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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Mexico, l'assassinat d'un syndicat et la renaissance de la lutte de classe</title>
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		<dc:date>2009-12-01T06:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Richard Roman et Edur Velasco Arregui</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvement syndical</dc:subject>

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&lt;p&gt;La guerre n&#233;olib&#233;rale envers les travailleurs de Mexico, a atteint une nouvelle intensit&#233; avec l'assaut foudroyant sur le pouvoir syndical des travailleurs, le SME et sur les ressources &#233;lectriques de Mexico le 10 octobre. La capture par les militaires de la Compagnie d'&#201;lectricit&#233; du Centre (LyFC) (Luz Y Fuerza del Centro), par la suite la liquidation anticonstitutionnelle de la compagnie, la mise &#224; pied de ses 44,000 travailleurs, et l'annulation de l'entente collective n'ont pas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH100/arton4050-89b1a.jpg?1781912301' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La guerre n&#233;olib&#233;rale envers les travailleurs de Mexico, a atteint une nouvelle intensit&#233; avec l'assaut foudroyant sur le pouvoir syndical des travailleurs, le SME et sur les ressources &#233;lectriques de Mexico le 10 octobre. La capture par les militaires de la Compagnie d'&#201;lectricit&#233; du Centre (LyFC) (&lt;i&gt;Luz Y Fuerza del Centro&lt;/i&gt;), par la suite la liquidation anticonstitutionnelle de la compagnie, la mise &#224; pied de ses 44,000 travailleurs, et l'annulation de l'entente collective n'ont pas abouti &#224; l'effondrement de la r&#233;sistance tel que pr&#233;vu par le gouvernement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Partie 1 : Le nouvel assaut&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Fr&#232;res. compagnons, camarades, nous devons canaliser la rage, la col&#232;re et l'impuissance dans une meilleure organisation, dans des projets convergents et unifi&#233;s, dans la croissance d'une unit&#233; sans distinctions d'aucune sorte, dans la confrontation de nos classes ennemies parce que t&#244;t ou tard, nous vaincrons. D'autres actions sont encore &#224; venir et nous serons tous ensemble l&#224; encore, comme nous le faisons toujours, avec la fiert&#233; prol&#233;tarienne et avec notre conviction combative habituelle &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comit&#233; Central, Syndicat mexicain des &#233;lectriciens (SME), 13 novembre 2009&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous sommes sur le seuil du bicentenaire de l'Ind&#233;pendance et du centenaire de la r&#233;volution Mexicaine, et nous avons &#224; d&#233;faire, comme avant, les transnationales, la dictature, la tyrannie et les violations de la Constitution. Il est temps pour le peuple de s'organiser lu-m&#234;me &#187;. Marin Esparza Flores, secr&#233;taire-g&#233;n&#233;ral du Syndicat mexicain des &#233;lectriciens (SME) cit&#233; dans La Jornada, 12 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'escalade de la lutte de classe au Mexique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La guerre n&#233;olib&#233;rale envers les travailleurs de Mexico, a atteint une nouvelle intensit&#233; avec l'assaut foudroyant sur le pouvoir syndical des travailleurs, SME et les ressources &#233;lectriques de Mexico le 10 octobre. La capture par les militaires, de la Compagnie d'&#233;lectricit&#233; &lt;i&gt;Luz y Fuerza del Centro&lt;/i&gt; (LyFC), la liquidation anticonstitutionnelle de la compagnie, la mise &#224; pied de ses 44,000 travailleurs et l'annulation de l'entente collective n'ont pas abouti &#224; l'effondrement de la r&#233;sistance tel que pr&#233;vu par le gouvernement. Au contraire, cela a conduit &#224; une r&#233;sistance et &#224; l'extension de la lutte &#224; des secteurs plus larges des travailleurs et de la population en g&#233;n&#233;ral. Le gouvernement a sans le vouloir, forg&#233; une unit&#233; de r&#233;sistance qui manquait &#224; Mexico, et plac&#233; les demandes des travailleurs et de leur classe au centre la r&#233;sistance populaire au r&#233;gime autoritaire n&#233;olib&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les demandes des travailleurs et du syndicat, sont au coeur d'un large et croissant mouvement de r&#233;sistance, qui diff&#233;rencie ce mouvement de 2009, de ceux de 1968 et 2006. En 1968 et 2006, les demandes portaient sur les enjeux plus larges des droits d&#233;mocratiques. En 1968, les &#233;tudiants menaient les protestations contre le r&#233;gime autoritaire du parti unique. En 2006, la mobilisation de la population &#224; Mexico et ailleurs, protestait contre la fraude dans les &#233;lections pr&#233;sidentielles. Les &#233;tudiants &#233;taient les principaux acteurs en 1968 ; le candidat du peuple pour la pr&#233;sidence fut le principal acteur en 2006, support&#233; par une base importante de la classe ouvri&#232;re, mais pas organis&#233; &#224; partir de leur propre voix et structure d'organisation. Les syndicats autoritaires li&#233;s au gouvernement s'oppos&#232;rent activement aux deux protestations de 1968 et de 2006 pendant que les autres syndicats tenaient au plus, un r&#244;le marginal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'absence d'authentiques syndicats et d'un mouvement national des travailleurs est la cons&#233;quence d'institutions quasi-corporatistes de travail de Mexico et le soutien de ces institutions est un facteur cl&#233;. Les gouvernements n&#233;olib&#233;raux ont d&#233;lib&#233;r&#233;ment soutenu les syndicats les plus corrompus et antid&#233;mocratiques pour garder les travailleurs divis&#233;s et sous contr&#244;le, tout en continuant l'assaut n&#233;olib&#233;ral. L'adh&#233;sion syndicale est en fait, tr&#232;s basse au Mexique, sp&#233;cialement si vous &#233;cartez les ententes de protection et les syndicats &#171; scabs &#187; (&lt;i&gt; charro &lt;/i&gt;)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le terme charrazo fut utilis&#233; pour d&#233;crire un coup fait par l'&#201;tat et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cinq millions de travailleurs &#171; syndiqu&#233;s &#187;, on &#233;value qu'au moins 85% ont des ententes de protection, de faux contrats sign&#233;s par des officiers corrompus de syndicats pour exclure les vrais syndicats. Du 15% restant, plusieurs sont membres de syndicats &#171; scab &#187; (&lt;i&gt;charro&lt;/i&gt;), corrompus, autoritaires, quasi-corporatistes, et li&#233;s au gouvernement. Donc, la classe des travailleurs dans sa majorit&#233; a continu&#233; de manquer d'organisations avec lesquelles elle pouvait b&#226;tir une lutte efficace contre l'incessant assaut n&#233;olib&#233;ral qui a d&#233;truit le niveau de vie, la s&#233;curit&#233; et sant&#233; du monde du travail, et les droits des travailleurs en g&#233;n&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux des plus importants syndicats &#171; scabs &#187; (&lt;i&gt;charro&lt;/i&gt;), sont le syndicat des travailleurs du p&#233;trole et des enseignants. Les deux sont antid&#233;mocratiques, corrompus et collaborent avec le gouvernement pour la mise en oeuvre d'un agenda n&#233;olib&#233;ral. Les deux, tout comme les syndicats &#171; scabs &#187; dans le secteur industriel, ont &#233;t&#233; curieusement silencieux dans la pr&#233;sente situation. Bien qu'ils n'aient exprim&#233; aucun support pour la lutte SME, ils ne l'ont pas attaqu&#233;. C'est loin du r&#244;le jou&#233; par les syndicats &#171; scabs &#187; durant les pr&#233;c&#233;dentes insurrections des travailleurs quand ils avaient activement particip&#233; en d&#233;non&#231;ant et r&#233;primant les insurg&#233;s. Leur silence peut parler de prudence, soit pour prendre l'avantage dans les n&#233;gociations avec le gouvernement, ou par peur qu'ils puissent &#234;tres les prochains s'ils ne marchent pas droit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;volte &#224; Oaxaca en 2006 fut diff&#233;rente de celle de 1968 ou du mouvement contre la fraude de 2006 et pourrait s'annoncer comme pr&#233;curseur des d&#233;veloppements &#233;mergents dans la ville de Mexico et dans le pays. (Roman et Velasco). La section 22 de l'&#233;tat de Oaxaca, dissidente du syndicat national des enseignants, a jou&#233; un r&#244;le central dans cette insurrection majeure bien que localis&#233;e. Contrairement aux autres r&#233;bellions, une lutte syndicale fut le facteur pr&#233;cipitant et l'&#233;pine dorsale de ce que qui est devenu une profonde et large r&#233;volte. La r&#233;pression cruelle du syndicat par le gouvernement de l'&#233;tat a soulev&#233; de vastes secteurs de la population d'Oaxaca. Aujourd'hui, comme en Oaxaca en 2006, le bouillonnement du m&#233;contentement de plusieurs secteurs &#233;tait attis&#233; par la col&#232;re concernant l'attaque des travailleurs et de leur syndicat. Mais la pr&#233;sente solidarit&#233; de vastes secteurs de la classe ouvri&#232;re, des &#233;tudiants et autres, n'est pas simplement bas&#233; sur un potpourri de demandes s&#233;par&#233;es mais par la croyance largement r&#233;pandue que leurs diff&#233;rentes dol&#233;ances, ont toutes leur racine dans le caract&#232;re n&#233;olib&#233;ral du r&#233;gime et de son actuel pr&#233;sident, bien que il y a des divergences &#224; savoir si ce caract&#232;re est tout simplement politique (n&#233;olib&#233;ral autoritaire) ou li&#233; intrins&#232;quement au capitalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'action du gouvernement a &#233;t&#233; per&#231;ue comme une d&#233;claration de guerre contre les syndicats et une tentative pour ouvrir le tr&#233;sor des ressources de l'&#233;nergie de Mexico, pour le distribuer &#224; des int&#233;r&#234;ts capitalistes &#233;trangers et domestiques. Le gouvernement a &#233;limin&#233; la possibilit&#233; de n&#233;gociations et de solutions de secteurs. De ce fait, il a forc&#233; les travailleurs &#224; se traduire leurs demandes en termes politiques et de classe. M&#234;me quelques syndicats importants qui ont cherch&#233; &#224; se creuser une place pour eux-m&#234;mes &#224; l'int&#233;rieur du projet n&#233;olib&#233;ral ont r&#233;alis&#233; que si le gouvernement r&#233;ussit &#224; d&#233;truire SME, ils pouvaient &#234;tre les prochains. La lutte du SME, a r&#233;sonn&#233; dans de vastes secteurs de la classe ouvri&#232;re et de la population : travailleurs, paysans, &#233;tudiants, intellectuels, petites entreprises, pour plusieurs raisons : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; c'est vu comme une attaque de la Constitution et la d&#233;monstration de m&#233;pris pour le droit l&#233;gal
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; c'est vu comme la fin de l'espoir pour une transition d&#233;mocratique ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la majorit&#233; de la population Mexicaine a &#233;t&#233; appauvrie par des d&#233;cennies de n&#233;olib&#233;ralisme, et cette pauvret&#233; s'est aggrav&#233;e par la crise &#233;conomique globale, et se creuse davantage avec les politiques aust&#232;res et r&#233;gressives &#233;dict&#233;es par le gouvernement du &lt;i&gt;Partido Accion Nacional&lt;/i&gt; (PAN), avec le support du &lt;i&gt;Partido Revolucionario Institucional&lt;/i&gt; (PRI). .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chute du syst&#232;me du parti unique dans les &#233;lections pr&#233;sidentielles de 2000 a cr&#233;&#233; de grands espoirs qu'un changement &#233;lectoral et pacifique pouvait paver la voie &#224; des am&#233;liorations dans la vie des gens, une diminution de la r&#233;pression et de plus grandes opportunit&#233;s. Au contraire, les choses sont devenues pires &#233;conomiquement et le r&#233;gime encore plus militaire et r&#233;pressif. La comp&#233;tition &#233;lectorale &#224; l'int&#233;rieur du cadre d'un &#233;tat autoritaire et n&#233;olib&#233;ral a peu chang&#233;. La fraude &#233;lectorale pr&#233;sidentielle de 2006, a diminu&#233; s&#233;rieusement les espoirs que la gauche soit un jour en mesure de gagner la Pr&#233;sidence. Mais ces espoirs persistants ont &#233;t&#233; ult&#233;rieurement &#233;cras&#233;s par l'utilisation flagrante des moyens extra-l&#233;gaux pour mettre en oeuvre les politiques n&#233;olib&#233;rales et servir la cupidit&#233; des capitalistes. La militarisation croissante du Mexique, fut utilis&#233;e dans les lieux de travail de la capitale du pays. L'arm&#233;e et la police paramilitaire nationale occupent maintenant tous les lieux de travail de LyFC dans la ville de Mexico et des &#233;tats environnants. Mexico est &#224; la crois&#233;e des chemins. Ou la classe ouvri&#232;re et les mouvements populaires vont d&#233;faire le gouvernement ou le gouvernement va les mener &#224; la d&#233;faite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le nouvel assaut&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assaut dramatique par des milliers de soldats de la police militaire : &lt;i&gt;Federal Preventive Police of Mexico&lt;/i&gt;, sur le service public de la centrale d'&#233;nergie de Mexico, sur ses travailleurs et ses syndicats fut une attaque sur la Constitution du Mexique et du processus l&#233;gal aussi bien qu'un ignoble assaut sur les int&#233;r&#234;ts publics et les droits des travailleurs. Le Pr&#233;sident, dans la nuit du 10 octobre, sans l'approbation requise du Congr&#232;s, a ordonn&#233; l'occupation militaire de tous les lieux de travail de la Compagnie Centrale de la lumi&#232;re et du pouvoir de Mexico (LyFC) et a violemment expuls&#233; les travailleurs. Le pr&#233;sident a alors &#233;mis un d&#233;cret annon&#231;ant la liquidation de la Compagnie, la mise &#224; pied de tous les travailleurs, et la fin de l'entente syndicale. Il a men&#233; ces actions avec aucune consid&#233;ration concernant le processus l&#233;gal requis par la Constitution mexicaine et la loi Mexicaine. Et, quand un juge, a &#233;mis une injonction (&lt;i&gt;Amparo&lt;/i&gt;) pour arr&#234;ter le processus de liquidation le 6 novembre, le secr&#233;taire au Travail, a dit avec m&#233;pris, que la d&#233;cision de la cour ne d&#233;range rien, que c'est un fait accompli. Tel un tueur de r&#234;ves et de droits, il a utilis&#233; la m&#233;taphore de mort, disant au sujet de l'&#233;dit de la cour : &#171; &lt;i&gt;Quand une personne meure, m&#234;me si le certificat officiel du d&#233;c&#232;s n'a pas &#233;t&#233; issu, la personne est d&#233;j&#224; morte.&lt;/i&gt; &#187; Voil&#224; pour le respect du processus l&#233;gal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement a d&#233;cid&#233; d'outrepasser le processus d'aller au Congr&#232;s tel que requis par la Constitution &#233;tant donn&#233; que le Congr&#232;s a &#233;t&#233; sujet de pressions populaires dans les ann&#233;es r&#233;centes, et qui a men&#233; &#224; l'impasse la longue offensive n&#233;olib&#233;rale, sp&#233;cialement en ce qui regarde la privatisation de l'&#233;nergie. Le comportement arrogant du gouvernement est &#224; la fois un message et une s&#233;rie de paris. Le message est qu'il utilisera la force militaire, toutes les fois que n&#233;cessaire pour briser le dos des travailleurs et de la r&#233;sistance populaire sans &#233;gard au processus l&#233;gal. Les paris sont : que la majorit&#233; du Congr&#232;s &#8211; avec le vieux parti, le &lt;i&gt;Partido Revolucionario Institucional&lt;/i&gt; (PRI), coop&#233;rant avec le parti du Pr&#233;sident, le &lt;i&gt;Partido Accion Nacional&lt;/i&gt; (PAN) ne d&#233;fierait pas une action support&#233;e avec enthousiaste par le &#171; Big Business &#187; et le capital &#233;tranger ; que la r&#233;sistance des travailleurs fondrait rapidement face &#224; la force &#233;crasante, &#224; une certaine paie d'indemnit&#233;, et les vagues promesses de travail dans l'&#233;ventuelle nouvelle compagnie. Le gouvernement a de facto &#233;tabli clairement que des formalit&#233;s l&#233;gales ne tiendront pas sur le chemin de l'&#233;tat policier et des int&#233;r&#234;ts capitalistes. Sans en avoir eu l'intention, il rend clair, que la route institutionnelle et &#233;lectorale pour les changements sociaux, n'est pas viable au Mexique. N&#233;anmoins, le SME, poursuit la politique de r&#233;sistance sur deux voies : une diversit&#233; d'actions l&#233;gales, et l'accroissement de protestations extra-parlementaires. Il a gagn&#233; une action l&#233;gale, l'&lt;i&gt;Amparo&lt;/i&gt;, pour arr&#234;ter les proc&#233;dures de liquidation de l'entente syndicale et la mise &#224; pied de tous les travailleurs. Il a r&#233;cemment perdu un autre action : le refus par la Cour Supr&#234;me, d'entendre la plainte de l'assembl&#233;e de la ville de Mexico concernant le droit constitutionnel du Pr&#233;sident de liquider la compagnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La foudroyante attaque sur les travailleurs avait &#233;t&#233; pr&#233;par&#233;e par une longue guerre de propagande par le gouvernement et les m&#233;dias capitalistes pour d&#233;crire le LyFC comme inefficace et corrompue et &#233;videmment pour bl&#226;mer le syndicat pour ces probl&#232;mes. La compagnie avait en effet des probl&#232;mes majeurs de d&#233;ficit et de d&#233;t&#233;rioration des services. Mais ces probl&#232;mes n'&#233;taient pas du &#224; des travailleurs inefficaces ou au pouvoir syndical. Le LyFC est seulement un distributeur de pouvoir, avec une production d'&#233;nergie seulement symbolique. Il ach&#232;te aussi presque tout le pouvoir qu'il distribue de la Commission f&#233;d&#233;rale d'&#233;lectricit&#233; (CFE), l'autre compagnie d'&#233;nergie appartenant &#224; l'&#233;tat, et la politique du gouvernement &#233;tait que le CFE charge davantage au LFC sans permettre &#224; ce dernier de charger &#233;galement ses clients. En gardant les co&#251;ts de l'&#233;nergie en dessous de leur co&#251;t r&#233;el, le gouvernement subventionnait les clients qui avaient &#224; payer seulement un tiers &#224; une demie des co&#251;ts r&#233;els. Et il s'octroyait de plus larges subventions &#224; lui-m&#234;me, et &#224; plusieurs grandes compagnies situ&#233;es dans le centre du Mexique, en leur permettant de compl&#232;tement ignorer le paiement de leurs factures d'&#233;lectricit&#233;. Ces politiques, align&#233;es avec la diminution du budget d'investissement pour le LFC a cr&#233;&#233; de grands d&#233;ficits pour ce dernier. Le syndicat n'a pas cr&#233;&#233; les d&#233;ficits ni d&#233;t&#233;rior&#233; l'infrastructure. Il n'avait aucun pouvoir sur ces politiques. Et pourtant les m&#233;dias corporatifs et le gouvernement mettent le bl&#226;me sur les privil&#232;ges des travailleurs et sur le syndicat pour tous les probl&#232;mes qui en r&#233;sultent tout en ignorant les sources r&#233;elles. Cela faisait partie de la longue guerre de propagande de la classe capitaliste pour miner la sympathie envers les travailleurs et les syndicats en les choisissant comme bouc &#233;missaire pour les probl&#232;mes, probl&#232;mes qui &#233;taient r&#233;els mais dont les racines &#233;taient ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A une certaine p&#233;riode, les tarifs en dessous des co&#251;ts r&#233;els pour l'&#233;nergie &#233;lectrique, faisaient partie de mesures sociales, (tout comme les prix subventionn&#233;s de la nourriture). Cette politique servait &#224; maintenir le support de la population pendant qu'on maintenait les salaires bas, aussi bien qu'une fa&#231;on d'encourager le d&#233;veloppement capitaliste avec des co&#251;ts peu &#233;lev&#233;s. Mais avec le virage n&#233;olib&#233;ral et une &#233;conomie orient&#233;e vers l'exportation, le gouvernement a coup&#233; toutes les subventions aux travailleurs pendant qu'il les laissait aux grandes compagnies. Cette guerre de propagande longue et continue contre les syndicats et le syst&#232;me public a cr&#233;&#233; de l'hostilit&#233; envers le LFC et SME dans quelques secteurs de la population. C'est une bataille id&#233;ologique que le syndicat doit affronter en mettant en lumi&#232;re les politiques cach&#233;es de subventions envers le secteur priv&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait que CFE, la compagnie d'&#233;lectricit&#233; publique qui d&#233;tient la production et la distribution du pouvoir &#233;lectrique pour les r&#233;gions en dehors de la juridiction du LyFC, s'empare du LyFC (sans se soumettre au processus l&#233;gal obligatoire) peut sembler d&#233;concertant. Mais le myst&#232;re dispara&#238;t quand nous apprenons que le CFE a d&#233;j&#224; accord&#233; d'importants contrats de pouvoir de production &#224; des compagnies priv&#233;es et a un syndicat &#171; scab &#187; (&lt;i&gt;charro&lt;/i&gt;), corrompu et antid&#233;mocratique, la SUTERM (Syndicat Unique des Travailleurs Electriques de la R&#233;publique Mexicaine), un syndicat qui ne remettra pas en question les plans du gouvernement pour la privatisation et de compression des droits des travailleurs. En outre, il y a des accusations s&#233;rieuses de corruption contre CFE, en ce qui regarde le processus d'octroi des contrats tel que not&#233; dans la r&#233;cente accusation port&#233; par le D&#233;partement de la Justice des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attaque sur le SME et LyFC a trois buts importants : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; raviver la campagne stagnante pour privatiser toutes les ressources publiques, le gros lot &#233;tant le p&#233;trole
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; rendre l'important syst&#232;me de fibre optique du LyFC disponible au capital priv&#233; pour son usage de troisi&#232;me g&#233;n&#233;ration dans les t&#233;l&#233;communications &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; d&#233;truire le Syndicat mexicain des travailleurs de l'&#233;lectricit&#233; (SME) lequel a jout&#233; un r&#244;le central en organisant de larges coalitions en opposition au n&#233;olib&#233;ralisme et &#224; la privatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SME est un syndicat ind&#233;pendant et d&#233;mocratique, avec une longue histoire de r&#233;sistance &#224; la privatisation, de solidarit&#233; avec les mouvements sociaux et le support du peuple indig&#232;ne de Mexico. Il a une histoire de 95 ans d'&#233;lections d&#233;mocratiques avec listes concurrentes et vote secret. L'attaque du SME est non seulement une attaque sur les travailleurs de l'&#233;lectricit&#233; mais une atteinte pour briser le dos de la r&#233;sistance au n&#233;olib&#233;ralisme et &#224; la privatisation. C'est une attaque de tous les travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mexico a subi une transformation fondamentale dans les derni&#232;res d&#233;cennies dont les ingr&#233;dients cl&#233;s sont :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.la profonde int&#233;gration de l'&#233;conomie Mexicaine et de la force de travail dans l'&#233;conomie &#233;tat-unienne et le march&#233; du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.l'importance grandissante du capital multinational, sp&#233;cialement des &#201;tats-Unis, de l'Espagne &#224; l'int&#233;rieur m&#234;me du Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.Le remplacement du Bonapartisme par le r&#244;le plus direct du capital dans le fa&#231;onnement des politiques gouvernementales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.la lib&#233;ralisation &#233;lectorale sous la forme d'une comp&#233;tition restreinte et d&#233;limit&#233;e, alors qu'une victoire de la gauche continue d'&#234;tre exclue au niveau pr&#233;sidentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5.l'assaut n&#233;olib&#233;ral sur le contrat social ce qui implique de briser l'&#233;quilibre des classes, lequel faisait partie de la stabilit&#233; d'un &#233;tat Bonapartiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.la d&#233;croissante l&#233;gitimit&#233; de l'&#201;tat r&#233;sultant &#224; la fois de l'assaut n&#233;olib&#233;ral et le contr&#244;le des r&#233;sultats des &#233;lections pr&#233;sidentielles par l'usage continu et syst&#233;matique de fraude et d'exclusion d'&#233;lecteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7.La d&#233;croissante l&#233;gitimit&#233; et efficacit&#233; de l'&#233;tat r&#233;sultant de l'accroissement de la violence dans le cartel de la drogue &#8211; c'est une forme de croissance de &#171; warlordism &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(Warlordism fut utilis&#233; pour d&#233;crire le chaos &#224; la fin de la Dynastie Qing (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; lequel peut &#234;tre compris comme un combat &#224; l'int&#233;rieur de l'&#201;tat et entre les cartels plut&#244;t qu'un combat entre l'&#233;tat et les cartels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8.et cons&#233;quences de 6 et 7, la d&#233;pendance croissante du militaire, de la criminalisation, de la r&#233;pression et du terrorisme d'&#201;tat comme m&#233;thode de contr&#244;le social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intensification de la r&#233;pression et de l'exclusion s'est accru parall&#232;lement &#224; un Congr&#232;s de multiples partis et de comp&#233;tition &#233;lectorale. Tout comme le pr&#233;c&#233;dent r&#233;gime de parti unique, ce n'est pas une &#233;tat monolithique mais un &#233;tat avec conflit et comp&#233;tition &#224; l'int&#233;rieur des fronti&#232;res tr&#232;s limit&#233;es du r&#233;gime. Dans le vieux r&#233;gime, les batailles prenaient place &#224; l'int&#233;rieur et autour du parti en contr&#244;le, souvent &#224; l'insu du public, alors que les batailles prennent maintenant place dans des ar&#233;nas plus larges, - &#224; la fois &#224; l'int&#233;rieur, entre et autour des parties en comp&#233;tition. Les fronti&#232;res de cette comp&#233;tition sont maintenues &#224; l'int&#233;rieur du plan pr&#244;n&#233; par le &#171; Big Capital &#187;, national et &#233;tranger. Et ces fronti&#232;res sont renforc&#233;es par le r&#233;pression brutale (t&#233;moin de ce terrorisme d'&#201;tat contre le peuple de Atenco, la r&#233;pression du syndicat des mineurs de l'acier, le massacre de Acteal dans le Chiapas, et maintenant la liquidation du SME).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les caract&#233;ristiques de la police militaire de l'&#201;tat du nouveau r&#233;gime sont encore plus prononc&#233;s que sous le vieux r&#233;gime, un r&#233;gime dont le pouvoir reposait sur une m&#233;lange de r&#233;pression, de cooptation et de concessions. La n&#233;gation du droit d'association par l'&#201;tat reste intact ; il n'y a eu aucune transition d&#233;mocratique dans les relations &#233;tat-syndicats. Le vieil &#233;tat autoritaire-d&#233;veloppementaliste donnait certains droits citoyens &#233;conomiques et sociaux &#224; des secteurs significatifs et strat&#233;giques de la population comme un moyen de contr&#244;le et pour d&#233;velopper le march&#233; interne pour le capital national. Le nouvel &#233;tat n&#233;olib&#233;ral a enlev&#233; la plupart de ces droits citoyens &#233;conomiques et sociaux. L'orientation strat&#233;gique des exportations a rendu le pouvoir d'achat national moins important. Les facteurs importants de cette strat&#233;gie sont les bas salaires, la flexibilit&#233; et la soumission du travail, et aucune tol&#233;rance de la r&#233;sistance des travailleurs. Le nouvel &#233;tat autoritaire n&#233;olib&#233;ral ne veut ou ne peut pas donner de concessions ; &#224; la place des concessions, il a impos&#233; des coupures et des concessions forc&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assaut n&#233;olib&#233;ral sur les droits populaires, sur les niveaux de subsistance, et sur les opportunit&#233;s a d&#233;moli les espoirs pour un meilleur futur &#224; l'int&#233;rieur de Mexique. Les concessions et l'espoir &#233;taient une base d'acception partielle, bien que fatale, du r&#233;gime autoritaire, lequel offrait de l'espoir &#8211; et pendant un certain temps, la r&#233;alit&#233; &#8211; de cr&#233;er une meilleure vie mat&#233;rielle pour soi-m&#234;me et sa famille et ses enfants au moyen de l'&#233;ducation et du travail. Pendant que la crise &#233;conomique r&#233;currente du Mexique minait les espoirs des Mexicains, la perspective d'une transition d&#233;mocratique, les revivifiait et ce dans de larges secteurs de la population. La croyance qu'il y aurait une transition vers la d&#233;mocratie et que cela conduirait &#224; une am&#233;lioration de la vie et des opportunit&#233;s, et moins de r&#233;pression a &#233;t&#233; an&#233;anti par les politiques et pratiques autoritaires n&#233;olib&#233;rales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assaut sur SME est une partie de cet effort plus vaste pour faire reposer le poids de la crise &#233;conomique sur le dos de la population sous-employ&#233;e ou sans-emploi et affam&#233;e. En plus de l'attaque sur SME, le gouvernement a d&#233;cr&#233;t&#233; un budget aust&#232;re faisant des coupures majeures dans toutes les d&#233;penses sociales, visant sp&#233;cialement les universit&#233;s publiques et augmentant les taxes des travailleurs pendant qu'il continue d'exempter les grandes corporations. Les taxes de vente ont augment&#233; de 15% &#224; 16% et les taxes sur les salaires ont aussi augment&#233; pendant qu'on permettra encore aux plus grandes compagnies du Mexique, des exemptions et &#233;vasions fiscales. Comme le d&#233;partement du tr&#233;sor du Mexique signalait lui-m&#234;me, les 400 plus grandes corporations au Mexique ne paient presque aucune taxe. Ils ont pay&#233; des taxes &#224; un taux moyen de 1.5% durant plusieurs d&#233;cennies. Lorsque cet enjeu fut soulev&#233; par l'opposition de gauche au Congr&#232;s, m&#234;me le Pr&#233;sident a grommel&#233; publiquement du manque de contributions de taxes par le &#171; big business &#187; suscitant la col&#232;re des organisations des grandes compagnies et amenant le Pr&#233;sident &#224; se r&#233;tracter deux jours plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces politiques fiscales r&#233;gressives, n&#233;anmoins, ont re&#231;u le fort appui de Juan Jos&#233; Daboub, le directeur de la Banque mondiale, au Sommet d'affaires mexicain de Monterry, o&#249; le 8 novembre 2009, il a louang&#233; le gouvernement et d&#233;crit l'augmentation des taxes r&#233;gressives comme une preuve de la maturit&#233; politique du Mexique. Non satisfait de cette augmentation, il interpella le gouvernement de faire des avanc&#233;es sur les changements dans les lois sur le travail, et d'am&#233;liorer le syst&#232;me de l'&#233;nergie, mots codifi&#233;s pour l'affaiblissement des droits des travailleurs et de la privatisation de l'&#233;nergie. (Carrizales et Gonzalez Amador).*&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Edur Velasco Arregui est un membre du comit&#233; consultatif du Comit&#233; central du SME, un repr&#233;sentant &#233;lu des travailleurs de l'universit&#233; sur le conseil d'administration f&#233;d&#233;ral de conciliation et de m&#233;diation (JFCA), et le pr&#233;c&#233;dent secr&#233;taire-g&#233;n&#233;ral de SITUAM ( Syndicat ind&#233;pendant des travailleurs de l'universit&#233; autonome m&#233;tropolitaine) et un professeur de droit et d'&#233;conomie du travail &#224; l'Universit&#233; autonome m&#233;tropolitaine de la ville de Mexico.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Roman est membre du Projet socialiste et un professeur retrait&#233; de sociologie de l'Universit&#233; de Toronto. Il est aussi membre associ&#233; du Centre de recherche sur l'Am&#233;rique latine et les Cara&#239;bes, &#224; l'universit&#233; York de Toronto, et un membre fondateur du Coll&#232;ge senior &#224; l'universit&#233; de Toronto. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Traductrice : Fran&#231;oise Breault&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sources :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*David Carrizales and Roberto Gonz&#225;lez Amador, &#8220;El Banco Mundial considera prueba de &#8220;madurez pol&#237;tica' el aumento de impuestos,&#8221; &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt;, November 9, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Luis Hern&#225;ndez Navarro, &#8220;La Asamblea Nacional de Resistencia Popular,&#8221; &lt;i&gt;La Jornada&lt;/i&gt;, Oct. 27, 2009&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Office of Public Affairs, U.S. Department of Justice. &#8220;Former General Manager of Texas Business Arrested for Role in Alleged Scheme to Bribe Officials at Mexican State-Owned Electrical Utility.&#8221;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Roman &amp; Edur Velasco Arregui, &#8220;The Oaxaca Uprising : Implications for Mexico,&#8221; in Socialist Register 2008 : &lt;i&gt;Global Flashpoints &#8211; Reactions to Imperialism and Neoliberalism&lt;/i&gt;, edited by Leo Panitch and Colin Leys. New York : Monthly Review Press, 2008 ; also available as &#8220;The Mexican Crisis and the Oaxaca Commune.&#8221;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comit&#233; Central, Syndicat mexicain des &#233;lectriciens (SME), 13 novembre 2009&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le terme charrazo fut utilis&#233; pour d&#233;crire un coup fait par l'&#201;tat et quelques leaders opportunistes dans le syndicat des travailleurs des chemins de fer, contre les leaders &#233;lus en 1948. C'est devenu le terme g&#233;n&#233;ral au Mexique pour d&#233;crire la corruption, les leaders et pratiques syndicales antid&#233;mocratiques. Un &lt;i&gt;charro&lt;/i&gt; r&#233;f&#232;re au leader et &lt;i&gt;charrismo&lt;/i&gt; &#224; la pratique de syndicats corrompus, anti-d&#233;mocratiques et li&#233;s &#224; l'&#201;tat. Le terme provient du v&#234;tement des cavaliers fortement stylis&#233;s port&#233; par le leader qu'on imposait. C'est maintenant un terme d'opprobre souvent utilis&#233; dans les manifestations des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une diversit&#233; de syndicats &lt;i&gt;charro&lt;/i&gt; et de pratiques qui, a divers degr&#233;s et pour diverses raisons, cherchent &#224; d&#233;fendre les travailleurs et les ententes collectives, et qui, a divers degr&#233;s, cherchent tout simplement &#224; &#171; vendre &#187; leur pouvoir. Alors qu'ils &#233;taient en quelque sorte int&#233;gr&#233;s au parti dans le r&#233;gime du parti unique, ils peuvent maintenant &#234;tre mieux d&#233;crits comme li&#233;s au r&#233;gime, travaillant avec celui des deux partis n&#233;olib&#233;raux au pouvoir, soit au national ou dans les divers &#233;tats et cherchant &#224; manoeuvrer &#224; l'int&#233;rieur de la rivalit&#233; entre les partis pour mieux tirer profit de ce pouvoir de n&#233;gociation afin de maintenir leur influence.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(Warlordism fut utilis&#233; pour d&#233;crire le chaos &#224; la fin de la Dynastie Qing et la naissance de la r&#233;publique de Chine, sp&#233;cialement apr&#232;s la mort de Yuan Shikai)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Une lutte continentale pour des salaires d&#233;cents</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Une-lutte-continentale-pour-des-salaires-decents</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Une-lutte-continentale-pour-des-salaires-decents</guid>
		<dc:date>2007-04-02T23:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Richard Roman et Edur Velasco Arregui</dc:creator>


		<dc:subject>Mouvements sociaux</dc:subject>
		<dc:subject>Mexique</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une coalition de syndicats progressistes, de courants d&#233;mocratiques &#224; l'int&#233;rieur d'autres syndicats et de mouvements populaires du Mexique, comme l'Asemblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO), viennent d'&#233;mettre une proposition audacieuse et porteuse d'un potentiel &#233;norme : la mise sur pied d'une lutte continentale pour l'augmentation des salaires et revenus minimum dans les trois pays &#224; un niveau d&#233;cent, pour limiter la journ&#233;e de travail &#224; 8 heures, et pour l'interdiction du travail (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Mouvements-sociaux-+" rel="tag"&gt;Mouvements sociaux&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Mexique-+" rel="tag"&gt;Mexique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une coalition de syndicats progressistes, de courants d&#233;mocratiques &#224; l'int&#233;rieur d'autres syndicats et de mouvements populaires du Mexique, comme l'Asemblea Popular de los Pueblos de Oaxaca (APPO), viennent d'&#233;mettre une proposition audacieuse et porteuse d'un potentiel &#233;norme : la mise sur pied d'une lutte continentale pour l'augmentation des salaires et revenus minimum dans les trois pays &#224; un niveau d&#233;cent, pour limiter la journ&#233;e de travail &#224; 8 heures, et pour l'interdiction du travail des enfants. L'id&#233;e commence &#224; faire son bout de chemin un peu partout sur le continent&#8230; et au Qu&#233;bec ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'abord publi&#233; dans le magazine Relay, #16, Avril 2007, en version longue (&lt;a href=&#034;http://www.socialistproject.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.socialistproject.org&lt;/a&gt;).&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Adapt&#233; et traduit de l'anglais par Gabrielle G&#233;rin&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, il s'agit d'une r&#233;ponse &#224; la chute dramatique des salaires r&#233;els, et d'un d&#233;but de r&#233;sistance &#224; l'approfondissement de l'offensive n&#233;olib&#233;rale que laisse envisager l'&#233;lection frauduleuse du pr&#233;sident Calderon. Cette coalition se pr&#233;sente comme la Jornada Nacional y Internacional Por la Restitucion del Salario y Empleo (Campagne Nationale et Internationale pour la Restitution du Salaire et de l'Emploi). Elle consid&#232;re que la lutte ne peut &#234;tre consolid&#233;e et remport&#233;e qu'&#224; l'&#233;chelle continentale. En effet, si les salaires, dont le salaire minimum, sont augment&#233;s dans un pays, les entreprises pouvant se relocaliser vers des endroits o&#249; les salaires sont rest&#233;s bas le feront ; le salaire plancher doit donc &#234;tre relev&#233; dans les trois pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la coalition est bien consciente qu'une augmentation du salaire minimum aux Etats-Unis, sans augmentation au Mexique, ne ferait qu'accro&#238;tre pour les entreprises l'incitation &#224; y d&#233;m&#233;nager. Elle r&#233;clame des emplois au Mexique mais non si cela implique la perte d'emplois dans d'autres pays et le maintien de salaires de mis&#232;re au Mexique. Elle croit que les demandes qu'elle met de l'avant cr&#233;ent la base d'une potentielle lutte commune dans les trois pays. Et bien qu'elle consid&#232;re que la lutte devrait d&#233;marrer au sein des pays de l'ALENA, elle pr&#233;voit l'&#233;tendre ensuite pour inclure l'Am&#233;rique latine enti&#232;re, et m&#234;me devenir une campagne globale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition est un appel lanc&#233; par des travailleurs et travailleuses du Sud &#224; leurs camarades du Nord, pour qu'ils et elles s'engagent dans une lutte commune : une lutte qui r&#233;siste les entreprises et gouvernements cherchant &#224; les mettre en comp&#233;tition, de fa&#231;on &#224; permettre un glissement continu des salaires et des conditions de vie et de travail partout au monde. Pour les travailleurs et travailleuses du Canada, des Etats-Unis et du Mexique, l'ALENA fait partie int&#233;grante de cette offensive : cet accord est la raison principale pour laquelle plus de 10 millions de mexicains et mexicaines ont &#233;t&#233; forc&#233;s-es de quitter leurs foyers et leurs familles pour aller travailler aux Etats-Unis, ceci &#233;tant leur seule solution pour survivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proposition cherche donc &#224; unir ces travailleurs et travailleuses &#8211; du Mexique, des Etats-Unis, du Canada, du Qu&#233;bec ; blancs et blanches, noirs-es, latinos et latinas ; avec ou sans emploi, aux emplois stables ou pr&#233;caires, syndiqu&#233;s-es ou non, d&#233;tenant des droits l&#233;gaux ou non &#8211; autour d'une lutte commune contre la pauvret&#233; et l'exploitation dans toute l'Am&#233;rique du Nord. Son succ&#232;s am&#232;nerait, &#224; court terme, des gains r&#233;els dont le besoin se fait d&#233;sesp&#233;r&#233;ment sentir, tout en construisant les bases d'un mouvement international des travailleurs et travailleuses &#224; plus long terme. Une campagne qui mettrait en &#339;uvre cette proposition viserait &#224; d&#233;passer la notion de solidarit&#233; entendue comme simple appui pour les luttes des autres peuples, pour faire de la solidarit&#233; une lutte men&#233;e de fa&#231;on commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe pr&#233;sentement une multitude de luttes et d'organisations militant contre la pauvret&#233;, le ch&#244;mage et l'exploitation, et pour une vie digne dans laquelle les besoins de tous et toutes se verraient combl&#233;s, dans chacun de nos pays ; mais ces luttes sont le plus souvent isol&#233;es les unes des autres. L'espoir que porte cette campagne est celui de prendre avantage du potentiel port&#233; par le contexte pr&#233;sent pour unir ces luttes et en construire un mouvement plus large, puissant et englobant, tout en respectant l'autonomie de chacune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Mexique, la coalition se constitue depuis plusieurs mois d&#233;j&#224; et a r&#233;ussi &#224; mobiliser 20 000, puis 100 000 personnes en d&#233;cembre et en janvier derniers. Elle pr&#233;voit une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale le 2 mai prochain. Aux Etats-Unis, un processus est en cours pour qu'une coalition voie le jour, ainsi qu'&#224; Toronto. Au Qu&#233;bec, le potentiel de mise sur pied d'une telle coalition est palpable : nombre d'organisations militent d&#233;j&#224; pour une augmentation significative du salaire minimum, ainsi que de l'assistance sociale, ou sont directement rejointes par ces revendications. Avec la mont&#233;e toujours plus fulgurante de la droite au Qu&#233;bec, et la r&#233;-&#233;lection d'un gouvernement lib&#233;ral, les mouvements sociaux qu&#233;b&#233;cois ne pourront faire l'&#233;conomie d'une lutte unificatrice, porteuse de potentiel et appelant la population &#224; la rue. De m&#234;me pour Qu&#233;bec Solidaire : apr&#232;s un repos bien m&#233;rit&#233;, il sera temps de profiter de la lanc&#233;e provoqu&#233;e par les &#233;lections pour porter le parti vers la lutte, les mouvements et la rue. La venue prochaine d'un Forum Social Qu&#233;b&#233;cois, et la tenue d'une Assembl&#233;e des mouvements sociaux en son sein, pourrait &#234;tre l'occasion de poser les bases d'une coalition rassembleuse. Organisons-nous !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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