Édition du 7 avril 2020

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Féminisme

Une nouvelle étude révèle la meilleure et la pire des villes où vivre pour les femmes au Canada

OTTAWA, le 23 avril 2014 - Une nouvelle étude publiée aujourd’hui par le Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) révèle les noms des meilleures et des pires villes où vivre pour les femmes au Canada. Selon cette étude, Québec est la meilleure et Edmonton la pire ville pour les femmes.

L’étude, par Kate McInturff, chargée de recherche au CCPA, assigne un rang aux vingt plus grandes régions métropolitaines du pays en se basant sur une comparaison entre la situation des hommes et celle des femmes dans cinq domaines : sécurité économique, leadership, santé, sécurité personnelle et éducation.

« Le Canada a fait de grands progrès pour s’assurer que les hommes et les femmes aient également accès aux soins de santé et à l’éducation, mais il en est autrement dans le domaine de la sécurité personnelle et des occasions d’avancement professionnel », remarque Kate McInturff.
Voici quelques résultats de l’étude :

Les trois plus grandes villes du Canada sont à mi-chemin de la liste, avec Montréal en 4e place, Toronto en 6e place et Vancouver en 13e place.

Les villes de la province de Québec s’en sortent mieux que les autres villes du Canada, avec Québec, Montréal et Sherbrooke classées dans les dix premières.

L’Alberta se classe au dernier rang avec Calgary et Edmonton occupant respectivement la 17e et la 20e place.

Les salaires de femmes sont les plus élevés à Ottawa-Gatineau.

Les femmes de Calgary sont les moins pauvres au Canada.

Les femmes de Vancouver jouissent de la plus longue espérance de vie.

Les femmes Kitchener-Cambridge-Waterloo sont celles qui vivent les plus hauts niveaux de stress.

« Un examen plus approfondi des situations locales nous donne quelques pistes de solution - des mesures proactives d’équité salariale réduisent l’écart entre les hommes et les femmes dans des capitales comme Ottawa et Victoria, alors que des services de garde abordables et de bonnes politiques de congés parentaux favorisent l’accès à l’emploi pour les femmes de la province de Québec », ajoute Kate McInturff.

L’étude cite quelques-unes des initiatives visant à combler l’écart entre les sexes actuellement en cours dans différentes villes canadiennes. Elle souligne toutefois que ces efforts sont de plus en plus invisibles aux paliers national et provinciaux à mesure que disparaissent les organisations qui offraient une tribune aux communautés pour partager leurs expériences et apprendre les unes des autres.

Kate McInturff conclut : « Les communautés canadiennes ont beaucoup à apprendre les unes des autres. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont également beaucoup à apprendre des perspectives locales en matière de politiques efficaces et de stratégies pouvant être adaptées, afin que chaque communauté au pays puisse un jour prétendre au titre de meilleur endroit où être une femme ».

Le meilleur et le pire endroit où être une femme au Canada : Un indice d’égalité entre les sexes dans les vingt plus grandes régions métropolitaines est disponible sur le site Web du Centre canadien des politiques alternatives : http://policyalternatives.ca

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