Édition du 19 octobre 2021

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Garderies

Négociations en CPE - Les intervenantes en petite enfance affiliées à la CSQ votent à 95 % en faveur de 6 jours de grève

MONTRÉAL, le 21 sept. 2021 - La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) annonce qu’au terme des consultations locales concernant la négociation nationale et regroupée en centre de la petite enfance (CPE), les intervenantes en petite enfance qu’elles représentent ont voté à 95 % en faveur d’un mandat de six jours de grève.

« Cette bataille pour améliorer les conditions de travail pour le personnel en CPE, nous voulons la mener avec les parents. Parce qu’un peu partout au Québec, notre réseau est confronté à des bris de service ou même à des fermetures complètes. Dans un contexte de relance, nous avons tout intérêt à être fiers du modèle québécois de CPE et offrir de meilleures conditions de travail à ces personnes, en grande majorité des femmes, qui contribuent au développement de nos tout-petits », a lancé en substance le président de la CSQ, Éric Gingras, lors de l’annonce des résultats.

Un nouvel élan pour la négociation

Par l’adoption de ce mandat de grève, la CSQ et la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) souhaitent donner un second souffle à la négociation. Après plus de 18 mois sans convention collective, elles réitèrent leur désir d’en arriver à une entente le plus rapidement possible.

« Compte tenu que nous souhaitons laisser une deuxième chance à la négociation, nous avisons les parents que nos journées de grève ne seront pas déployées immédiatement. Ce matin, nous avons rencontré la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel. Nous espérons que la volonté d’en arriver à une entente exprimée de part et autre se traduira en gestes à la table de négociation. Dans la mise en œuvre des journées de grève, nous tenterons, dans la mesure du possible, d’informer le plus à l’avance possible pour leur permettre de se trouver un plan B. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons adopté ce mandat de grève et nous nous engageons à le déclencher seulement après avoir épuisé toutes nos autres démarches », a expliqué la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

Une demande syndicale responsable

La CSQ et la FIPEQ-CSQ ont deux demandes prioritaires dans le cadre de la négociation :

- Un meilleur salaire ;

- Du soutien pour le personnel éducateur.

Selon elles, avec moins du quart des sommes transférées par le fédéral dans le cadre de l’entente asymétrique Canada-Québec 2021-2026 sur le financement des services de garde, il serait possible de répondre favorablement à toutes leurs demandes. « Avec les milliards qui ont été annoncés dans les derniers mois, le développement de notre réseau et la valorisation de ses intervenantes sont une question de volonté politique. Nous espérons que le gouvernement a pris acte de la situation de pénurie et qu’il est prêt à donner le coup de barre nécessaire pour renverser la tendance », terminent Mme Grenon et M. Gingras.

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