« On doit donner plus d’oxygène aux petites entreprises, c’est évident. L’annonce soulève d’autres questions : pourquoi maintenant et est-ce que l’impact positif réel a été évalué ? Avec l’état de nos finances publiques, hérité de la mauvaise gestion de la CAQ, il faut s’assurer que chaque dollar dépensé aura un effet réel sur la stimulation économique et sur le coût de la vie des gens qui travaillent. Ce sont souvent les mesures les moins tape-à-l’œil qui ont le plus d’impact. La première ministre devrait résister à la tentation des cadeaux électoralistes. », a réagi Ruba Ghazal, porte-parole et cheffe parlementaire de Québec solidaire.
Québec solidaire plaide pour une approche plus progressive de la fiscalité des entreprises qui ne pénalise pas leur croissance et qui soutient réellement les plus petits joueurs. C’est d’ailleurs ce que suggère la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke.
« Le système fiscal québécois pour les entreprises est complètement débalancé. Il y a des écarts importants entre la plus petite et la plus grosse des entreprises. La CAQ préfère le mur à mur. Quand on parle de PME, ce n’est pas que le petit café du coin. À Québec solidaire, on favorise une approche plus progressive qui aide vraiment les plus petits joueurs et qui évite de creuser les distorsions économiques entre les entreprises. Ce n’est pas en copiant l’Ontario qu’on construit une fiscalité juste et cohérente pour le Québec. », a ajouté Alejandra Zaga Mendez, responsable solidaire en matière d’économie.
Québec solidaire souligne également le caractère surprenant de l’annonce : la mesure était absente du budget déposé en mars et ne figurait pas parmi les engagements de campagne à la chefferie de Mme Fréchette. Le parti rappelle que le budget du Québec doit être utilisé dans l’intérêt général des Québécoises et des Québécois, pas pour financer les cadeaux électoraux de la CAQ.


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