21 juillet 2026
Montréal, le 21 juillet 2026 – L’Association du personnel enseignant des sciences infirmières de McGill (AMNAS) et le Conseil fédéré des associations mcgilloises de professeur·es et bibliothécaires (COFAM) dénoncent la dernière atteinte aux droits du travail commise par l’administration de l’Université McGill : sa contestation de l’accréditation de l’AMNAS devant le Tribunal administratif du travail.
« Nous sommes fiers d’annoncer qu’en date d’hier, près de 75 % des salariés éligibles ont adhéré à notre syndicat, déclare William Archambault, président par intérim de l’AMNAS. Face à un soutien aussi indéniable, il est décourageant de voir l’administration de l’université déterminée à saper un syndicat démocratiquement élu et à faire obstacle à la négociation collective ».
Pendant deux siècles, McGill ne comptait aucun syndicat du personnel enseignant bien que la syndicalisation soit la norme dans toutes les autres universités québécoises. L’AMNAS est le septième et plus récent syndicat du personnel enseignant de McGill à déposer une demande d’accréditation depuis que l’Association mcgilloise des professeur·es de droit (AMPD) a déposé la sienne le 7 novembre 2021. « L’administration de McGill adopte depuis longtemps une posture antisyndicale. Cette quatrième contestation révèle une tendance de l’administration à tout mettre en œuvre pour mettre des bâtons dans les roues des syndicats démocratiquement constitués, explique Barry Eidlin, deuxième vice-président de l’Association mcgilloise des professeur·es de la Faculté des arts (AMPFA) et porte-parole de la COFAM. Ces tactiques d’opposition agressives ne sont pas seulement décevantes elles sont également très coûteuses. L’administration a dépensé pas moins de 1,1 million de dollars au cours des cinq dernières années en frais juridiques pour s’opposer à la syndicalisation, une somme qui aurait été mieux investie ailleurs ».
En plus de contester l’accréditation de l’AMNAS, l’Université McGill a eu recours à diverses tactiques pour retarder les négociations et entraver les processus d’accréditation. En effet, en août 2024, le tribunal du travail du Québec a émis une ordonnance de sauvegarde à l’endroit de l’administration après avoir conclu que celle-ci était susceptible d’entraver et d’interférer dans les affaires syndicales lorsqu’elle a, juste avant une réunion importante, envoyé deux courriels aux membres de l’AMPD dans le but de les influencer et de « miner la crédibilité du syndicat ». Le tribunal du travail du Québec doit entendre le cas de l’AMNAS le 28 août.
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