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	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
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		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
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		<title>Les militantes soudanaises m&#232;nent la r&#233;sistance au coup d'&#201;tat militaire</title>
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		<dc:date>2021-11-09T07:01:04Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Andres Schipani</dc:creator>


		<dc:subject>Soudan</dc:subject>
		<dc:subject>Soudan</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2021-11-09</dc:subject>

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&lt;p&gt;Alaa Salah est devenue un symbole de r&#233;sistance il y a deux ans, lorsque cette jeune &#233;tudiante soudanaise, v&#234;tue d'une robe toub blanche saisissante et r&#233;citant un po&#232;me r&#233;volutionnaire, a grimp&#233; sur une voiture devant la garnison militaire de Khartoum pour rallier la foule qui r&#233;clamait la destitution du dictateur Omar al-Bachir. Certain.e.s l'appelaient Kandaka, une r&#233;f&#233;rence aux reines de l'ancien Soudan qui menaient leurs guerriers au combat. &lt;br class='autobr' /&gt; 29 octobre 2021 | Financial Times | (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Femmes-" rel="directory"&gt;Mouvement des femmes&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Soudan-+" rel="tag"&gt;Soudan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Soudan-1508-+" rel="tag"&gt;Soudan&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2021-11-09-+" rel="tag"&gt;Edition du 2021-11-09&lt;/a&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH84/arton50274-69c99.jpg?1781474844' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alaa Salah est devenue un symbole de r&#233;sistance il y a deux ans, lorsque cette jeune &#233;tudiante soudanaise, v&#234;tue d'une robe toub blanche saisissante et r&#233;citant un po&#232;me r&#233;volutionnaire, a grimp&#233; sur une voiture devant la garnison militaire de Khartoum pour rallier la foule qui r&#233;clamait la destitution du dictateur Omar al-Bachir. Certain.e.s l'appelaient Kandaka, une r&#233;f&#233;rence aux reines de l'ancien Soudan qui menaient leurs guerriers au combat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;29 octobre 2021 | Financial Times | traduction PTAG&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Ses actions - et celles d'autres femmes dont la voix a soudainement &#233;t&#233; propuls&#233;e dans l'ar&#232;ne politique soudanaise - ont aid&#233; &#224; convaincre les forces arm&#233;es du pays de mettre fin aux trois d&#233;cennies du r&#233;gime islamiste de Bachir pour inaugurer une d&#233;mocratie fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cette semaine, le gouvernement de transition a &#233;t&#233; dissout par un coup d'&#233;tat militaire, ramenant des troupes et des manifestant.e.s dans les rues de Khartoum, et for&#231;ant la &#171; femme en blanc &#187; &#224; se cacher.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; C'est tr&#232;s dangereux. Ma vie n'est pas s&#251;re, et ma maison est surveill&#233;e en permanence par des miliciens &#187;, nous a d&#233;clar&#233; Salah depuis sa cachette dans la capitale soudanaise. &#171; Je suis tr&#232;s triste, non seulement pour moi, mais pour tout le monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Concernant la trahison des id&#233;aux de la r&#233;volution de 2019, ressentie par de nombreux et de nombreuses Soudanais.es, elle a ajout&#233; : &#171; Je me sens tr&#232;s en col&#232;re. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	L'arm&#233;e soudanaise a resserr&#233; son emprise cette semaine, malgr&#233; la pression internationale, la suspension de cet &#201;tat de l'Union africaine, et le gel de l'aide de la Banque mondiale, alors que les forces de s&#233;curit&#233;, confront&#233;es &#224; des manifestations de masse, &#224; des gr&#232;ves et &#224; une campagne de d&#233;sob&#233;issance civile, arr&#234;taient des ministres et des militant.e.s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Comme en 2019, les militantes ont jou&#233; un r&#244;le important dans les manifestations de cette semaine. &#171; Il s'agit d'un coup d'&#201;tat militaire &#224; part enti&#232;re, et nous r&#233;sisterons jusqu'au bout &#187;, a d&#233;clar&#233; Mariam al-Mahdi, qui &#233;tait ministre des Affaires &#233;trang&#232;res du gouvernement dissout. &#171; Rien ne dissuadera les femmes du Soudan, qui se battent pour la transformation d&#233;mocratique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pour Muzan Alneel, une ing&#233;nieure dans la trentaine qui a particip&#233; aux manifestations de 2019, la bataille n'a jamais vraiment &#233;t&#233; gagn&#233;e. Ce qui a suivi Bachir &#233;tait loin de ses objectifs qui &#233;taient de mettre fin &#224; la r&#233;pression, &#224; la corruption et &#224; l'oppression des femmes, d'arr&#234;ter les conflits sans fin, et d'inverser des d&#233;cennies d'isolement international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Avec d'autres, elle s'est oppos&#233;e d&#232;s le d&#233;part &#224; la pr&#233;sence d'hommes en uniforme dans le gouvernement de transition, vu leur r&#244;le pr&#233;sum&#233; dans le massacre de juin 2019 d'environ 120 manifestant.e.s apr&#232;s le renversement de Bachir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Des femmes comme moi se sont senties trahies depuis le jour o&#249; elles ont sign&#233; l'accord avec l'arm&#233;e &#187;, a d&#233;clar&#233; Alneel. &#171; Nous n'avions aucun espoir que l'arm&#233;e puisse fonctionner au sein d'un &#201;tat civil. Nous savions ce qui allait arriver et nous l'attendions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	M&#234;me apr&#232;s la formation d'un gouvernement de transition civilo-militaire sous la direction du Premier ministre Abdalla Hamdok, les tensions exacerb&#233;es par l'&#233;tat pr&#233;caire de l'&#233;conomie n'&#233;taient jamais loin de la surface.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Cela a jet&#233; les bases des &#233;v&#233;nements qui se sont produits aux premi&#232;res heures de lundi, alors que Hamdok et d'autres dirigeants civils ont &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;s et que le radiodiffuseur d'&#201;tat a &#233;t&#233; saisi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Selon les analystes, l'une des raisons du coup d'&#201;tat &#233;tait que les chefs militaires soudanais craignaient non seulement de perdre leur pouvoir &#233;conomique et politique, mais la possibilit&#233; de poursuites &#233;galement. Pourtant, al-Mahdi a d&#233;clar&#233; qu'il s'agissait aussi d'un &#171; coup s&#233;rieux contre la pr&#233;sence des femmes dans la soci&#233;t&#233; soudanaise &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Bien que de nombreux aspects de la loi islamique aient &#233;t&#233; annul&#233;s apr&#232;s la destitution de Bachir, les militantes ont d&#233;clar&#233; qu'elles avaient &#233;t&#233; exclues des n&#233;gociations et mal repr&#233;sent&#233;es dans l'&#233;laboration des politiques. Al-Mahdi &#233;tait l'une des quatre seules femmes du cabinet soudanais compos&#233; de 25 membres, ce qu'elle imputait en partie &#224; l'arm&#233;e et en partie &#224; une culture politique historiquement domin&#233;e par les hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; D&#233;cid&#233;ment, les femmes se sont senties trahies apr&#232;s la r&#233;volution. Nous nous sommes senties compl&#232;tement exclues des diff&#233;rents niveaux de prise de d&#233;cision &#187;, a d&#233;clar&#233; une autre militante, qui a demand&#233; l'anonymat par crainte pour sa s&#233;curit&#233;. &#171; M&#234;me lorsque les femmes sont incluses, elles sont discrimin&#233;es au sein des institutions. Leur travail est rendu tr&#232;s difficile. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Nadia Nur, qui &#233;tait conseill&#232;re du Ministre soudanais des finances dans le gouvernement de transition, a d&#233;clar&#233; : &#171; Je ne pense pas qu'apr&#232;s la r&#233;volution, les femmes aient eu une part &#233;quitable des opportunit&#233;s par rapport aux hommes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Elle craint maintenant un &#171; retour &#233;norme &#187; de certaines des r&#232;gles islamiques restrictives pour les femmes - qui ont &#233;t&#233; assouplies depuis la chute de Bachir - si l'arm&#233;e conserve le pouvoir, comme l'interdiction de porter des pantalons ou d'avoir les cheveux d&#233;couverts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Ils vont restreindre les droits des femmes, leur donner moins d'opportunit&#233;s et moins de droits pour participer au d&#233;veloppement du Soudan, &#187;, a d&#233;clar&#233; Nur. &#171; La situation ne semble pas bonne pour toute la population, mais je pense que les femmes vont souffrir le plus. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Abdel Fattah Burhan, le g&#233;n&#233;ral qui a &#233;t&#233; le visage du coup d'&#201;tat, a affirm&#233; qu'il poursuivrait la transition vers la d&#233;mocratie, promettant de travailler avec un gouvernement civil technocratique et d'organiser des &#233;lections dans deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Pourtant, de nombreux et nombreuses Soudanais.es ne croient pas &#224; de telles promesses, y compris les dizaines de milliers de personnes qui ont manifest&#233; dans les villes du pays cette semaine. Une grande manifestation doit avoir lieu samedi &#224; Khartoum.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Cela nous dit une chose : les civil.e.s sont toujours l&#224; ; les femmes sont toujours l&#224; ; l'engagement est toujours l&#224; ; et les gens ne sont pas d&#233;courag&#233;s par la violence. J'ai vraiment l'impression que l'esprit de la r&#233;volution de 2019 est de retour &#187;, a d&#233;clar&#233; Asmaa Ismail, une militante de 35 ans qui faisait partie de celles dans la rue cette semaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	Salah, qui tient &#224; rejoindre le mouvement de protestation qu'elle a contribu&#233; &#224; inspirer, s'accroche &#224; l'espoir que la r&#233;sistance populaire fera pression sur la direction de l'arm&#233;e pour renverser le coup d'&#201;tat et r&#233;tablir la d&#233;mocratie naissante au Soudan.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;	&#171; Nous ne voulons pas un autre gouvernement militaire &#8211; jamais, jamais, jamais &#187;, a-t-elle d&#233;clar&#233;. &#171; Nous voulons un gouvernement civil, pas militaire. Assez, assez, assez. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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