13 août 2025 | tiré du site de Climat Québec
Les éoliennes industrielles seraient plutôt réparties comme suit : 30 à Ste-Séraphine, 7 à Sainte-Élizabeth-de-Warwick et 5 à Victoriaville.
Ste-Séraphine : copinage et conflits d’intérêts au rendez-vous.
C’est à Ste-Séraphine que la situation devient carrément indéfendable. Le maire David Vincent est en plein conflit d’intérêts. Il y aurait 6 éoliennes industrielles prévues sur la terre du maire et son père et 2 sur celle de son cousin et son oncle. Le conseiller municipal Justin Allard n’est pas en reste : 2 éoliennes seraient projetées sur ses terres, 4 chez sa mère, 2 chez sa tante, 2 chez son oncle et 2 chez un petit cousin. En tout, 20 des 30 éoliennes prévues à Ste-Séraphine se retrouveraient sur les terres d’élus municipaux ou de leur entourage générant plusieurs dizaines de milliers de $ annuellement.
Le conseil municipal a même dû voter une résolution reconnaissant ces conflits d’intérêts, les empêchant du coup d’émettre un appui officiel au projet. Résultat : la décision a été déléguée à la MRC… dirigée par un maire dont la municipalité ne sera pas touchée, mais qui bénéficierait du partage des redevances. Qui plus est, ce préfet est employé de Cascades. Peut-il réellement représenter les intérêts des citoyens de Ste-Séraphine ?
Privatisation verte : qui paie, qui encaisse ?
Il est vrai que Boralex est une entreprise québécoise. Il faut toutefois savoir que selon une étude de l’IRIS, elle ne se gêne pas pour mettre ses profits à l’abris de l’impôt au Luxembourg privant ainsi l’État de revenus cruciaux pour la santé et l’éducation. De plus, une étude de l’IREC évalue à 6 G$ le surcoût lié à la privatisation de l’éolien.
Contrairement au discours alarmiste véhiculé, les projets éoliens ne servent ni la transition énergétique ni la décarbonation. La prétendue pénurie d’électricité, gonflée à 200 TWh par Sabia pour servir les visées industrielles, s’est écroulée à 4.5 TWh, selon les dernières informations. Il s’agit clairement d’une vaste opération de désinformation visant à favoriser les compagnies privées au détriment d’Hydro-Québec.
Il faut stopper ce modèle de développement fondé sur la collusion, les conflits d’intérêts et l’appauvrissement du bien commun. Si besoin est, les futurs parcs éoliens doivent être 100 % publics, gérés et détenus par Hydro-Québec. Et surtout, un BAPE générique sur l’éolien s’impose pour restaurer la confiance citoyenne.
Martine Ouellet
Cheffe de Climat Québec
Ancienne ministre des Ressources naturelles
Ancienne gestionnaire chez Hydro-Québec
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