Sans contrat de travail depuis 2023, les ingénieurs du Gouvernement du Québec poursuivent leurs représentations afin d’obtenir des conditions leur permettant de remplir adéquatement leur mission au service des infrastructures publiques québécoises. Les négociations avec le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) stagnent depuis plus d’un an.
L’APIGQ souligne qu’il s’agit de la première fois en 10 ans qu’une demande de rencontre avec la présidence du SCT lui est refusée.
Les membres ont pourtant des demandes raisonnables, réclamant notamment un encadrement négocié du télétravail et des espaces de bureaux adéquats. Ils souhaitent que le gouvernement reconnaisse enfin l’importance stratégique de l’ingénierie et de l’expertise publique dans un contexte où l’état des routes, ponts et barrages continue de se détériorer partout au Québec.
« Le gouvernement répète vouloir faire des infrastructures une priorité, mais sur le terrain, il refuse toujours de donner aux ingénieurs de l’État les moyens et la reconnaissance nécessaires pour accomplir ce travail. Après plus d’un an d’impasse, nos membres sont à bout de patience », affirme Marc-André Martin, président.
L’APIGQ demande aujourd’hui au gouvernement d’accorder aux ingénieurs une part de l’enveloppe sectorielle destinée aux groupes jugés prioritaires. Elle appelle la ministre Duranceau à démontrer une réelle volonté de régler le conflit et à envoyer enfin un signal clair d’ouverture à la table de négociation.



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