L’employeur refuse de reconnaître à leur juste valeur les travailleurs de ce centre de distribution et de transformation de l’acier de Boucherville. « La dernière convention collective avait été signée en 2021, tout juste avant la vague de flambée de l’inflation… Il y a un rattrapage salarial important à faire et la compagnie doit cesser de se mettre la tête dans le sable », fait valoir le représentant syndical des Métallos, Steve Galibois.
Comble de l’insulte, la dernière proposition de l’employeur concentrait les avancées salariales sur les travailleurs ayant moins de trois ans d’ancienneté pour faciliter l’embauche de personnel, sans investir dans la rétention des travailleurs plus expérimentés.
« Ça n’a aucun sens que les fidèles salariés s’appauvrissent parce qu’on ne reconnaît pas leur apport. L’employeur doit rémunérer à leur juste valeur ceux et celles qui font fonctionner l’entreprise au jour le jour et en assurent la stabilité. C’est une offre insultante. Il faut préserver la capacité d’achat et ne pas laisser les salaires se dégrader par rapport au reste de la société. La compagnie a eu l’occasion depuis 2021 d’augmenter ses prix et de faire davantage de profits, les travailleurs doivent pouvoir aller chercher leur juste part », insiste le président de l’unité syndicale de la section locale 2008 des Métallos, Jean-François Trudel.
Précisons que l’entreprise fonctionne à plein rendement et ne semble pas affectée par les tarifs états-uniens à ce jour.
Une nouvelle rencontre de négociations est prévue jeudi.






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