Les établissements d’enseignement sont parmi les premiers lieux où se vivent concrètement les enjeux de diversité, de liberté de conscience et de cohabitation culturelle. Ignorer les étudiantes et étudiants dans un projet de loi qui touche précisément ces réalités revient à priver le débat d’une perspective essentielle.
Dans son avis déposé pour la commission, la FECQ considère que l’obligation d’avoir le visage découvert dans les cégeps constitue une mesure discriminatoire qui cible de facto les femmes musulmanes portant le niqab ou la burqa. Le document rappelle que cette exigence vient restreindre l’accès aux études supérieur en forçant des étudiantes à choisir entre leurs convictions religieuses et leur droit fondamental à l’enseignement supérieur. De plus, le document souligne l’incohérence du gouvernement, qui exige des personnes stagiaires qu’elles se conforment aux obligations de la laïcité alors même qu’elles ne sont pas rémunérées.
Pour la FECQ, cette omission n’a rien d’un simple oubli administratif : elle illustre un mépris inquiétant pour la voix des jeunes et pour les milieux d’enseignement, pourtant directement touchés par les mesures proposées. « Difficile de comprendre pourquoi ceux qui vivront les impacts doivent encore se battre pour être entendus. », affirme Christopher Zéphyr, président de la FECQ.


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