Édition du 21 juin 2022

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Un pognon de dingue mais pour qui ?

L’argent magique existe : ce sont les entreprises privées qui en profitent. En 18 mois de pandémie de COVID19, elles ont obtenu 240 milliards d’euros d’aides publiques, le plus souvent sans conditions écologiques, fiscales et sociales. Un pognon de dingue. « Vous avez besoin d’argent, je vous en donne » n’a cessé de leur dire le ministre de l’Economie Bruno Le Maire : « C’est dans ces moments de crise qu’il faut profiter de l’argent de l’Etat ». Bercy, par principe rétif à la dépense, a tourné casaque et épaissit le maquis des aides publiques au secteur privé : on en compte plus de 2000 aujourd’hui. Mais la doctrine économique n’a pas changé : « l’État n’a pas vocation à diriger l’économie » a-t-il été martelé.

Présentation du dernier livre

Beaucoup de droits, peu de devoir. Presque rien pour les services publics, les pauvres et précaires, mais plus de trois fois le budget de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports pour le secteur privé.

Les multinationales nourrissent le réchauffement climatique et l’effondrement de la biodiversité ? Qu’importe, ce sont elles qui seraient supposées nous sortir de ce mauvais pas.

A la sécurité sociale pour les citoyens, l’Etat substitue des formes de protection de la rentabilité des entreprises privées. Bienvenu dans le « corporate welfare » qui, sous nos yeux, vient progressivement remplacer notre Etat-providence.

Quoi qu’il en coûte…

Maxime Combes, économiste, travaille sur les grands défis internationaux de notre temps (mondialisation, réchauffement climatique, transition énergétique) auprès d’organisations de la société civile ; il est l’auteur de Sortons de l’âge des fossiles ! Manifeste pour la transition (Seuil, « Anthropocène », 2015).

Olivier Petitjean, journaliste, est le co-fondateur de l’Observatoire des multinationales depuis son lancement en 2013. Spécialiste de l’investigation sur les grandes entreprises et le lobbying, il s’intéresse aussi aux moyens de limiter et encadrer leur pouvoir. Il y a consacré un livre : Devoir de vigilance (éd. C. L. Mayer, 2019).

Table des matières

Introduction. Allô, Bercy ? Où va le « pognon de dingue » ?

Partie 1 : La crise Covid, un hold-up au profit des actionnaires

1. Les milliards de la pandémie
2. La stratégie du choc
3. De quoi Blackrock et Bernard Arnault sont-ils le nom ?
4. Quand l’argent public subventionne les suppressions d’emplois

Partie 2 : La spirale infernale des aides aux entreprises

1. Deux mille nuances de soutien public
2. Comment les aides aux entreprises se sont mises à croître plus vite que les aides sociales
3. Le refus de conditionner les aides, ou quand l’État organise sa propre impuissance

Partie 3 : Le « monde d’après » confié aux multinationales ?

1. Climat : « Faites-nous confiance, nous sommes la solution »
2. Quand les aides publiques favorisent la privatisation
3. Une politique de désindustrialisation L’État-providence pour les entreprises

Conclusion. Après le « monde d’après », rouvrir les possibles

Olivier Petitjean

Auteur pour Basta Mag.

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