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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Sant&#233; de la communaut&#233; gaie L'obsession pour le statut et l'apparence a un co&#251;t &#233;norme pour la sant&#233; mentale</title>
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		<dc:date>2020-09-22T07:59:22Z</dc:date>
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		<dc:creator>Simon Leclerc</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
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		<dc:subject>Edition du 2020-09-22</dc:subject>

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&lt;p&gt;Les chercheurs constatent que le racisme, la concurrence et la fixation sur le sexe au sein de la communaut&#233; LGBT sont des facteurs d'anxi&#233;t&#233; et de d&#233;pression. &lt;br class='autobr' /&gt; tir&#233; de : Infolettre de fugues, D&#233;corhomme et MonZip , le 2020-09-16 Publi&#233; le 01 septembre 2020 &#224; 11h09 Simon Leclerc &lt;br class='autobr' /&gt;
Photo prise par &#169; Fugues &lt;br class='autobr' /&gt;
La communaut&#233; LGBT est l'un des groupes les plus expos&#233;s &#224; la d&#233;pression, &#224; l'anxi&#233;t&#233; et &#224; la toxicomanie. Pendant des d&#233;cennies, de nombreux scientifiques ont suppos&#233; &#224; tort que les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-LGTB-+" rel="tag"&gt;LGTB&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2020-09-22-+" rel="tag"&gt;Edition du 2020-09-22&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton44703-5462a.jpg?1781880938' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les chercheurs constatent que le racisme, la concurrence et la fixation sur le sexe au sein de la communaut&#233; LGBT sont des facteurs d'anxi&#233;t&#233; et de d&#233;pression.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;tir&#233; de : Infolettre de fugues, D&#233;corhomme et MonZip &lt;info@fugues.com&gt;, le 2020-09-16 &lt;br class='autobr' /&gt;
Publi&#233; le 01 septembre 2020 &#224; 11h09 Simon Leclerc&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo prise par &#169; Fugues&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La communaut&#233; LGBT est l'un des groupes les plus expos&#233;s &#224; la d&#233;pression, &#224; l'anxi&#233;t&#233; et &#224; la toxicomanie. Pendant des d&#233;cennies, de nombreux scientifiques ont suppos&#233; &#224; tort que les personnes LGBTQ+ &#233;taient intrins&#232;quement pathologiques, et donc plus expos&#233;es au risque de troubles mentaux. Peu apr&#232;s le d&#233;but des recherches bas&#233;es sur des enqu&#234;tes r&#233;elles aupr&#232;s des personnes LGBTQ+ &#224; la fin des ann&#233;es 1990, la discrimination et la stigmatisation se sont r&#233;v&#233;l&#233;es &#234;tre les principaux pr&#233;judices &#224; la sant&#233; mentale des LGBTQ+. Bien qu'il nous reste certainement encore du chemin &#224; parcourir, la communaut&#233; homosexuelle a depuis gagn&#233; une certaine acceptation sociale. Aujourd'hui, certains chercheurs en sant&#233; mentale LGBTQ+ se concentrent sur le stress qui provient de la communaut&#233; elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Jusqu'&#224; pr&#233;sent, presque toutes les &#233;tudes sur la sant&#233; mentale des LGBTQ+ ont port&#233; sur les facteurs de stress li&#233;s &#224; la stigmatisation &#8211; des choses comme le rejet familial, le rejet de votre communaut&#233; religieuse ou le fait d'&#234;tre intimid&#233;&lt;/i&gt; &#187;, explique John Pachankis, PhD, professeur associ&#233; de sant&#233; publique et directeur de l'initiative sur la sant&#233; mentale des LGBTQ &#224; l'universit&#233; de Yale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ce que Pachankis et ses coll&#232;gues ont commenc&#233; &#224; remarquer dans leur travail, c'est que les hommes gais et bisexuels ont d&#233;clar&#233; ressentir une grande partie de leur stress venant de leurs pairs, ou ce qu'une nouvelle &#233;tude men&#233;e par Pachankis appelle le stress intra-minoritaire. Publi&#233;e en janvier dans le Journal of Personality and Social Psychology, l'&#233;tude a &#233;t&#233; men&#233;e sur cinq ans avec des &#233;chantillons repr&#233;sentatifs de participants de tous les &#201;tats-Unis. Cette &#233;tude est la plus importante de son genre pour examiner les facteurs de stress communautaires chez les hommes gais et bisexuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses conclusions r&#233;v&#232;lent ce que beaucoup de membres de la communaut&#233; ne savent que trop bien : que les hommes gais et bisexuels peuvent &#234;tre assez durs les uns envers les autres et envers nous-m&#234;mes en essayant d'&#234;tre &#224; la hauteur. Les participants ont d&#233;clar&#233; se sentir stress&#233;s par ce qu'ils per&#231;oivent comme une obsession de la communaut&#233; pour l'apparence, le statut et le sexe. Ils ont soulign&#233; son racisme d'exclusion et son m&#233;pris de la soci&#233;t&#233;. &#171; Nous savons que les hommes en g&#233;n&#233;ral sont plus comp&#233;titifs et que la comp&#233;tition masculine est stressante &#187;, dit Pachankis. &#171; Ces donn&#233;es montrent que lorsque ce type de comp&#233;tition a lieu dans une communaut&#233; compos&#233;e d'hommes qui se socialisent et se sexualisent, le bilan pour la sant&#233; mentale peut &#234;tre tr&#232;s lourd. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons parl&#233; avec John Pachankis des principaux facteurs de stress qui proviennent de la communaut&#233;, de leurs effets sur la sant&#233; mentale et physique, et de la mani&#232;re dont les hommes gais et bisexuels pourraient mieux se soutenir mutuellement et s'aventurer &#224; progresser ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles sont les principales pressions qui, selon vous, affectent la sant&#233; mentale des hommes gais et bisexuels ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les facteurs de stress que nous avons entendus lors des entretiens et que nous avons ensuite &#233;tudi&#233;s &#224; l'&#233;chelle nationale pourraient &#234;tre class&#233;s en quatre types. L'un d'entre eux &#233;tait le stress li&#233; &#224; la perception que la communaut&#233; gaie est trop ax&#233;e sur le sexe au d&#233;triment des relations ou des amiti&#233;s &#224; long terme. Le second &#233;tait que la communaut&#233; gaie est trop ax&#233;e sur les questions de statut, comme la masculinit&#233;, l'attrait et la richesse. La troisi&#232;me &#233;tait li&#233;e &#224; la perception que la communaut&#233; gaie est trop comp&#233;titive, qu'elle maintient ce genre de culture de l'ombre et de concurrence sociale g&#233;n&#233;rale. La quatri&#232;me est que la communaut&#233; gaie exclut la diversit&#233;, y compris la diversit&#233; raciale-ethnique et la diversit&#233; des &#226;ges, et qu'elle est discriminatoire envers les homosexuels s&#233;ropositifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recherches montrent que chacune de ces cat&#233;gories de facteurs de stress est associ&#233;e &#224; la d&#233;pression et &#224; l'anxi&#233;t&#233;. Mais certains ont probablement un impact distinct selon le statut de l'homme gai ou bisexuel, que beaucoup de gens ont dit percevoir comme une cause de stress. Dans la mesure o&#249; nous nous connaissons par la r&#233;flexion d'autrui, nous constatons que les hommes gais et bisexuels sont particuli&#232;rement susceptibles de se mesurer en utilisant les m&#234;mes normes d'attractivit&#233;, de r&#233;ussite et de masculinit&#233; que celles qu'ils utilisent pour mesurer leurs partenaires sexuels potentiels, ce qui peut &#234;tre particuli&#232;rement douloureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels groupes ont &#233;t&#233; touch&#233;s de mani&#232;re disproportionn&#233;e ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela d&#233;pend de la classe de facteur de stress, mais d'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, les hommes de couleur &#233;taient plus susceptibles de percevoir ce que nous appelons le stress de la communaut&#233; gaie. Les hommes c&#233;libataires &#233;taient plus susceptibles de le ressentir, ainsi que les hommes qui se d&#233;crivaient comme plus f&#233;minins, les hommes ayant moins de ressources socio-&#233;conomiques et les hommes qui ne se sentaient pas particuli&#232;rement attirants. Nous avons &#233;galement constat&#233; que les hommes plus jeunes &#233;taient plus stress&#233;s que les hommes plus &#226;g&#233;s et que les hommes bisexuels &#233;taient moins susceptibles de subir ce type de stress de la part de la communaut&#233; gaie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une &#233;tude compl&#233;mentaire a &#233;tabli une corr&#233;lation entre le stress intra-minoritaire et le risque d'infection par le VIH. Quel est le principal point &#224; retenir ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est &#233;vident que les plus grandes sources de risque de VIH sont les d&#233;savantages structurels, en particulier les formes structurelles d'homophobie et de racisme qui touchent de mani&#232;re disproportionn&#233;e les hommes gais et bisexuels de couleur. En m&#234;me temps, les chercheurs ont &#233;tudi&#233; les influences sociales et comportementales, comme la fa&#231;on dont le stress affecte la prise de d&#233;cision et la prise de risque. &#192; ma connaissance, aucune &#233;tude ant&#233;rieure ne s'&#233;tait vraiment pench&#233;e sur le stress que les hommes homosexuels et bisexuels peuvent ressentir les uns envers les autres en tant que pr&#233;dicteurs de la prise de risque du VIH. Nous avons constat&#233; une corr&#233;lation entre les hommes gais et bisexuels qui sont particuli&#232;rement stress&#233;s par l'accent mis par la communaut&#233; gaie sur le sexe, le statut et la comp&#233;tition, ou qui sont susceptibles de percevoir la communaut&#233; gaie comme excluant la diversit&#233;, et ceux qui sont plus susceptibles d'avoir des relations sexuelles sans pr&#233;servatif ou sans PreP dans leur vie quotidienne. Ceci apr&#232;s avoir pris en compte les diff&#233;rences fondamentales d'&#226;ge, de revenu, d'&#233;ducation, de race et d'origine ethnique, ou d'autres facteurs qui pourraient &#234;tre associ&#233;s &#224; un risque plus &#233;lev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles &#233;taient vos h&#233;sitations quant &#224; la mani&#232;re dont cette recherche pourrait &#234;tre per&#231;ue sous un mauvais jour ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon but premier est de faire la lumi&#232;re sur les v&#233;ritables influences sur la sant&#233; mentale des personnes LGBTQ+. Il est apparu clairement dans mon travail clinique que les hommes gais et bisexuels citent des facteurs de stress issus de la communaut&#233; gaie. Si l'on n'abordait pas ce point dans le cadre de recherches plus approfondies, je savais que l'on risquait de ne pas avoir une vue d'ensemble. En m&#234;me temps, je savais que toute recherche, montrant que la stigmatisation ou l'h&#233;t&#233;rosexisme n'est pas la seule cause de la mauvaise sant&#233; mentale des hommes gais et bisexuels, pourrait potentiellement &#234;tre utilis&#233;e pour revenir d'une mani&#232;re ou d'une autre &#224; ce vieil argument historique selon lequel les hommes gais et bisexuels sont en quelque sorte pathologiques par nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais j'&#233;tais &#224; l'aise avec ces &#233;tudes parce que je savais qu'elles pouvaient potentiellement &#234;tre un appel &#224; l'action au sein de la communaut&#233; gaie, afin d'accro&#238;tre son adh&#233;sion &#224; ce qui a historiquement &#233;t&#233; ses attributs les plus remarquables &#8211; sa capacit&#233; &#224; se soutenir mutuellement face &#224; la n&#233;gligence du gouvernement, &#224; r&#233;fl&#233;chir de mani&#232;re cr&#233;ative &#224; la mani&#232;re de former des amiti&#233;s et des partenariats, et finalement &#224; la mani&#232;re de regarder courageusement &#224; l'int&#233;rieur et de former une communaut&#233; dont les personnes LGBTQ+ peuvent &#234;tre fi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Votre recherche sugg&#232;re-t-elle des solutions &#224; ces dynamiques communautaires ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'un des &#233;l&#233;ments les moins souvent cit&#233;s dans nos enqu&#234;tes est que les hommes gais ne sont pas de bons amis, ce qui sugg&#232;re vraiment que le fait de compter sur les amiti&#233;s et de les renforcer face &#224; certains de ces aspects plus stressants de la communaut&#233; gaie serait une voie s&#251;re pour se prot&#233;ger contre ce type de stress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la mesure o&#249; les espaces de la communaut&#233; gaie se d&#233;placent en ligne pour une portion d'entre elle vers des plateformes comme Grindr, les normes de communication et de communaut&#233; se d&#233;gradent et sont ramen&#233;es au plus petit d&#233;nominateur commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense donc qu'une autre intervention consisterait soit &#224; pr&#233;server les espaces de brique et de mortier, o&#249; les gens peuvent continuer &#224; se rassembler de mani&#232;re diverse et ouverte ; soit &#224; am&#233;liorer les plateformes en ligne pour faciliter un plus grand sens de la communaut&#233; plut&#244;t que la recherche rapide d'un partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une chose qui a souvent &#233;t&#233; sous-utilis&#233;e dans la communaut&#233; gaie est le mentorat interg&#233;n&#233;rationnel. Et cela fonctionne dans les deux sens. Nous savons que les personnes &#226;g&#233;es LGBTQ+ sont plus susceptibles de vivre seules et que c'est un facteur de risque de d&#233;pression. Et nous savons que les jeunes LGBTQ+ ne sont, dans la plupart des cas, pas n&#233;s dans des familles qui sont &#233;galement LGBTQ+, et qu'ils n'h&#233;ritent donc pas de leurs parents un sens de la communaut&#233;, des normes ou de l'histoire. Une fa&#231;on id&#233;ale de l'apprendre serait de le faire aupr&#232;s des a&#238;n&#233;s de notre communaut&#233; ; en m&#234;me temps, les a&#238;n&#233;s de notre communaut&#233; b&#233;n&#233;ficieraient probablement du contact avec les jeunes g&#233;n&#233;rations. Historiquement, il y a eu beaucoup d'obstacles &#224; cela, mais dans la mesure o&#249; la communaut&#233; gaie peut montrer la voie pour faire tomber ces obstacles, je pense que ce serait une intervention formidable contre ce type de stress de la communaut&#233; gaie dans son ensemble.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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