« Avant de lancer des appels d’offres, Ottawa doit faire la preuve de la pertinence d’un tel projet. Ce n’est pas un secret, ceux qui investissent dans ce genre d’opération maximisent les profits et refilent la note aux passagers, aux compagnies aériennes et aux commerçants, tout en nivelant vers le bas les conditions de travail et les salaires des travailleurs et travailleuses. Ce n’est pas parce que c’est géré par le privé que c’est plus efficace », déclare la présidente de la FTQ, Magali Picard.
« Les aéroports sont des infrastructures stratégiques. Le gouvernement a la responsabilité d’en conserver le contrôle. Dans le cas de Heathrow à Londres, souvent cité comme un modèle, la privatisation a entraîné une hausse importante des frais et des tarifs pour les compagnies aériennes, les passagers et les commerçants. A-t-on besoin de rappeler que la priorité du privé est de faire des profits trop souvent au détriment du bien commun ? C’est le résultat prévisible d’un marché captif entre des mains privées », conclut la présidente.


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