Édition du 22 novembre 2022

Une tribune libre pour la gauche québécoise en marche

Débats : quel soutien à la lutte du peuple ukrainien ?

Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !

Le 21 septembre, Vladimir Poutine a annoncé le début de la mobilisation. Cette décision est une conséquence directe de l’échec total de l’ « opération spéciale » de Poutine : l’armée, dans son état actuel, est incapable de tenir les territoires ukrainiens occupés, et une nouvelle offensive est hors de question.

Tiré de Entre les lignes et les mots

Seuls le chantage nucléaire et une tentative de renverser la situation sur les fronts par la supériorité numérique peuvent sauver la clique de Poutine d’une défaite ignominieuse dans une guerre impérialiste agressive.

Même après six mois de guerre totale avec des pertes énormes, les autorités russes tentent de convaincre le public que tout se déroule comme prévu et que la mobilisation ne touchera qu’une petite partie de la population. En poursuivant la stratégie développée pendant la pandémie, le régime de Poutine n’appelle pas les choses par leur nom, et invente des formulations qui ne sont prévues par aucune loi. Comme il y a deux ans, lorsqu’au lieu d’un référendum sur les amendements constitutionnels, nous avions un « vote populaire » et qu’au lieu de l’état d’urgence pendant la pandémie, nous avions le « régime des jours chômés », maintenant nous avons les « opérations spéciales » au lieu de la guerre, et au lieu de la mobilisation, nous avons la « mobilisation partielle pour une opération militaire spéciale ». Chaque mot ici est une tromperie.

En fait, nous pouvons déjà constater que la mobilisation ne sera pas partielle et pourra toucher tout le monde. Le décret «  relatif à la déclaration de mobilisation partielle  » ne précise pas les catégories de citoyens soumis à la conscription et ne prévoit un sursis que pour les employés du complexe militaro-industriel. Probablement, seuls les membres du Conseil de la Fédération et les députés de la Douma d’État peuvent se sentir en sécurité car la loi « sur la formation et la mobilisation » prévoit leur report. Ainsi, malgré les déclarations de Poutine et de Shoigu, tout homme âgé de 18 à 60 ans et toute femme susceptible d’accomplir un devoir militaire (y compris, par exemple, le personnel médical) peuvent être mobilisés. Le manque d’enthousiasme patriotique et la panique croissante signifient que les autorités seront obligées d’enrôler de force tous ceux qui peuvent aller au front pour atteindre les objectifs de mobilisation.

L’annonce de la mobilisation ressemble à un geste désespéré et à un défi pour le régime dont le principal fondement a été la dépolitisation de masse. Il existait un pacte informel entre les citoyen-nes et les autorités : vous restez en dehors des affaires de l’État et l’État reste en dehors des vôtres. Aujourd’hui, la guerre s’invite dans toutes les familles, il n’est plus possible de la regarder avec indifférence à la télévision, il faudra y mourir.

Il est déjà évident que la mobilisation mène à un chaos croissant et n’est pas soutenue, comme le montre clairement l’exode du pays qui a commencé. Hier, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes russes. Oui, ils étaient peu nombreux et violemment réprimés. Pourtant, une décision aussi tardive et cynique de mobilisation montre que le régime de Poutine a une peur secrète des soulèvements spontanés et de la révolte populaire. En mars déjà, il semblait que la décision d’envahir le pays serait fatale au régime, mais aujourd’hui, ce pronostic est encore plus précis. Le système de Poutine, au prix d’un nombre énorme de vies, tentera de retarder son effondrement.

La seule façon de mettre fin à la guerre est de vaincre Poutine. Cette défaite doit être infligée à la fois à l’extérieur – par la victoire de l’Ukraine – et à l’intérieur – en protestant contre la dictature de Poutine et en n’exécutant pas ses ordres. La participation forcée aux hostilités menées par la Russie sur le territoire d’un autre pays n’est pas un acte de courage ou de patriotisme. Aujourd’hui, toute forme de résistance à la mobilisation – de refus de la conscription et de l’incendie des bureaux d’enregistrement et d’enrôlement militaires aux actes de désobéissance de masse et de sabotage – serait véritablement courageuse et brave. Non à la conscription ! Pas un seul soldat pour une guerre criminelle !

https://posle.media/ni-odnogo-soldata-dlya-prestupnoj-vojny
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