Édition du 3 décembre 2019

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Garderies

Petite enfance : 2016, une année à oublier, selon la FIPEQ-CSQ

MONTRÉAL, le 30 déc. 2016 - La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) espère que 2017 marquera un changement de direction dans les politiques gouvernementales en matière de petite enfance, après une année 2016 marquée par la poursuite du démantèlement du réseau public de services de garde.

« Malgré les protestations des parents frappés par des factures monstres et les fermetures de services de garde, particulièrement en milieu familial, la modulation des frais de garde est toujours en place. En dépit de manifestations sans précédent, les coupes en CPE vont tout de même de l’avant, affectant la qualité des services. On espère qu’en 2017, la politique de la sourde oreille cessera et que le gouvernement libéral écoutera les parents du Québec et changera de cap en petite enfance », explique la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon.

Des changements de pacotille

Le gouvernement a tenté de calmer la grogne en 2016 en modérant la modulation pour un deuxième enfant et en instaurant des montants transitoires pour les CPE, mais pour la FIPEQ-CSQ, ces gestes ne furent que des opérations de relations publiques, qui n’ont rien changé de fondamental dans les décisions gouvernementales.

« De nombreuses voix se sont faites entendre toute l’année, notamment lors de la Commission sur la petite enfance, pour rappeler le rôle essentiel des services de garde publics dans le développement des enfants et l’écart de qualité entre ceux-ci et les milieux de garde privés. Pourtant, le gouvernement continue de mettre en place des mesures qui privilégient les services de garde privés. On entend continuer de mettre de la pression en 2017 pour remettre les tout-petits du Québec au cœur de nos priorités en tant que société », se désole Valérie Grenon.

Une nouvelle convention

La prochaine année marquera également la suite des négociations des intervenantes en CPE en vue d’obtenir une nouvelle convention collective nationale.

« On sent déjà que le gouvernement tentera dans ces négociations de continuer de sabrer dans nos milieux de garde. De notre côté, on entend se battre pour que les travailleuses qui s’occupent directement de nos tout-petits reçoivent le respect qu’elles méritent. Pour nous, cette bataille, c’est non seulement pour nos conditions de travail, mais pour la survie à long terme du réseau des CPE », conclut Valérie Grenon.

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