« Cette décision prise par le gouvernement fédéral envoie un message clair aux employeurs sous réglementation fédérale : ne perdez pas votre temps à négocier de façon équitable avec les travailleuses et travailleurs puisque le gouvernement se fera un plaisir d’intervenir pour bafouer leur droit de grève, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d’Unifor. À cela nous répondons tout aussi clairement qu’Unifor défendra toujours le droit de grève des travailleuses et travailleurs et que tout gouvernement ou toute entreprise qui croit pouvoir bafouer ce droit nous trouvera sur son chemin et devra nous passer sur le corps. »
Dès le premier jour de la grève, la ministre de l’Emploi et des Familles Patty Hajdu a invoqué l’article 107 du Code canadien du travail pour demander au Conseil canadien des relations industrielles d’arbitrer le différend.
« Le gouvernement tolère qu’Air Canada refuse de négocier de façon équitable, mais intervient pour empêcher les travailleuses et travailleurs de mener une lutte légitime contre l’obligation de fournir un travail sans rémunération. Les travailleuses et travailleurs ont des droits protégés en vertu de la constitution dans ce pays et nous nous attendons de la part de notre gouvernement qu’il fasse tout en son pouvoir pour faire respecter ces droits, a ajouté Mme Payne. Comme Unifor négocie avec plusieurs de ces employeurs sous réglementation fédérale, je tiens à leur lancer cette mise en garde : réfléchissez sérieusement à votre approche de négociation, car bafouer les droits des travailleuses et travailleurs n’est jamais une bonne manière d’obtenir la paix syndicale. »
Unifor est solidaire des agentes et agents de bord représentés par le SCFP, comme notre syndicat l’a exprimé la semaine dernière dans une lettre de solidarité, et nous nous engageons à leur fournir notre plein soutien dans leur lutte visant à obtenir justice et respect dans le cadre de leur travail.


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