Tiré d’Agence média Palestine.
L’appel commence par rappeler le contexte : en janvier 2026, 292 journalistes palestinien·nes avaient été tué·es par Israël, des centaines blessé·es et plus de 200 arrêté·es et détenu·es arbitrairement. Sans compter les violences, les intimidations, les déplacements forcés et le ciblage des familles des journalistes de Gaza. L’interdiction des médias étrangers d’entrer dans Gaza « viole les principes fondamentaux de transparence et entrave la vérification indépendante des crimes de guerre allégués », ajoute l’appel.
Dans cette situation d’entrave à la liberté d’information, les médias étrangers, souligne le texte, ont relayé des « schémas récurrents de désinformation, y compris des cas de discours de haine et de rhétorique déshumanisante ». De même des « restrictions » et des « représailles » ont été constatés dans certaines rédactions à l’encontre de journalistes pour leur couverture des questions israéliennes ou palestiniennes.
« Il est rare qu’un conflit mette en cause la liberté d’opinion et d’expression de manière aussi étendue et bien au-delà de ses frontières », ajoute l’appel.
Les contributions attendues pourront provenir de simples citoyens·nes, de journalistes, de travailleur·euses des médias, d’universitaires, d’organisations de la société civile et d’autres acteurs pertinents sur le rôle des médias. Ils devront, entre bien d’autres points, donner des exemples illustrant « les processus de déshumanisation des Palestinien·nes, notamment par des représentations niant leur statut de civils ou présentant les Palestinien·nes comme un ennemi indifférencié », « la diffusion de désinformation et de récits discréditant le travail des journalistes palestiniens » et apportant des preuves que « de tels récits reflètent des lignes éditoriales institutionnelles plutôt qu’une conduite journalistique isolée ».









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