1 . Les scientifiques nous disent que le maintien des systèmes écologiques de la planète sont mis en danger et qu’ils menacent même de s’effondrer. En raison de la pollution atmosphérique croissante causée par l’utilisation de combustibles fossiles, la planète connaît un réchauffement climatique. Parmi les effets les plus extrêmes des changements climatiques mentionnons : la hausse du niveau des mers, l’acidification des océans, l’extinction de nombreuses espèces, des dommages à la production alimentaire et bien plus encore. Il a actuellement une situation d’urgence immédiate pour les systèmes économiques, politiques et sociaux bâtis par l’humanité. Les plus vulnérables parmi les humains souffrent déjà et la recherche montre que des personnes sont déjà en train de mourir en grand nombre en raison des effets des hausses de la températures mondiale. La crise s’intensifie à un rythme alarmant..
2. Les écosocialistes considèrent cette crise écologique comme un symptôme d’un système économique et social sous-jacent appelé capitalisme, dont les caractéristiques de fonctionnement de base sont les suivantes : (1) l’impératif du profit et de la concurrence axée sur l’expansion sans limite , (2) le traitement du travail humain et de la nature comme des marchandises à vendre plutôt que des valeurs favorisant le bien-être et la stabilité écologique de l’homme ; (3) les bénéfices tirés par une classe sociale minoritaire qui exerce un pouvoir politique démesuré , (4) les priorités sociales déformées parmi les humains, y compris dans notre relation avec le reste de la nature.
3. Les écosocialistes prennent la crise climatique au sérieux en appelant les gens à rejeter le capitalisme et à le remplacer par le socialisme et l’éco- santé. Dans un tel avenir, nous allons tirer des leçons positives du passé et ne pas répéter les graves erreurs des tentatives antérieures au socialisme. Nous n’allons pas non plus essayer de reconstruire un passé romantique, des chevaux et des bogeys. Nous regardons au-delà de la défense de l’environnement et nous contestons les divisions sociales créées par la puissance économique du capitalisme .
Les travailleurs et les travailleuses en tant que classe organisée doivent jouer un rôle central dans cette transition parce qu’elle est le contrepoids à la puissance du capital. Nous luttons pour une transition vers un nouveau système qui est écologiquement résilient, socialement juste, économiquement et politiquement démocratique, capable de prendre en charge la santé des collectivités et de créer des emplois productifs. Ces changements nécessiteront la puissance combinée d’une action coordonnée des travailleurs et des travailleuses qui créent la richesse , des soulèvements de toutes sortes par le peuple travailleur et de nos alliéEs dans nos collectivités.
4 . Nos objectifs sont de gagner le combat pour la justice sociale, pour les droits humains, pour l’élimination du racisme et du sexisme, pour le droit fondamental des travailleurs et des travailleuses à former des syndicats qui puissent participer pleinement à la gestion des entreprises et à la prestation de services publics, le droit sans équivoque des Premières nations à la souveraineté et à l’autodétermination, et la fin de la guerre et du militarisme. Toutes ces luttes importantes devraient nouer des alliances pour le bien commun dans les lieux de travail, dans les quartiers, dans les écoles, dans les urnes, dans les rues et – de façon prioritaire – contre l’extraction, la production et le transport des énergies fossiles.
Notre avancée vers ces objectifs nécessitera des luttes d’une importance cruciale contre la privativatisation des biens publics, des services publics et contre le transfert des pouvoirs décisionnels du public vers les entreprises privées, la redistribution de la richesse mondiale et locale ; l’exercice d’une démocratie universelle basée sur l’égalité économique et sociale ; les travailleurs, les travailleuses et nos communautés doivent pouvoir contrôler le travail, la production, l’intervention publique collective à tous les niveaux du marché (et en particulier au niveau des industries extractives des ressources naturelles), la promotion des énergies renouvelables et les infrastructures (pour zéro déchets, l’énergie propre, les transports publics, le logement communautaire, la sécurité alimentaire et la restauration des écosystèmes.
5 . Il y a des industries entières qui se consacrent à dénier la science et la réalité du changement climatique. Ces industries parlent pour ceux qui profitent du climat de démolition et qui voient leurs intérêts qui se comptent par milliards de dollars menacés. Le négationnisme climatique est plus qu’un climato-scepticisme face à la science. Il est un négateur du fait que la crise de civilisation est causé par notre système socio-économique actuel et nécessite donc une transformation de ce système économique et social dans son ensemble. Éviter la destruction écologique et la souffrance humaine infligée par le capitalisme exige une nouvelle conscience politique et une stratégie qui transformera le pouvoir du gouvernement et de l’État , en encourageant l’élargissement du mouvement politique qui vise à remplacer les prérogatives du capitalisme par des priorités cherchant à défendre les intérêts de l’humanité et de la nature dans son ensemble.
Il s’agit d’une situation d’urgence ! Agissons donc en conséquence !
( 22/0I9/2013 )










