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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Le retour de l'&#233;pouvantail du multiculturalisme </title>
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		<dc:creator>Maxime Fleury</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2021-10-12</dc:subject>

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&lt;p&gt;Cette session parlementaire a donn&#233; lieu &#224; des d&#233;bats de qualit&#233; plut&#244;t m&#233;diocre. Le premier ministre Fran&#231;ois Legault a sorti ses &#233;pouvantails en nous faisant part de sa d&#233;finition du mot &#8220;woke&#8221; et a souvent point&#233; du doigt le multiculturalisme canadien, lors de la campagne f&#233;d&#233;rale. On risque de retrouver &#224; nouveau ces th&#233;matiques dans le d&#233;bat public. Nous voulons donc revenir sur le terme &#8220;multiculturalisme&#8221; qui a &#233;t&#233; prononc&#233; ad nauseam par Fran&#231;ois Legault et par certains chroniqueurs (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Question-nationale-" rel="directory"&gt;Question nationale&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2021-10-12-+" rel="tag"&gt;Edition du 2021-10-12&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH79/arton49848-ebf65.jpg?1781275485' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette session parlementaire a donn&#233; lieu &#224; des d&#233;bats de qualit&#233; plut&#244;t m&#233;diocre. Le premier ministre Fran&#231;ois Legault a sorti ses &#233;pouvantails en nous faisant part de sa d&#233;finition du mot &#8220;woke&#8221; et a souvent point&#233; du doigt le multiculturalisme canadien, lors de la campagne f&#233;d&#233;rale. On risque de retrouver &#224; nouveau ces th&#233;matiques dans le d&#233;bat public. Nous voulons donc revenir sur le terme &#8220;multiculturalisme&#8221; qui a &#233;t&#233; prononc&#233; ad nauseam par Fran&#231;ois Legault et par certains chroniqueurs de Quebecor, entre autres.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce texte va tenter de mettre un peu d'ordre, dans cette p&#233;riode qui ne semble plus se soucier de la signification des termes utilis&#233;s. Pour une critique et une remise en contexte du terme &#8220;woke&#8221;, on peut se r&#233;f&#233;rer &#224; Jonathan Durand-Folco1.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le ou les multiculturalisme(s) ? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si nous pensons &#224; un mot qui semble avoir perdu son sens, le multiculturalisme tr&#244;ne au sommet du palmar&#232;s. Il importe de dire que la critique du multiculturalisme est l&#233;gitime, m&#234;me n&#233;cessaire. Par contre, ce n'est pas une doctrine issue du marxisme et de Mai 68 en France, comme le r&#233;p&#232;te sans arr&#234;t Mathieu Bock-C&#244;t&#233;, par exemple2. Il est important de bien comprendre les postulats th&#233;oriques et les implications du multiculturalisme. Nous allons donc distinguer deux fa&#231;ons de concevoir le multiculturalisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, le multiculturalisme peut &#234;tre compris comme &#233;tant une loi sanctionn&#233;e en 1988, par la chambre des communes. Voici un extrait de la loi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8220;&lt;i&gt; que la Constitution du Canada dispose que la loi ne fait exception de personne et s'applique &#233;galement &#224; tous, que tous ont droit &#224; la m&#234;me protection et au m&#234;me b&#233;n&#233;fice de la loi, ind&#233;pendamment de toute discrimination, que chacun a la libert&#233; de conscience, de religion, de pens&#233;e, de croyance, d'opinion, d'expression, de r&#233;union pacifique et d'association, et qu'elle garantit &#233;galement aux personnes des deux sexes ce droit et ces libert&#233;s (&#8230;)&#8221;&lt;/i&gt;3.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous pouvons clairement observer les postulats lib&#233;raux de la loi : la libert&#233; individuelle, de religion, de croyance et l'&#233;galit&#233; de ceux-ci entre eux. Ces valeurs sont promues comme &#233;tant une partie int&#233;grale de l'identit&#233; canadienne. Ainsi, il n'y a donc pas de culture dominante ou qui prime sur les autres, c'est d'ailleurs pourquoi certains critiquent la politique du multiculturalisme et le &#171; r&#233;gime diversitaire &#187;, comme Mathieu Bock-C&#244;t&#233; et Jacques Beauchemin. Selon le premier, le multiculturalisme serait issu de la gauche postmarxiste qui chercherait &#224; transformer l'&#233;chec du projet r&#233;volutionnaire fond&#233; sur la lutte des classes vers un projet diversitaire4. Pour Beauchemin, ces revendications mettraient &#224; mal la coh&#233;sion de la nation, qui serait le sujet politique &#224; privil&#233;gier5. Ces critiques se fondent sur une conception sp&#233;cifique de la nation qui essentialise cette derni&#232;re. Or, le multiculturalisme est une th&#233;orie lib&#233;rale, cela n'est pas discutable et repose sur une autre conception de la nation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, le multiculturalisme peut &#234;tre vu sous l'angle de la philosophie politique. Les th&#233;oriciens souvent cit&#233;s sont Will Kymlicka, Charles Taylor, Michael Sandel et Tariq Modood. Ici, il sera question de pr&#233;senter sommairement le livre de Kymlicka &#8220; La citoyennet&#233; multiculturelle&#8221;, une r&#233;f&#233;rence incontournable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;sumer celui-ci, il faut comprendre que l'auteur est un lib&#233;ral, au sens philosophique du terme. Par contre, le philosophe est sensible aux diff&#233;rents types de cultures, minorit&#233;s nationales et minorit&#233;s ethniques6, ce qui distingue sa th&#233;orie de la politique canadienne du multiculturalisme. En effet, il fait la diff&#233;rence entre les &#201;tats multinationaux et polyethniques7. Ce qui est important ici est l'&#201;tat multinational. En effet, Kymlicka ne nie pas les diff&#233;rentes cultures et nations :&lt;i&gt; &#8220; (&#8230;) ce n'est pas nier que leurs citoyens se consid&#232;rent eux-m&#234;mes comme constituant un peuple unique. (&#8230;) les &#201;tats multinationaux ne peuvent survivre si les divers groupes nationaux ne se rattachent pas &#224; la communaut&#233; politique plus vaste au sein de laquelle ils cohabitent &#8221;&lt;/i&gt;8.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas donc pas de reniement des nations ou des cultures. Il reste &#224; souligner les trois groupes de droits qui servent &#224; prot&#233;ger les groupes. Le droit &#224; l'autonomie gouvernementale, les droits polyethniques et les droits sp&#233;ciaux de repr&#233;sentation politique sont pr&#233;sent&#233;s par Kymlicka9. En bref, Kymlicka ne relativise pas du tout les cultures, mais cherche &#224; articuler les droits individuels et collectifs, puisqu'il reconnait bien que les nations et les cultures peuvent &#234;tre importantes. Cependant, les droits collectifs sont un peu suspects, puisque les d&#233;positaires des droits sont les individus et ceux-ci peuvent avoir des int&#233;r&#234;ts contraires &#224; la majorit&#233; et donc certains droits collectifs peuvent brimer les droits individuels10. C'est bien ce dernier &#233;l&#233;ment qui peut poser probl&#232;me, pour certaines personnes qui se disent nationalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, nous voyons que la politique du multiculturalisme et la pens&#233;e de Kymlicka ont des diff&#233;rences. C'est donc important de bien d&#233;finir de quoi on parle et de comprendre que le multiculturalisme n'est pas un terme fixe et qui ne signifie qu'une chose. C'est d'ailleurs le but de ce texte : montrer quelques fa&#231;ons de concevoir le terme, m&#234;me s'il existe de nombreuses autres th&#233;ories du multiculturalisme et de nombreux d&#233;bats qui en d&#233;coulent11.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Durand-Folco, Jonathan, 2021, Au-del&#224; des wokes (partie 1) : critique de la gauche identitaire, Ekopolitica, &lt;a href=&#034;http://www.ekopolitica.info/2021/04/au-dela-des-wokes-partie-i-critique-de.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.ekopolitica.info/2021/04/au-dela-des-wokes-partie-i-critique-de.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2.Bock-C&#244;t&#233;, Mathieu, 2016, Le multiculturalisme comme religion politique, &#233;ditions du Cerf, 368 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3.Gouvernement du Canada, 1988, Loi sur le multiculturalisme canadien, site web de la l&#233;gislation, &lt;a href=&#034;https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/c-18.7/page-1.html#h-71409&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/c-18.7/page-1.html#h-71409&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4.- Bock-C&#244;t&#233;, Mathieu, 2016, Le multiculturalisme comme religion politique, Paris, &#201;dition du Cerf, 366 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Beauchemin, Jacques, 2004, La soci&#233;t&#233; des identit&#233;s : &#201;thique et politique dans le monde contemporain, Outremont, Ath&#233;na, 184 pages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6.Kymlicka, Will, 1995, La citoyennet&#233; multiculturelle. Une th&#233;orie lib&#233;rale des minorit&#233;s, Montr&#233;al, Bor&#233;al, 360 pages, pages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. Ibid, page 24-25.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8.Ibid, page 27.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9.Ibid, page 46-55.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10.Ibid, pages 72-76.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11.Pour aller plus loin, voir l'ouvrage de F&#233;lix Mathieu, Les d&#233;fis du pluralisme &#224; l'&#232;re des soci&#233;t&#233;s complexes, 2017, Presses de l'Universit&#233; du Qu&#233;bec, 320 pages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>C'est l'&#233;conomie, imb&#233;cile !</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/C-est-l-economie-imbecile</link>
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		<dc:date>2021-08-31T07:01:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Fleury</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;conomie</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2021-08-31</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; C'est l'&#233;conomie, imb&#233;cile ! &#187; : Cette formule appartient &#224; James Carville, un ancien strat&#232;ge de Bill Clinton. Or, elle r&#233;sume tr&#232;s bien les propos de monsieur Karl Blackburn, le PDG du conseil du patronat du Qu&#233;bec, alors qu'il &#233;tait de passage &#224; l'&#233;mission du 22 ao&#251;t de Zone &#233;conomie. &lt;br class='autobr' /&gt; Maxime Fleury &#201;tudiant au baccalaur&#233;at en science politique Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Chicoutimi &lt;br class='autobr' /&gt; Le segment auquel je fais r&#233;f&#233;rence portait sur la proposition de la F&#233;d&#233;ration des travailleurs du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2021-08-31-+" rel="tag"&gt;Edition du 2021-08-31&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH99/arton49249-ae739.jpg?1781275485' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; C'est l'&#233;conomie, imb&#233;cile ! &#187; : Cette formule appartient &#224; James Carville, un ancien strat&#232;ge de Bill Clinton. Or, elle r&#233;sume tr&#232;s bien les propos de monsieur Karl Blackburn, le PDG du conseil du patronat du Qu&#233;bec, alors qu'il &#233;tait de passage &#224; l'&#233;mission du 22 ao&#251;t de Zone &#233;conomie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Maxime Fleury &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tudiant au baccalaur&#233;at en science politique&lt;br class='autobr' /&gt;
Universit&#233; du Qu&#233;bec &#224; Chicoutimi&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Le segment auquel je fais r&#233;f&#233;rence portait sur la proposition de la F&#233;d&#233;ration des travailleurs du Qu&#233;bec (FTQ) d'augmenter le salaire minimum &#224; 18$. Monsieur Blackburn a alors r&#233;pondu ce qui suit, &#224; la suite du plaidoyer livr&#233; par monsieur Daniel Boyer, le pr&#233;sident de la FTQ : &#171; &lt;i&gt;Tout le monde veut bien vivre, mais malheureusement, l'&#233;conomie ne fonctionne pas tout &#224; fait de cette fa&#231;on.&lt;/i&gt; &#187;1. Sortant de la bouche du PDG du Conseil du patronat, ces mots n'ont pas de quoi surprendre. On peut s'attendre &#224; des balivernes du genre. Par contre, &#231;a ne veut pas dire que nous ne devons pas nous indigner, face &#224; de tels propos. En effet, apr&#232;s avoir travers&#233; environ 40 ans de n&#233;olib&#233;ralisme qui ont consid&#233;rablement d&#233;t&#233;rior&#233; les conditions de travail et les salaires et en finissant (esp&#233;rons-le) une pand&#233;mie qui a aussi durement affect&#233; les travailleur.euse.s, les propos du repr&#233;sentant patronal sont franchement m&#233;prisants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la notion d'&#233;conomie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les th&#233;ories &#233;conomiques n&#233;oclassiques, bien que de plus en plus contest&#233;es, restent dominantes dans les d&#233;partements de sciences &#233;conomiques, d'administrations, dans les &#233;missions d'affaires publiques, dans les milieux politiques et, bien &#233;videmment, au sein des milieux d'affaires. Ces th&#233;ories sont douteuses &#224; maints &#233;gards, sur le plan th&#233;orique, certes, mais aussi dans la pratique. Mais revenons un instant sur la d&#233;claration cit&#233;e plus haut. Il me semble tr&#232;s pertinent de faire appel aux travaux du professeur Alain Deneault, pour contrer cette sorte de discours et enrichir les r&#233;flexions qui en d&#233;coulent. Dans ses feuilletons th&#233;oriques portant sur le concept d'&#233;conomie, monsieur Deneault commence par un Manifeste. Un passage m&#233;rite qu'on s'y attarde : &#171; (...) &lt;i&gt;dissocier &#233;conomie et capitalisme - ce capitalisme qui, par ses aspects destructeurs, iniques, absurdes et pervers, ne correspond en rien &#224; l'esprit de l'&#233;conomie en son plein sens. Dissocier &#233;galement &#233;conomie et capitalisme, au sens plus large de l'administration des biens&lt;/i&gt;. &#187;2 Ainsi, le concept d'&#233;conomie ne devrait pas &#234;tre r&#233;duit aux rapports marchands et comptables. Deneault nous donne une tr&#232;s bonne d&#233;finition de ce qu'on peut qualifier d'&#233;conomique : &#171; (&#8230;) &lt;i&gt;l'&#233;conomie rel&#232;ve de la connaissance des relations bonnes entre &#233;l&#233;ments, entre gens, entre s&#232;mes, entre choses. &#187;&lt;/i&gt;3. C'est d'ailleurs bien de la premi&#232;re fa&#231;on que monsieur Blackburn comprend le concept d'&#233;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le capitalisme carbure &#224; l'extraction de la plus-value et &#224; l'intendance - les deux sont dialectiquement li&#233;s. Pour l'&#233;conomie capitaliste, la compression des salaires et l'accroissement sans fin du capital sont des imp&#233;ratifs. On comprend donc que les hausses des salaires et l'am&#233;lioration des conditions de travail ne sont, g&#233;n&#233;ralement, pas souhaitables et n'ont jamais &#233;t&#233; le fruit de concessions volontaires du capital, mais bien davantage le fruit des combats men&#233;s par les mouvements ouvriers et f&#233;ministes, entre autres. Or prenant le concept en otage, l'&#233;conomie ne fonctionne pas de cette fa&#231;on, nous dit monsieur Blackburn. C'est grossier et il incombe de le corriger. Suite aux clarifications apport&#233;es par Alain Deneault, l'&#233;conomie fonctionne de cette fa&#231;on, mais pas le mode de production capitaliste. En effet, les multiples usages du mot &#233;conomie, comme nous le rappel Deneault, sont compl&#233;tements &#233;trang&#232;res au maintien volontaire de conditions de vie insoutenable que vivent beaucoup de nos concitoyens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Parler d'&#233;conomie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je propose donc que nous red&#233;couvrons le terme d'&#233;conomie, comme Alain Deneault le fait si bien dans ses travaux. Il ne faut pas avoir peur de se r&#233;approprier un terme qui ne sert actuellement qu'&#224; justifier des man&#339;uvres qui profitent aux puissants de ce monde. Il importe de lui redonner un v&#233;ritable sens, dans ce monde en qu&#234;te de rep&#232;re. Repensons ce terme pour qu'il puisse inclure toutes les sph&#232;res de la vie sociale et, bien s&#251;r, environnementales. Une soci&#233;t&#233; qui n'a pas l'air de se soucier du sort des sans parts et des exclus &#8211;et qui fabrique d'ailleurs ces conditions- et qui consid&#232;re normal que cela se produise ne peut se qualifier d'&#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Notes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.Radio-Canada, &#233;mission du 22 Ao&#251;t 2021, Zone &#233;conomie, &lt;a href=&#034;https://ici.radio-canada.ca/rdi/zone-economie/site/episodes/561843/campagne-electorale-salaire-minimum-ftq-patronat&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ici.radio-canada.ca/rdi/zone-economie/site/episodes/561843/campagne-electorale-salaire-minimum-ftq-patronat&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
2.- Alain Deneault, 2019, L'&#233;conomie de la nature, Montr&#233;al, Lux &#233;diteur, 141 pages, page 9. &lt;br class='autobr' /&gt;
3 Ibid.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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