Depuis, nous avons appris que ce serait le député fédéral du NPD, monsieur Boulerice. L’avez-vous vu sur toutes les tribunes ? Il a été plutôt discret. Certains diront que ç’aurait été indélicat, vu qu’il n’est pas le porte-parole officiel masculin. Cela amène une autre question ? Où est notre porte-parole masculin, monsieur Zanetti ? Il se fait rare ces temps-ci. Donc, nous avons cédé sur notre principe de parité et nous renonçons à notre représentation
bicéphale, qui était une particularité bien solidaire. Pour quels gains politiques exactement ? Y aurait-il une vague orange qui est passée, mais que je n’ai pas vue ?
Au contraire, aurait-on simplement utilisé la démocratie du parti pour faire une faveur à un chum ? On aurait pavé la voie pour qu’un député avec un job steady au fédéral puisse faire le saut vers un job steady au provincial. Ce qui nous amène exactement au niveau des péquistes ou des caquistes qui veulent parfois favoriser la traversée de chambre de certains collègues députés. Il est vrai que cette tactique peut ne durer que 48 heures parfois, comme avec monsieur Marissal entré au PQ et ressorti aussi vite.
Je vais me permettre un parallèle curieux. Je suis professeure de littérature et, cette semaine, les colonnes du temple littéraire ont été salement secouées. Un nominé au Goncourt a été accusé d’avoir utilisé l’IA et cela a été repéré grâce à une autre IA. Si on perd confiance dans la production littéraire pour qu’elle soit créée par des humains pour des humains, que reste-t-il du champ littéraire ? Un champ de ruines. Voilà ce qui reste. Pour participer au champ littéraire, il faut avoir une foi minimale en l’existence de champ et en sa valeur. C’est ce qu’enseignait un grand sociologue du nom de Pierre Bourdieu.
Pour agir dans un domaine, il faut y croire. Les difficultés de financement, de mobilisation et d’un message d’espoir chez les solidaires réside-t-il dans une perte de foi envers le parti ? On dit que Ruba fait une bonne campagne qui va permettre de sauver les meubles.
Pas exactement inspirant. Nous sommes remontés à 13% dans les intentions de vote. Cela pourrait se traduire entre 2 et 9 sièges si on en croit les projections de Québec 125. Les deux seuls comtés que l’on considère « solides » sont Gouin, d’abord, et Mercier en second. Boulerice, maintenant qu’on lui a confié notre meilleur château fort, va avoir un sérieux travail à faire pour redonner l’espoir à la gauche.











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