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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Economie-d&#233;bat. Le G7 et son taux d'imposition de 15% : une demi-rupture</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Economie-debat-Le-G7-et-son-taux-d-imposition-de-15-une-demi-rupture</link>
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		<dc:date>2021-06-15T07:00:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Alexis Passadakis</dc:creator>


		<dc:subject>Economie internationale</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2021-06-15</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'&#233;tait aussi attendu qu'inefficace : bien s&#251;r, Joshua Bolton, le pr&#233;sident de la puissante Business Roundtable des Etats-Unis, a bruyamment d&#233;plor&#233; le vaste paquet d'investissements et de hausses d'imp&#244;ts de l'administration Biden avant m&#234;me qu'il ne soit rendu public. &#171; La hausse des imp&#244;ts est un obstacle &#224; la cr&#233;ation d'emplois et &#224; la croissance &#187;, a-t-il dit, reprenant le mantra n&#233;olib&#233;ral. En vain. &lt;br class='autobr' /&gt; 8 juin 2021 | tir&#233; du site alencontre.org (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-International-101-" rel="directory"&gt;International&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Economie-internationale-+" rel="tag"&gt;Economie internationale&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2021-06-15-+" rel="tag"&gt;Edition du 2021-06-15&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH82/arton48777-7a450.png?1781488218' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='82' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'&#233;tait aussi attendu qu'inefficace : bien s&#251;r, Joshua Bolton, le pr&#233;sident de la puissante Business Roundtable des Etats-Unis, a bruyamment d&#233;plor&#233; le vaste paquet d'investissements et de hausses d'imp&#244;ts de l'administration Biden avant m&#234;me qu'il ne soit rendu public. &#171; La hausse des imp&#244;ts est un obstacle &#224; la cr&#233;ation d'emplois et &#224; la croissance &#187;, a-t-il dit, reprenant le mantra n&#233;olib&#233;ral. En vain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;8 juin 2021 | tir&#233; du site alencontre.org&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://alencontre.org/economie/economie-debat-le-g7-et-son-taux-dimposition-de-15-une-demi-rupture.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://alencontre.org/economie/economie-debat-le-g7-et-son-taux-dimposition-de-15-une-demi-rupture.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, la loi de relance de 1900 milliards de dollars d&#233;j&#224; adopt&#233;e a &#233;t&#233; suivie par le d&#233;voilement d'un &#171; plan pour l'emploi &#187;, pr&#233;voyant 2000 milliards de dollars d'investissements dans les infrastructures sur huit ans, et d'un &#171; plan pour les familles &#187;, qui vise &#224; investir 1800 milliards de dollars sur dix ans dans les &#233;coles, les jardins d'enfants et les prestations parentales. Tout cela constitue un r&#233;alignement de la structure de la premi&#232;re &#233;conomie mondiale, financ&#233; par de nouvelles dettes et des augmentations d'imp&#244;ts. Aux Etats-Unis, l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s doit passer de 21% &#224; 28%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce programme doit &#234;tre accompagn&#233; d'un taux minimum mondial d'imposition des soci&#233;t&#233;s. L'id&#233;e derri&#232;re tout &#231;a : si les Etats-Unis augmentent les imp&#244;ts, les entreprises pourraient &#234;tre tent&#233;es de s'installer dans des pays &#224; faible taux d'imposition ou de partir imm&#233;diatement dans des paradis fiscaux. Ainsi, comme l'a propos&#233; la secr&#233;taire au Tr&#233;sor Janet Yellen en avril, un taux d'imposition des soci&#233;t&#233;s d'au moins 21% devrait entrer en vigueur au niveau international. La semaine derni&#232;re, l'administration Biden a revu ce chiffre &#224; la baisse, et vise d&#233;sormais 15%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un taux d'imposition minimum mondial vise explicitement &#224; ass&#233;cher le mod&#232;le &#233;conomique actuel des paradis fiscaux. Et comme si la Maison Blanche lisait les analyses du r&#233;seau international Tax Justice Network, critique de la mondialisation, ce taux d'imposition minimal est destin&#233; &#224; mettre un terme &#224; la &#171; course vers le bas &#187; &#8211; la comp&#233;tition internationale pour la r&#233;duction des imp&#244;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques semaines encore, la proposition des dirigeants de l'OCDE en faveur d'un taux minimum de 12,5% circulait dans les forums de n&#233;gociation internationaux. Evaluation : pas tr&#232;s prometteuse. Depuis une dizaine d'ann&#233;es, en r&#233;ponse au grand krach financier de 2007/2008, des discussions sur les taux d'imposition mondiaux des soci&#233;t&#233;s transnationales sont men&#233;es sans aucune perspective de succ&#232;s. Le concept final doit maintenant &#234;tre pr&#234;t en juillet 2021 pour la r&#233;union des ministres des Finances du G20 &#224; Venise. M&#234;me si de nombreux d&#233;tails ne sont pas encore clairs, cette initiative marque une rupture avec le r&#233;cit n&#233;olib&#233;ral de la &#171; concurrence fiscale &#187; souhaitable entre les Etats qui a pr&#233;valu pendant plus de 30 ans. [Voir ci-dessous le jugement plus r&#233;aliste d'Oxfam France dans son communiqu&#233; du 5 juin 2021.]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin de l'offshore&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis les ann&#233;es 1970, le projet de mondialisation n&#233;olib&#233;rale repose sur un syst&#232;me de plus en plus complexe d'&#233;conomie offshore. Premi&#232;rement, les Etats ont d&#233;lib&#233;r&#233;ment cr&#233;&#233; des espaces &#233;loign&#233;s de la r&#233;glementation &#233;tatique habituelle. Des zones de production pour l'exportation ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;es dans les pays du Sud pour la production de biens mat&#233;riels. Dans ces zones, les taux d'imposition applicables, les normes environnementales et souvent le droit d'organiser des syndicats sont &#233;dulcor&#233;s, voire supprim&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, de plus en plus d'accords de protection des investissements ont introduit un syst&#232;me de tribunaux sp&#233;ciaux priv&#233;s exclusifs pour les investisseurs &#233;trangers. Cela permet aux entreprises &#233;trang&#232;res de poursuivre les Etats en dehors de la juridiction nationale si elles voient leurs attentes en mati&#232;re de profit r&#233;duites par une nouvelle r&#233;glementation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et troisi&#232;mement, &#224; mesure que les march&#233;s financiers se lib&#233;ralisaient, des juridictions offshore sp&#233;ciales d&#233;r&#233;glement&#233;es sont apparues : un r&#233;seau complexe de paradis fiscaux &#8211; parfois avec plus, parfois avec moins de secret bancaire &#8211;, de la City de Londres &#224; l'International Banking Facility de New York en passant par l'Irlande, les Pays-Bas ou Panama.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi le mouvement critique &#224; l'&#233;gard de la mondialisation s'est toujours engag&#233; &#224; ass&#233;cher les paradis fiscaux. Lorsque le r&#233;seau international Attac a &#233;t&#233; fond&#233; en 1997, c'&#233;tait l'une de ses deux revendications &#8211; avec l'introduction d'une taxe sur les transactions financi&#232;res. Cependant, ni le cycle de manifestations initi&#233; lors du sommet du G8 [en 2000 &#224; Nago au Japon] au tournant du mill&#233;naire, ni, dix ans plus tard, le choc du krach financier de 2007/08 et la crise &#233;conomique mondiale avec ses manifestations Occupy Wall Street et anti-aust&#233;rit&#233; n'ont pu permettre une perc&#233;e de ces revendications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, en 2021, ce pilier de l'&#233;conomie offshore est &#233;branl&#233; sous la pr&#233;sidence d'un d&#233;mocrate am&#233;ricain conservateur et donc par le pouvoir h&#233;g&#233;monique du projet actuel de mondialisation n&#233;olib&#233;rale. Quelles sont les raisons de ce virage de politique &#233;conomique ? La succession rapide et l'&#233;lan des politiques ainsi que des propositions de l'administration Biden repr&#233;sentent une tentative de remettre l'&#233;conomie des Etats-Unis sur la voie d'une croissance robuste apr&#232;s la &#171; Grande R&#233;cession &#187; de 2009 et la r&#233;cession due au coronavirus de 2020. En particulier, les investissements &#224; long terme pr&#233;vus dans les infrastructures en ruine et les d&#233;penses massives en mati&#232;re de recherche sont destin&#233;s &#224; jeter de nouvelles bases. En outre, le gouvernement am&#233;ricain consid&#232;re que sa pr&#233;tention au leadership mondial est gravement menac&#233;e par la mont&#233;e du capitalisme d'Etat chinois. La Chine veut devenir le num&#233;ro un, a d&#233;clar&#233; Joe Biden lors de sa premi&#232;re conf&#233;rence de presse en tant que pr&#233;sident, en affirmant avec agressivit&#233; : &#171; Cela n'arrivera pas sous ma pr&#233;sidence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pression des forces progressistes a fait en sorte qu'une administration d&#233;mocrate ne puisse &#233;viter de faire des investissements effectifs dans l'action climatique. Et le m&#233;contentement g&#233;n&#233;ralis&#233; &#224; l'&#233;gard du capitalisme n&#233;olib&#233;ral en tant que syst&#232;me social parmi des segments notables de la population des Etats-Unis signifie qu'il existe un espace politique pour ces politiques &#233;conomiques n&#233;o-keyn&#233;siennes. Les campagnes &#233;lectorales de Bernie Sanders, les luttes acharn&#233;es pour l'augmentation du salaire minimum, mais aussi les mouvements sociaux tels que le mouvement Black Lives Matter ont ainsi permis des changements programmatiques plus importants dans l'establishment d&#233;mocrate am&#233;ricain que ce &#224; quoi on aurait pu s'attendre au d&#233;part. Les d&#233;veloppements macro&#233;conomiques, les rivalit&#233;s g&#233;opolitiques et les luttes sociales de la base s'imbriquent pour cr&#233;er un potentiel de changement politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chroniqueur Noah Smith du portail d'informations &#233;conomiques Bloomberg estime que la &#171; Bidenomics &#187; pr&#233;sente un haut degr&#233; de coh&#233;rence strat&#233;gique. Il vise &#224; d&#233;velopper une &#233;conomie &#224; deux voies : un secteur comp&#233;titif des firmes orient&#233; vers le monde entier et une &#233;conomie interne plus ample dans laquelle &#8211; avec un soutien par la redistribution &#8211; de nouveaux emplois sont cr&#233;&#233;s dans le secteur des soins et des infrastructures. L'historien de l'&#233;conomie Adam Tooze, en revanche, est beaucoup plus sceptique. Il consid&#232;re que le paquet d'investissement avec ses 250 milliards de dollars par an pour les huit prochaines ann&#233;es est bien trop faible. Cette &#233;valuation correspond &#224; l'augmentation pr&#233;vue par Joe Biden de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s aux Etats-Unis, qui passerait de 21% actuellement &#224; 28% seulement. Ce n'est qu'en 2017 que Trump l'a abaiss&#233; de 35% au taux appliqu&#233; actuellement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Il y aura de la r&#233;sistance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; des &#233;valuations contradictoires, la Bidenomics sugg&#232;re un changement tectonique dans l'&#233;conomie politique de la mondialisation. Pour la p&#233;riode allant de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux ann&#233;es 1970, avec ses compromis de classe sociaux-d&#233;mocrates entre le capital et le travail, le politologue am&#233;ricain John Ruggie avait invent&#233; le terme de &#171; lib&#233;ralisme int&#233;gr&#233; &#187; : il entendait par l&#224; l'amalgame du libre-&#233;change et de l'Etat-providence, de l'&#233;conomie de march&#233; et de l'intervention de l'Etat dans l'&#233;conomie afin de r&#233;duire le ch&#244;mage. En cons&#233;quence, les contours actuellement &#233;mergents de la Bidenomics pourraient &#234;tre d&#233;crits comme un &#171; n&#233;olib&#233;ralisme int&#233;gr&#233; &#187;. Si, d'une part, le libre-&#233;change et les march&#233;s financiers mondialis&#233;s doivent &#234;tre maintenus en tant que piliers de la politique n&#233;olib&#233;rale, une nouvelle politique d'investissement strat&#233;gique de l'Etat assortie d'une redistribution de la richesse repr&#233;sente une rupture avec le mod&#232;le pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous tuons les paradis fiscaux. La partie est termin&#233;e &#187; : c'est ainsi que le chef du Centre de politique et d'administration fiscales (CTP) de l'OCDE, Pascal Saint-Amans, r&#233;sume la volont&#233; de Washington d'instaurer un taux d'imposition minimum mondial pour les entreprises. En fait, l'id&#233;e d'une souverainet&#233; fiscale nationale serait fortement restreinte. Les d&#233;tails et donc l'efficacit&#233; exacte d'une telle taxe n'ont pas encore &#233;t&#233; d&#233;termin&#233;s. La France et l'Allemagne ont d&#233;j&#224; soutenu le concept, de m&#234;me que la Commission europ&#233;enne. Il est peu probable qu'il y ait des protestations coordonn&#233;es de petits paradis fiscaux comme le Panama ou les Bermudes contre une d&#233;cision du G20. Toutefois, les Etats membres de l'UE qui profitent de la &#171; concurrence fiscale &#187; internationale pourraient s'y opposer farouchement. Il reste &#233;galement &#224; voir quel sera le vote final du Congr&#232;s des Etats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'imp&#244;t minimum sur les soci&#233;t&#233;s voit le jour, la question pour les mouvements sociaux et les syndicats est de savoir s'il restera principalement un instrument dans le cadre de la concurrence mondiale entre les Etats dans le cadre d'un &#171; n&#233;olib&#233;ralisme int&#233;gr&#233; &#187;. Ou s'il serait possible de l'utiliser comme tremplin pour un projet plus large de transformation socio-&#233;cologique globale. (Article publi&#233; dans l'hebdomadaire Der Freitag, 21/2021 ; traduction r&#233;daction A l'Encontre)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Alexis Passadakis est politologue et actif au sein du r&#233;seau Attac&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*****&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Imp&#244;t minimum mondial sur les multinationales : un accord au rabais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par Quentin Parrinello, Oxfam France&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que les Etats-Unis avaient propos&#233; il y a un mois un taux minimum effectif de 21%, les pays du G7 ont adopt&#233; ce samedi 5 juin un compromis au rabais en s'accordant sur un taux de seulement 15%. Face au manque de soutien actif de plusieurs pays europ&#233;ens, dont la France, et la pression des paradis fiscaux, l'ambition a donc &#233;t&#233; largement &#233;corn&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il &#233;tait plus que temps que les plus grandes &#233;conomies mondiales s'accordent sur un taux minimum d'imp&#244;t effectif pour les multinationales. Mais le taux de retenu de 15% est tout simplement trop bas. Comment peut-on penser qu'on va s'attaquer aux paradis fiscaux en &#233;tablissant un taux &#224; peine plus haut que celui de paradis fiscaux notoires comme la Suisse ou Singapour ? &#187; [1]&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La premi&#232;re proposition am&#233;ricaine d'un taux minimum effectif &#224; 21% constituait une premi&#232;re base de discussion qui pouvait &#234;tre am&#233;lior&#233;e. Mais face &#224; la pression des paradis fiscaux, et le manque d'ambition de certains pays europ&#233;ens comme la France, cette proposition a &#233;t&#233; abaiss&#233;e &#224; 15% et pourrait l'&#234;tre encore davantage. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le manque de soutien actif de la France &#224; la premi&#232;re proposition de Joe Biden est un tr&#232;s mauvais calcul politique : la France serait l'une des plus grandes perdantes d'un passage de taux de 21% &#224; 15% avec des recettes fiscales attendues de 4,3 milliards d'euros, contre 16 milliards pour la proposition am&#233;ricaine. Au moment o&#249; le gouvernement s'interroge sur comment payer la facture du coronavirus, il vient de laisser filer l'opportunit&#233; de reprendre des dizaines de milliards d'euros d&#233;localis&#233;s dans les paradis fiscaux. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans le contexte de crise &#233;conomique et sanitaire mondiale que nous vivons, les pays du G7 pr&#233;f&#232;rent prot&#233;ger l'int&#233;r&#234;t des transnationales et des paradis fiscaux, alors m&#234;me alors que les besoins de financement pour r&#233;pondre &#224; l'urgence sont &#233;normes et que de nombreuses transnationales ont r&#233;alis&#233; des b&#233;n&#233;fices exceptionnels durant la crise. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le deuxi&#232;me probl&#232;me de cet accord c'est qu'il devrait essentiellement servir les int&#233;r&#234;ts des pays riches puisque les recettes tax&#233;es iraient dans les pays o&#249; les entreprises ont leur si&#232;ge social, alors que ce sont les pays en d&#233;veloppement qui sont les principales victimes des montages d'&#233;vasion fiscale. Les pays du G7 ne peuvent pas s'attendre &#224; ce que la majorit&#233; des autres pays se contentent des miettes de leur accord. &#187; (5 juin 2021)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Note compl&#233;mentaire de Pauline Lecl&#232;re pour Oxfam France&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les pays en d&#233;veloppement sont priv&#233;s chaque ann&#233;e d'au moins 100 milliards de dollars du fait de l'&#233;vasion fiscale des transnationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ICRICT (Independent Commission for the Reform of International Corporate Taxation), une commission compos&#233;e d'experts ind&#233;pendants, de chercheurs et de repr&#233;sentants de la soci&#233;t&#233; civile, appelle &#224; un taux minimum effectif mondial sur les transnationales de 25%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mai 2019, le Cadre Inclusif de l'OCDE travaillant sur le plan BEPS (Base Erosion Profit Shfiting) a lanc&#233;, sous l'&#233;gide du G20, un nouveau round de n&#233;gociations sur la r&#233;forme de la fiscalit&#233; des transnationales &#224; l'&#232;re du num&#233;rique. Pr&#232;s de 140 pays participent aux n&#233;gociations. Ce round de n&#233;gociations comprend deux trains de r&#233;formes organis&#233;es autour de deux piliers : le premier pilier traite de la distribution des droits &#224; taxer (et notamment de la possibilit&#233; de taxer les entreprises du num&#233;rique) et le second pilier, de la mise en place d'un taux minimum effectif pour les transnationales. Le G20 doit trouver un accord politique sur les deux piliers d'ici &#224; juillet 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays en d&#233;veloppement, dont les recettes fiscales sont largement plus d&#233;pendantes de l'imp&#244;t sur les soci&#233;t&#233;s, ont pr&#233;sent&#233; plusieurs propositions dans le cadre des n&#233;gociations pour assurer un accord tenant compte de leurs int&#233;r&#234;ts. Il y a quelques semaines, le Forum des administrations fiscales africaines (ATAF), repr&#233;sentant 38 Etats africains, soumettait une nouvelle proposition sur la distribution des droits &#224; taxer. Le G24, repr&#233;sentant des dizaines de pays en d&#233;veloppement, a &#233;galement soumis plusieurs propositions de r&#233;formes pour un syst&#232;me fiscal plus juste. (5 juin 2021)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;[1] Le caract&#232;re d'&#171; accord au rabais &#187; est confirm&#233; &#224; leur fa&#231;on par les d&#233;clarations d'&#233;lus lib&#233;raux helv&#233;tiques qui insistent, comme le conseiller d'Etat Laurent Kurth, sur un &#233;l&#233;ment souvent n&#233;glig&#233; : &#171; Avant de parler du taux, il faut savoir de quelle mati&#232;re on parle pour l'imposition. &#187; Autrement dit, comment sont d&#233;finis les b&#233;n&#233;fices effectifs, une fois pris en compte les taux d'amortissement, leur dur&#233;e, etc. Quant au porte-parole n&#233;olib&#233;ral du canton de Gen&#232;ve, Christian L&#252;scher, il consid&#232;re que &#171; cela n'augmentera pas substantiellement la fiscalit&#233; &#233;tablie par les cantons pour les grosses soci&#233;t&#233;s et les PME, elles, ne seront pas touch&#233;es &#187;. (R&#233;d. A l'Encontre)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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