Édition du 18 janvier 2022

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Mouvements sociaux

Première réaction au budget du Québec 2009-2010 - Le Collectif pour un Québec sans pauvreté inquiet des hausses de tarifs

QUEBEC, le 19 mars - Le Collectif pour un Québec sans
pauvreté est inquiet des avenues envisagées par le gouvernement du Québec pour assurer la qualité et le financement des services publics dans son budget
2009-2010. Les personnes et les familles à faible revenu risquent d’être les
grandes perdantes d’une telle politique, directement inspirée du rapport
Montmarquette.

Le gouvernement prétend que la tarification n’aura pas d’impact sur les
personnes à faible revenu. Cette intention reste à prouver. Les mesures
compensatoires existantes ne couvrent pas tous les besoins de base et ne sont
pas accessibles à toutes les personnes en situation de pauvreté. Aucun
mécanisme n’est proposé pour contrebalancer les effets de la mise en oeuvre de la politique de financement des services publics de l’actuel gouvernement du
Québec.

Des exemples : transport et électricité

"Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale
rappelait dans son avis Des tarifs qui excluent, des solutions qui rassemblent
(2008) que le transport est un besoin de base essentiel mal reconnu et que
l’accès au transport constitue un outil d’inclusion. Pourtant, aucune mesure
compensatoire n’est prévue au niveau du transport en commun pour les personnes à l’aide sociale", affirme Ian Renaud-Lauzé, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

"Les tarifs d’électricité ont augmenté de 13% de 2004 à 2006 et la
facture d’électricité représente 8% des dépenses des ménages. Les hausses
passées ont fait mal aux ménages en situation de pauvreté et la politique de
financement des services publics ne laisse rien présager de bon",
mentionne-t-il également.

Une question de moyens

Le gouvernement se vante d’augmenter le revenu disponible des familles à
un point tel que le Québec représenterait un "paradis" pour elles. Il ne
faudrait pas qu’il diminue ses prétentions par des hausses de tarifs
inacceptables. Depuis l’avènement du gouvernement libéral, le revenu
disponible des personnes seules à l’aide sociale a diminué de 5%. Dans cette
perspective, des hausses de tarifs laissent craindre le pire pour ces
personnes. Il aurait été préférable de valoriser un régime d’imposition plus
progressif, avec une juste contribution des plus fortunéEs, permettant de
faire des choix de société sans impact négatif pour les plus pauvres.

Actif depuis 1998, le Collectif pour un Québec sans pauvreté regroupe 33
organisations nationales québécoises, populaires, communautaires, syndicales,
religieuses, féministes, étudiantes, coopératives ainsi que des collectifs
régionaux dans quinze régions du Québec. Toutes ces organisations ont dans
leur mission la lutte à la pauvreté, la défense collective des droits et la
promotion de la justice sociale. Des centaines d’organisations et des milliers
d’individuEs de plusieurs secteurs de la société civile forment son réseau
d’appui.


Renseignements : Martin Michaud, responsable des communications,
Cellulaire : (418) 254-7238, communications@pauvrete.qc.ca ; www.pauvrete.qc.ca

Mots-clés : Mouvements sociaux

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