des travailleurs et combien d’impôts elles paient, en utilisant les données que les entreprises transmettent déjà en privé aux autorités fiscales.
Malgré le fait qu’il recueille ces renseignements, le Canada ne les rend pas publics, contrairement à l’Union européenne et à l’Australie. Par conséquent, 22 à 25 milliards de dollars de profits engendrés par des entreprises sont transférés à l’extérieur du Canada chaque année en l’absence quasi-totale de contrôle, ce qui affaiblit le pouvoir de négociation des travailleuses et travailleurs et draine les revenus nécessaires aux services publics et à l’infrastructure.
QUOI : Commentaires sur les revendications des syndicats pour une plus grande transparence fiscale des entreprises
QUAND : Sur rendez-vous
QUI : DT Cochrane, économiste principal au Congrès du travail du Canada
CITATION : « On nous a dit qu’une réduction de l’impôt des entreprises entraînerait plus d’investissements et de meilleurs emplois. Au lieu de cela, les entreprises ont transféré leurs profits vers des paradis fiscaux et payé leurs actionnaires, tandis que les familles travailleuses étaient laissées pour compte. La déclaration publique pays par pays permettrait de mieux comprendre la façon dont les entreprises évitent de payer de l’impôt. Les données existent déjà, d’autres pays ont agi, et ça va de soi que le Canada emboîte le pas. » - DT Cochrane


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