Édition du 20 avril 2021

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Asie/Proche-Orient

Une tradition de violence juive

Juifs et Juives bénéficient en Occident du statut d’éternelles victimes, découlant de que l’on nomme (faussement) "l’antisémitisme". Cette ligne de pensée victimisante d’une forte majorité des membres des classes politiques occidentales (suivie aussi par une partie de l’opinion publique) répand une image vertueuse du Juif et de la Juive, celle d’un peuple longtemps oppressé, marginalisé, objet de pogroms et pour finir, de l’Holocauste.

Ces pauvres gens seraient enfin revenus sur le tard dans leur lointaine patrie d’origine (un autre mythe),au Proche-Orient et ils devraient depuis lors affronter la "violence" et le "fanatisme" des Arabes, pour la plupart musulmans.
Cette manière de voir contient du vrai pour ce qui est des persécutions européennes anti-judaïques, mais elle occulte une autre réalité, nettement plus sinistre : celle de la violence juive, puis israélienne. Elle fait partie d’une tradition que certaines élites juives ont perpétuée fort activement.

Car non seulement celles-ci ont-elles depuis belle lurette mis sur pied un système financier tout aussi exploiteur que les autres, mais il existe aussi une pègre juive, en particulier aux États-Unis. Certains de ses membres ont fait les manchettes des journaux à l’époque de la Prohibition, c’est-à-dire les décennies 1920 et 1930. On peut en conclure qu’il existe bel et bien une mafia juive, tout aussi implacable que ses équivalentes italienne, latino et irlandaise. On compte donc des Parrains juifs.
On peut se demander jusqu’à quel point certains dirigeants terroristes sionistes ne partageaient pas cette culture de la violence durant la période des années 1930 et 1940, où ils s’en prenaient aux Britanniques en Palestine et à ceux et celles qu’on nomme maintenant les Palestiniens et Palestiniennes.

Elle paraît se perpétuer chez plusieurs responsables politiques et militaires israéliens de nos jours encore, et peut-être plus que jamais.

Non seulement n’hésitent-ils pas la plupart du temps (et lorsqu’ils le font, ce n’est pas pour des motifs moraux, mais politiques) à recourir aux exécutions extra-judiciaires contre les résistants et résistantes palestiniens en période troublée, mais les expressions qu’ils utilisent pour marquer leur satisfaction devant une opération réussie ressemblent étonnamment à celles des pégreux : "liquidé", "supprimé", "éliminé".

Ainsi, durant la première intifada (celle dites "des pierres") qui s’est déroulée de 1987 à 1994, après que les commerçants palestiniens eussent mené un boycott contre les impôts et les taxes très lourdes que l’occupant israélien leur imposait arbitrairement, boycott qui s’était en fin de compte soldé par un échec, un responsable militaire israélien s’était écrié à peu près en ces termes :
"La grève des impôts a été liquidée".

L’assassinat d’ennemis politiques palestiniens constitue une vieille tradition sioniste, puis israélienne, laquelle renvoie à une certaine violence juive ancestrale.
Ce qui n’excuse en rien les pogroms anti-judaïques qui se sont poursuivis en Europe durant des siècles et encore moins l’Holocauste des nazis, mais ce n’est pas un motif pour fermer les yeux sur l’autre violence, celle de secteurs délinquants des communautés juives, puis celle d’Israël contre les Palestiniens et Palestiniennes, lesquels ne portaient pourtant aucune responsabilité dans ces affreux événements européens.

On peut donc en conclure à l’ambiguïté humaine en ce qui concerne l’utilisation de la violence, les notions de victimes et de bourreaux pouvant fort varier dans le temps et l’espace.

Jean-François Delisle

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