Ce conflit de travail porte sur deux reculs majeurs proposés par l’employeur. Tout d’abord, l’offre finale proposée par la Société du parc Jean-Drapeau prévoyait un gel salarial pour les cols bleus du parc Jean-Drapeau alors que l’inflation actuelle affaiblit déjà leur pouvoir d’achat. Deuxièmement, cette entente prévoyait également un processus qui aurait mené à réduire l’accessibilité au régime d’assurance collective. Accepter une telle entente aurait eu pour effet de priver certains des employé-es les plus précaires de leurs assurances collectives. Confrontés à cette proposition insultante, les cols bleus de la Société du parc Jean-Drapeau ont rejeté cette offre à 95,9% le 14 septembre dernier.
« On demande à des gens qui ne roulent pas sur l’or d’accepter de s’appauvrir et, pour certains, de perdre leur assurance collective. Nos membres ont été très clairs : ce n’est pas acceptable. Et après leur avoir présenté une telle offre, l’employeur a consacré ses derniers efforts à tenter de les empêcher d’exercer leur droit de grève. Dès lundi, ils entendent se faire entendre », affirme Nicolas De Ciccio, président du SCFP 301.
Il est important de savoir que les 299 cols bleus qui entreront en grève lundi sont à l’emploi de la Société du parc Jean-Drapeau et sont régis par une convention collective distincte de celle des milliers d’autres cols bleus directement à l’emploi de la Ville de Montréal.
« C’est un conflit de travail de plus qui éclate sous cette administration. Au parc Jean-Drapeau, nos membres demandent de ne pas s’appauvrir et de conserver des protections aussi fondamentales que leur assurance collective. L’employeur a dit clairement à quel point les travailleurs et travailleuses du parc Jean-Drapeau étaient importants, tout comme ceux de la ville-centre, lors des audiences. Il est encore temps pour l’employeur de revenir à la table avec la volonté de trouver une entente juste et à la hauteur de leur importance », ajoute Nicolas De Ciccio.
La Société du parc Jean-Drapeau et la Ville de Montréal trouvent les moyens d’investir pour développer le site, attirer de grands événements et le faire rayonner. Derrière chaque événement et chaque journée d’activité, il y a le travail des centaines de cols bleus. Les sites ne se nettoient pas tout seuls. Les installations ne s’entretiennent pas toutes seules. Pour le syndicat, les travailleuses et travailleurs qui assurent quotidiennement cet entretien et ce bon fonctionnement doivent eux aussi pouvoir compter sur des conditions de travail décentes.





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