<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://www.pressegauche.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
	<link>https://www.pressegauche.org/</link>
	<description>Presse-toi &#224; gauche ! propose &#224; tous ceux et celles qui aspirent &#224; voir grandir l'influence de la gauche au Qu&#233;bec un espace r&#233;gulier d'&#233;change et de d&#233;bat, d'interpr&#233;tation et de lecture de l'actualit&#233; de gauche au Qu&#233;bec...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.pressegauche.org/spip.php?id_auteur=12773&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Presse-toi &#224; gauche !</title>
		<url>https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L144xH36/ptag-logo-1200x300px-02d59.png?1781022263</url>
		<link>https://www.pressegauche.org/</link>
		<height>36</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Chaud le printemps</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/Chaud-le-printemps</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/Chaud-le-printemps</guid>
		<dc:date>2026-05-19T08:03:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aur&#233;lie Lanct&#244;t, Francis Dupuis-D&#233;ri , Genevi&#232;ve Dorais </dc:creator>


		<dc:subject>Edition du 2026-05-19</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>Syndicalisme</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Notes sur l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale du Conseil central du Montr&#233;al m&#233;tropolitain (CCMM-CSN) du mercredi 6 mai 2026. &lt;br class='autobr' /&gt; Aur&#233;lie Lanct&#244;t, Francis Dupuis-D&#233;ri, Genevi&#232;ve Dorais D&#233;l&#233;gu&#233;-es du Syndicat des professeur-es de l'UQAM (SPUQ) L'assembl&#233;e mensuelle du Conseil central m&#233;tropolitain de Montr&#233;al du 6 mai 2026 s'&#233;tait d&#233;plac&#233;e au Centre Saint-Pierre, rue Panet, en plein c&#339;ur du Village. Sur la rue Sainte-Catherine, les bars avaient dispos&#233; des &#233;crans g&#233;ants pour que la client&#232;le puisse suivre (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Mouvement-syndical-quebecois-" rel="directory"&gt;Mouvement syndical qu&#233;b&#233;cois&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2026-05-19-+" rel="tag"&gt;Edition du 2026-05-19&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Syndicalisme-+" rel="tag"&gt;Syndicalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L150xH79/renaud_bray-2-1ca67.jpg?1781029798' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='79' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Notes sur l'Assembl&#233;e G&#233;n&#233;rale du Conseil central du Montr&#233;al m&#233;tropolitain (CCMM-CSN) du mercredi 6 mai 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Aur&#233;lie Lanct&#244;t, Francis Dupuis-D&#233;ri, Genevi&#232;ve Dorais&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#233;l&#233;gu&#233;-es du Syndicat des professeur-es de l'UQAM (SPUQ)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'assembl&#233;e mensuelle du Conseil central m&#233;tropolitain de Montr&#233;al du 6 mai 2026 s'&#233;tait d&#233;plac&#233;e au Centre Saint-Pierre, rue Panet, en plein c&#339;ur du Village. Sur la rue Sainte-Catherine, les bars avaient dispos&#233; des &#233;crans g&#233;ants pour que la client&#232;le puisse suivre le premier match de la s&#233;rie Canadiens contre les Sabres de Buffalo, et on pouvait sentir sur la rue la f&#233;brilit&#233; des fans. Dans la salle de l'assembl&#233;e, alors que quelques d&#233;l&#233;gu&#233;s arboraient fi&#232;rement les couleurs du Canadien et suivaient le match sur leur ordinateur portable en m&#234;me temps que les discussions, le point &#171; &lt;i&gt; Conflits en cours&lt;/i&gt; &#187; de l'ordre du jour &#233;tait particuli&#232;rement charg&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Librairie Raffin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le conflit de travail a pris fin chez Raffin avec un r&#232;glement qui n'est malheureusement pas &#224; la hauteur de la reconnaissance que m&#233;ritent nos camarades libraires. Certes, la gr&#232;ve est termin&#233;e. Certes, la convention a &#233;t&#233; adopt&#233;e &#224; l'unanimit&#233;. Mais les mauvaises conditions de travail, et surtout les pi&#232;tres salaires, restent le mot du jour chez Raffin. Une personne libraire d'exp&#233;rience plafonnera &#224; vingt dollars de l'heure. C'est peu de reconnaissance pour les camarades qui inculquent aux autres l'envie de lire, de s'&#233;duquer, de s'&#233;lever l'&#226;me et le c&#339;ur face &#224; l'ignorance et la peur. Faut croire que l'ouverture d'un Renaud-Bray sur la Plaza St-Hubert a pip&#233; le jeu, comme ailleurs puisqu'il s'agit d'une strat&#233;gie de concurrence agressive de cette grande cha&#238;ne, qui a m&#234;me historiquement entra&#238;n&#233; la fermeture de petites librairies ind&#233;pendantes (pour souvenir, Renaud-Bray a ouvert il y a maintenant longtemps sa succursale sur l'avenue Du Parc &#224; quelques pas de la librairie Herm&#232;s, et maintenu des heures d'ouverture jusqu'&#224; minuit finalement ramen&#233;es &#224; 21h quand Herm&#232;s a finalement ferm&#233;e boutique, incapable de soutenir pareille concurrence mesquine). Entre une librairie ind&#233;pendante qui traite mal ses employ&#233;&#183;es et une cha&#238;ne commerciale reconnue pour ses f&#233;roces pratiques antisyndicales, le moindre mal reste Raffin, sauf &#8212; &#233;videmment &#8212; si vous voulez acheter des b&#233;belles. On nous invite &#224; y d&#233;penser nos sous et &#224; exprimer notre solidarit&#233; avec les camarades de retour au travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#232;ve chez Lavo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 26 mars, les membres du syndicat de Lavo lt&#233;e-CSN, sans convention collective depuis un an et demi, ont vot&#233; &#224; 97% un mandat de gr&#232;ve. Apr&#232;s presque 70 rencontres infructueuses &#224; la table de n&#233;gociation, les travailleurs et les travailleuses en ont eu assez. Depuis le rachat de Lavo par la compagnie &#233;tats-unienne KIK, rien ne va plus sur le plancher de cette usine de l'est de Montr&#233;al. Saison des s&#233;ries, c'est vrai. Saisons des m&#233;nages de printemps &#233;galement. Ces temps-ci, justement, repr&#233;sentent une saison particuli&#232;rement importante pour la vente des produits nettoyants de la compagnie, dont Comet, Hertel, La Parisienne, Old Dutch et Arctic Power. Les marques de produits nettoyants Kirkland et S&#233;lection, qu'on retrouve au Costco et chez M&#233;tro, y sont fi&#232;rement fabriqu&#233;es &#233;galement. Les camarades sont organis&#233;-es et mobilis&#233;-es, et pr&#234;t-es &#224; se battre longtemps pour se faire respecter. &#171; &lt;i&gt;On va la tenir, la minute de plus &lt;/i&gt; &#187;, a d&#233;clar&#233; Maxime Boudreau, responsable de la mobilisation pour le syndicat, venu pr&#233;senter le conflit au Conseil central, avant d'inviter les d&#233;l&#233;gu&#233;s pr&#233;sents &#224; relayer leur appel &#224; &#171; &lt;i&gt; vider les tablettes&lt;/i&gt; &#187; de produits Lavo disponibles en magasin, pour placer la compagnie en situation de rupture de stock.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gr&#232;ve chez M&#233;tro&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec leurs pancartes, sifflets, cr&#233;celles et vestes de visibilit&#233;, une trentaine de gr&#233;vistes du Syndicat des travailleurs(euses) des &#201;piciers unis M&#233;tro-Richelieu (CSN) ont &#233;lectris&#233; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, quelques heures apr&#232;s le d&#233;p&#244;t d'une plainte au Tribunal administratif du travail (TAT) pour recours &#224; des briseurs de gr&#232;ves, entrave et ing&#233;rence dans les activit&#233;s syndicales visant le g&#233;ant de l'alimentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le 15 mars que les 550 salari&#233;-es du centre de distribution de Laval, du si&#232;ge social et de l'entrep&#244;t M&#233;rite 1 ont adopt&#233; &#224; 97 % un mandat de gr&#232;ve, qui a &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e le 30 mars dernier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les gr&#233;vistes ont d&#233;nonc&#233; devant le Conseil central les tactiques antisyndicales muscl&#233;es d&#233;ploy&#233;es par leur employeur depuis le premier jour de d&#233;brayage. La CSN, qui a d&#233;pos&#233; une plainte formelle au TAT, a expliqu&#233; dans un communiqu&#233; que M&#233;tro a eu &#171; &lt;i&gt;recours &#224; de nombreux briseurs de gr&#232;ve, en plus d'avoir recours &#224; des agences de placement et autres sous-traitants [&#8230;] La plainte s'appuie notamment sur les nombreuses admissions faites lors de la visite des inspectrices du minist&#232;re du Travail par les gestionnaires du si&#232;ge social et des deux entrep&#244;ts vis&#233;s par la gr&#232;ve. Ces cadres avaient admis avoir embauch&#233; de la main-d'&#339;uvre fournie par des agences de placement&lt;/i&gt; &#187; &lt;a href=&#034;https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-une-plainte-au-tribunal/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;[1]&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la mobilisation ne se limite pas &#224; la contestation par les canaux institutionnels, comme l'a rappel&#233; le pr&#233;sident du syndicat, Matthieu Lafontaine : &#171; &lt;i&gt;Au premier jour de la gr&#232;ve, j'ai vu des gars se coucher devant les autobus de scabs pour les emp&#234;cher de passer. &lt;/i&gt; &#187; Les salari&#233;-es sont pr&#233;sent-es, mobilis&#233;-es et ne reculeront pas devant les tentatives d'intimidation. Il a aussi soulign&#233; le d&#233;calage grandissant entre la croissance du chiffre d'affaires et des profits enregistr&#233;s par l'employeur (plus d'un milliard de dollars de profits en 2025 selon le bilan annuel de l'entreprise) et le pouvoir d'achat des employ&#233;.es, qui ne fait que s'affaiblir. Les gr&#233;vistes exigent donc un rattrapage salarial, une politique claire sur le t&#233;l&#233;-travail pour le secteur bureau et la fin de la politique d'attrition dans le secteur du transport, o&#249; l'on se tourne progressivement vers la sous-traitance, ce qu'ils ont qualifi&#233; de &#171; &lt;i&gt;cancer&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Disparition de la cellule syndicale du C&#233;gep Saint-Laurent du Syndicat associ&#233; au Syndicat national du personnel de francisation &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mise &#224; pied du personnel de francisation, ou comment se faire mettre &#224; la porte sans fa&#231;on ? Les camarades de cette cellule syndicale ont re&#231;u une convocation de la direction du c&#233;gep Saint-Laurent simplement intitul&#233;e &#171; &lt;i&gt;Point d'information sur la francisation&lt;/i&gt; &#187;, pour une r&#233;union qui n'a dur&#233; que 10 minutes lors de laquelle on les a inform&#233;-es de la fin pure et simple du programme, qui existait depuis 25 ans. La d&#233;l&#233;gu&#233;e syndicale et animatrice de francisation, Suzanna Martres, a livr&#233; un t&#233;moignage charg&#233; d'&#233;motions au sujet du travail de premi&#232;re ligne essentiel effectu&#233; par les personnes animatrices en francisation. Apr&#232;s 8 ans de travail aupr&#232;s des &#233;tudiant-es en francisation, pendant lesquelles elle a particip&#233; &#224; la syndicalisation de la premi&#232;re cellule en francisation, c'est toute une partie de sa vie qu'elle doit laisser derri&#232;re, de mani&#232;re abrupte. Il est d'ailleurs difficile de ne pas s'inqui&#233;ter pour les autres cellules syndiqu&#233;es en francisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fin du programme s'inscrit dans un contexte de sous-financement chronique des institutions d'&#233;ducation. Au c&#233;gep Saint-Laurent, les 300 &#233;tudiant-es des treize groupes de francisation ont &#233;t&#233; relocalis&#233;-es dans des groupes communautaires, eux-m&#234;mes &#224; bout de ressources, suivant une double logique de sous-traitance et de cheap labour. Lors de la p&#233;riode de questions et de commentaires, un d&#233;l&#233;gu&#233;, lui-m&#234;me immigrant, a t&#233;moign&#233; de l'importance de la francisation pour son int&#233;gration et celle de sa conjointe dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise. &#171; &lt;i&gt; On nous dit au gouvernement que la francisation est une priorit&#233; pour int&#233;grer, mais alors pourquoi couper ? C'est incoh&#233;rent !&lt;/i&gt; &#187; Des membres du Syndicat des employ&#233;-es de soutien, du Syndicat des professionnel-es et du Syndicat des professeur-es du c&#233;gep Saint-Laurent ont aussi exprim&#233; leur col&#232;re ainsi que leur appui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mathieu Forcier, du Syndicat des employ&#233;s de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), a pr&#233;sent&#233; les probl&#232;mes d&#233;coulant de l'int&#233;gration r&#233;cente et soudaine des employ&#233;s de la CDPDJ &#224; la fonction publique, &#224; travers le Projet de loi 7, dont le nom est en soi tout un slogan n&#233;olib&#233;ral : Loi visant &#224; r&#233;duire la bureaucratie, &#224; accro&#238;tre l'efficacit&#233; de l'&#201;tat et &#224; renforcer l'imputabilit&#233; des hauts fonctionnaires. On a rappel&#233;, pour m&#233;moire, que la CDPDJ est institu&#233;e par la Charte des droits et libert&#233;s de la personne (la &#171; Charte qu&#233;b&#233;coise &#187;) et a pour mandat de veiller &#224; l'application des principes &#233;nonc&#233;s dans cette loi quasi-constitutionnelle. Le syndicat des employ&#233;-es de la CDPDJ est affili&#233; &#224; la CSN depuis sa fondation, et compte 180 membres, r&#233;parti-es dans 9 bureaux r&#233;gionaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le fait de ne pas &#234;tre des fonctionnaires avait jusqu'ici contribu&#233; &#224; pr&#233;server l'ind&#233;pendance de la Commission face &#224; l'&#201;tat &#8211; ce qui est primordial puisque bon nombre de dossiers port&#233;s devant par la CDPDJ mettent en cause&#8230; l'&#201;tat qu&#233;b&#233;cois ! Comme le r&#233;sumait Marie-Iris L&#233;gar&#233;, pr&#233;sidente du Syndicat des employ&#233;-es de la CDPDJ dans une&lt;a href=&#034;https://www.ledevoir.com/opinion/idees/970460/independance-cdpdj-doit-etre-preservee?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre&lt;/a&gt;parue dans le Devoir le 9 avril : &#171; &lt;i&gt; La Commission n'est pas un simple service aux citoyens : elle est en soi un m&#233;canisme de contr&#244;le d&#233;mocratique, une institution charg&#233;e d'&#233;valuer les atteintes aux droits, y compris celles imputables au gouvernement. Elle ne devrait donc jamais &#234;tre administrativement rapproch&#233;e du gouvernement au point de sembler en devenir une composante. Int&#233;grer son personnel &#224; la fonction publique risque de limiter consid&#233;rablement la distance critique n&#233;cessaire entre surveillants et surveill&#233;s. &lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or c'est par un amendement de derni&#232;re minute lors de la s&#233;ance d'&#233;tude d&#233;taill&#233;e du projet de loi 7 qu'il a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233; que la CDPDJ ne nommerait plus directement son personnel, justifiant le d&#233;mant&#232;lement de l'unit&#233; syndicale et son int&#233;gration (ou d&#233;sint&#233;gration) dans trois syndicats de la fonction publique. Apr&#232;s des lettres ouvertes et une p&#233;tition, le Conseil central a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; une r&#233;solution d&#233;non&#231;ant la &#171; &lt;i&gt;fragilisation des contre-pouvoirs et l'&#233;rosion des m&#233;canismes de protection de l'&#201;tat de droit &lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Point &#171; Divers &#187; : gr&#232;ve pendant le Grand Prix de Montr&#233;al &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la toute fin de l'assembl&#233;e, une salari&#233;e du communautaire a pris la parole en se pr&#233;sentant comme &#233;tant &#233;galement une travailleuse du sexe membre de Comit&#233; autonome du travail du sexe (CATS), surtout implant&#233; dans le secteur des salons de massage et des bars de danseuses. Elle voulait aussi partager l'information que le CATS lan&#231;ait un appel &#224; la gr&#232;ve le 23 mai, durant le Grand Prix de la Formule 1, un &#233;v&#232;nement bien connu pour stimuler l'industrie du sexe &#224; Montr&#233;al. Elle a d&#233;clar&#233; que leur organisation revendique non seulement le droit de se syndiquer, mais aussi &#8212; et cons&#233;quemment &#8212; d'avoir droit &#224; l'assurance ch&#244;mage, &#224; des cong&#233;s pay&#233;s et &#224; des vacances. Le tract distribu&#233; sur place pr&#233;cisait d'ailleurs &#171; &lt;i&gt;[l]e travail du sexe est de l'exploitation au m&#234;me titre que tout le travail dans la soci&#233;t&#233; capitaliste, et c'est bien en se syndiquant que les TDS pourront am&#233;liorer leurs conditions d'exercice. &lt;/i&gt; &#187;. Leurs revendications sont appuy&#233;es par des groupes communautaires de femmes et en r&#233;duction des m&#233;faits, des collectifs LGBTQI+, la Ligue des droits et libert&#233;s et par des syndicats locaux affili&#233;s &#224; la FTQ et &#224; la CSN, m&#234;me si cette derni&#232;re d&#233;fend officiellement une position &#171; abolitionniste &#187; &#224; l'&#233;gard du travail du sexe. Qu'importe, les dizaines de d&#233;l&#233;gu&#233;-es encore sur place en fin d'assembl&#233;e ont chaudement applaudi cette intervention.&lt;br class='autobr' /&gt;
En sortant du Centre St-Pierre, la mauvaise nouvelle est tomb&#233;e : Buffalo 4, Montr&#233;al 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;******&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; notre lettre hebdomadaire - pour recevoir tous les liens permettant d'avoir acc&#232;s aux articles publi&#233;s chaque semaine. &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Chaque semaine, PTAG publie de nouveaux articles dans ses diff&#233;rentes rubriques (&#233;conomie, environnement, politique, mouvements sociaux, actualit&#233;s internationales ...). La lettre hebdomadaire vous fait parvenir par courriel les liens qui vous permettent d'avoir acc&#232;s &#224; ces articles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remplir le formulaire ci-dessous et cliquez sur ce bouton pour vous abonner &#224; la lettre de PTAG :&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;h5 class=&#034;widget-title&#034;&gt;Abonnez-vous &#224; la lettre&lt;/h5&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- Begin MailChimp Signup Form --&gt;&lt;/p&gt;
&lt;form action=&#034;//pressegauche.us9.list-manage.com/subscribe/post?u=730411ce9b6e72cf02b79c890&amp;id=5abe61d847&#034; method=&#034;post&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; name=&#034;mc-embedded-subscribe-form&#034; class=&#034;validate newsletter-form clearfix&#034; target=&#034;_blank&#034; novalidate&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;email&#034; name=&#034;EMAIL&#034; class=&#034;required email&#034; id=&#034;mce-EMAIL&#034; placeholder=&#034;Adresse courriel&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;FNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-FNAME&#034; placeholder=&#034;Pr&#233;nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&#034;input-email clearfix&#034;&gt;
&lt;input type=&#034;text&#034; value=&#034;&#034; name=&#034;LNAME&#034; class=&#034;text email&#034; id=&#034;mce-LNAME&#034; placeholder=&#034;Nom&#034;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;input type=&#034;submit&#034; value=&#034;GO&#034; name=&#034;subscribe&#034; id=&#034;mc-embedded-subscribe&#034; class=&#034;submit&#034;&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div id=&#034;mce-responses&#034; class=&#034;clear&#034;&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-error-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;div class=&#034;response&#034; id=&#034;mce-success-response&#034; style=&#034;display:none&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;position: absolute; left: -5000px;&#034; aria-hidden=&#034;true&#034;&gt;&lt;input type=&#034;text&#034; name=&#034;b_730411ce9b6e72cf02b79c890_5abe61d847&#034; tabindex=&#034;-1&#034; value=&#034;&#034;&gt;&lt;/div&gt;
&lt;/form&gt;
&lt;p&gt;&lt;!--End mc_embed_signup--&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; l'&#201;cole polytechnique de Montr&#233;al, un &#171; attentat antif&#233;ministe &#187;</title>
		<link>https://www.pressegauche.org/A-l-Ecole-polytechnique-de-Montreal-un-attentat-antifeministe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.pressegauche.org/A-l-Ecole-polytechnique-de-Montreal-un-attentat-antifeministe</guid>
		<dc:date>2021-12-07T08:11:38Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Aur&#233;lie Lanct&#244;t</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>
		<dc:subject>F&#233;minisme</dc:subject>
		<dc:subject>Edition du 2021-12-07</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 6 d&#233;cembre 1989, un homme arm&#233; d'une carabine semi-automatique entre dans les locaux de l'&#201;cole polytechnique de Montr&#233;al et tue 14 &#233;tudiantes. Consid&#233;r&#233; comme le premier meurtre antif&#233;ministe de masse, &#171; Poly &#187; a boulevers&#233; les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises, et marqu&#233; un tournant dans l'histoire du pays. &lt;br class='autobr' /&gt; Tir&#233; de La D&#233;ferlante (M&#233;diapart). photo Massacre of 14 women in Montreal remembered &#8211; RCI | EnglishMassacre of 14 women in Montreal remembered &#8211; RCI | English rcinet.ca &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/-Feminisme-et-LGBT-" rel="directory"&gt;F&#233;minisme et LGBT&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Quebec-16-+" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Feminisme-+" rel="tag"&gt;F&#233;minisme&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.pressegauche.org/+-Edition-du-2021-12-07-+" rel="tag"&gt;Edition du 2021-12-07&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L140xH150/arton50705-66dbf.jpg?1782207374' class='spip_logo spip_logo_right' width='140' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 6 d&#233;cembre 1989, un homme arm&#233; d'une carabine semi-automatique entre dans les locaux de l'&#201;cole polytechnique de Montr&#233;al et tue 14 &#233;tudiantes. Consid&#233;r&#233; comme le premier meurtre antif&#233;ministe de masse, &#171; Poly &#187; a boulevers&#233; les Qu&#233;b&#233;cois et les Qu&#233;b&#233;coises, et marqu&#233; un tournant dans l'histoire du pays.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tir&#233; de &lt;a href=&#034;https://www.mediapart.fr/journal/international/031221/l-ecole-polytechnique-de-montreal-un-attentat-antifeministe&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La D&#233;ferlante (M&#233;diapart)&lt;/a&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
photo Massacre of 14 women in Montreal remembered &#8211; RCI | EnglishMassacre of 14 women in Montreal remembered &#8211; RCI | English&lt;br class='autobr' /&gt;
rcinet.ca&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6226 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH282/4c1ecde92cd5c3dd-261a0741-9f5c2.png?1782207375' width='500' height='282' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait la derni&#232;re journ&#233;e du semestre &#224; Poly. [&#8230;] L'apr&#232;s-midi se termine lorsque Marc L&#233;pine fait irruption dans une classe d'ing&#233;nierie m&#233;canique au deuxi&#232;me &#233;tage, arm&#233; d'une carabine. Il ordonne &#224; l'assistance de cesser toute activit&#233; et il tire un coup de feu en l'air. Il s&#233;pare les hommes et les femmes, et enjoint aux premiers de sortir. Puis, il explique aux &#233;tudiantes regroup&#233;es dans un coin qu'il est l&#224; parce qu'elles sont de futures ing&#233;nieures ; parce qu'elles sont des f&#233;ministes. &#171; J'ha&#239;s les f&#233;ministes &#187;, d&#233;clare-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'espoir de raisonner le tireur, Nathalie Provost proteste : &#171; On n'est pas des f&#233;ministes &#187;, avant d'&#234;tre interrompue par une premi&#232;re salve meurtri&#232;re. L&#233;pine vide son chargeur sur les neuf &#233;tudiantes rassembl&#233;es devant lui. &#171; C'est tr&#232;s rapide. J'ai tourn&#233; la t&#234;te. J'ai vu les yeux d'une de mes cons&#339;urs mourir &#187;, relate Provost. Trois balles l'atteignent : deux &#224; la jambe, une au front. Six femmes sont tu&#233;es sur le coup. H&#233;l&#232;ne Colgan, Nathalie Croteau, Barbara Daigneault, Anne-Marie Lemay, Sonia Pelletier et Annie St-Arneault.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s l'assaut, L&#233;pine d&#233;ambule dans l'&#233;cole en tirant sur les femmes qu'il croise sur son chemin &#8211; et seulement sur les femmes. Il abat d'abord Maryse Lagani&#232;re alors qu'elle tente de se r&#233;fugier dans son bureau, puis Barbara-Maria Klucznik-Widajewicz, Genevi&#232;ve Bergeron et Anne-Marie Edward dans la caf&#233;t&#233;ria, entre dans une autre salle de classe, o&#249; il vise et tue Maud Haviernick, Mich&#232;le Richard, Annie Turcotte et Maryse Leclair, avant de se suicider 1. C'&#233;tait le 6 d&#233;cembre 1989.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dix-neuf minutes, il a fait 14 victimes. Quatorze jeunes femmes qui se destinaient &#224; &#234;tre ing&#233;nieures. Quatorze jeunes femmes qui, &#224; l'aube des ann&#233;es 1990, incarnaient la promesse d'un Qu&#233;bec moderne et &#233;galitaire. L'onde de choc sera immense dans la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise, soci&#233;t&#233; qu'on se pla&#238;t alors &#224; dire &#171; tricot&#233;e serr&#233;e &#187;. Au Qu&#233;bec, rien ne semblait pouvoir freiner l'&#233;mancipation des femmes, souvent montr&#233;e en exemple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un manifeste misogyne que la police refuse de diffuser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les heures qui suivent la tuerie, on peine &#224; affirmer que ces femmes ont &#233;t&#233; vis&#233;es par le &#171; tireur fou &#187; de l'&#201;cole polytechnique parce qu'elles &#233;taient des femmes. Le lendemain, le premier ministre du Qu&#233;bec, Robert Bourassa, ainsi que les repr&#233;sentants de l'opposition d&#233;plorent &#224; l'Assembl&#233;e nationale la mort tragique des victimes, sans mentionner leur genre.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6225 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/capture_d_e_cran_le_2021-12-05_a_17.16.04.png?6225/69bab2d5f29a15f81c02ac654b2d0ebdbfda2688e8c1c9628970474c907f65f4&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH369/69bab2d5f29a15f8-ed7a0569-03e06.png?1782207375' width='500' height='369' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, les motivations du tueur n'auraient pas pu &#234;tre plus claires. Non seulement L&#233;pine a exprim&#233;, ce jour-l&#224;, sa haine des f&#233;ministes avant d'ouvrir le feu, mais la police r&#233;v&#232;le qu'il a laiss&#233; une lettre en forme de manifeste misogyne, accompagn&#233;e d'une liste de 19 femmes consid&#233;r&#233;es comme f&#233;ministes, parmi lesquelles des personnalit&#233;s politiques ou m&#233;diatiques, qu'il comptait par ailleurs abattre. Les autorit&#233;s polici&#232;res refusent de la diffuser mais d&#233;voilent le nom des personnalit&#233;s vis&#233;es par L&#233;pine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi elles se trouve la journaliste Francine Pelletier, qui tente sans succ&#232;s d'en obtenir une copie. Ce n'est qu'en novembre 1990 qu'elle recevra chez elle une enveloppe anonyme, dans laquelle se trouve une photocopie de la lettre, que le quotidien La Presse publie. L&#233;pine y pr&#233;cise que ce n'est pas le d&#233;sespoir &#233;conomique qui a motiv&#233; son geste, mais bien des raisons politiques : &#171; J'ai d&#233;cid&#233; d'envoyer ad patres les f&#233;ministes qui m'ont toujours g&#226;ch&#233; la vie. &#187; Le texte est empreint d'une violence antif&#233;ministe inou&#239;e. En assassinant les &#233;tudiantes de Polytechnique, L&#233;pine voulait rappeler &#224; l'ordre toutes les femmes qui empruntaient la voie de l'&#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le mouvement des femmes, c'&#233;tait l'&#233;tat de choc, se souvient Manon Mass&#233;, d&#233;put&#233;e de Qu&#233;bec solidaire (gauche), qui &#224; l'&#233;poque militait dans les milieux f&#233;ministes. &#171; Rapidement, on s'est fait b&#226;illonner, comme si la lettre dans la poche de Marc L&#233;pine n'&#233;num&#233;rait pas toutes les figures f&#233;ministes de l'&#233;poque, et on nous a m&#234;me accus&#233;es de r&#233;cup&#233;rer l'&#233;v&#233;nement. &#187; Elle rappelle aussi le contexte : quelques mois auparavant, la Cour supr&#234;me du Canada avait reconnu aux femmes le droit d'interrompre une grossesse m&#234;me si le g&#233;niteur s'y opposait [&#8230;]. Ce dossier avait g&#233;n&#233;r&#233; des d&#233;bats houleux, r&#233;v&#233;lant une animosit&#233; envers les f&#233;ministes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;mancipation des femmes remise en cause&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6224 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH761/ce699aff9f101a18-432827e9-3127f.png?1782207375' width='500' height='761' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, dans les m&#233;dias comme dans la classe politique, on s'acharne &#224; gommer la dimension politique de la tuerie. M&#233;lissa Blais, professeure au d&#233;partement des sciences sociales de l'universit&#233; du Qu&#233;bec en Outaouais, a analys&#233; l'empressement &#224; effacer les mobilisations et les discours f&#233;ministes entourant la tuerie de Polytechnique. Ses recherches d&#233;montrent qu'au lendemain de l'attentat, on observe &#171; un d&#233;calage entre l'ampleur et la diversit&#233; des mobilisations f&#233;ministes et le peu de couverture m&#233;diatique qui leur est accord&#233;e &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux f&#233;ministes qui d&#233;finissent cette tuerie comme un f&#233;minicide de masse, on oppose le respect pour la m&#233;moire des victimes, et c'est la th&#232;se apolitique du &#171; tireur fou &#187; qui s'impose. On donne par ailleurs tr&#232;s peu la parole aux groupes de femmes &#339;uvrant aupr&#232;s des survivantes de violences masculines. Le champ est laiss&#233; libre &#224; l'expression d'un ressentiment virulent : si la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise refuse d'&#233;couter les f&#233;ministes, les forces masculinistes, elles, ont bien entendu le cri de ralliement lanc&#233; par Marc L&#233;pine. Soudain, il devenait acceptable de se demander haut et fort si, au fond, l'&#233;mancipation des femmes n'&#233;tait pas all&#233;e trop loin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques mois apr&#232;s la tuerie, le Parlement du Canada vote en faveur d'une autre loi restreignant &#224; nouveau s&#233;v&#232;rement le droit &#224; l'avortement. Elle ne sera finalement pas adopt&#233;e, mais l'ambiance est au retour de b&#226;ton. Dans le mouvement des femmes, se souvient la d&#233;put&#233;e Manon Mass&#233;, m&#234;me si l'on vient de vivre un f&#233;minicide de masse, la question des violences patriarcales n'est pas centrale &#8211; le traumatisme &#233;tait peut-&#234;tre trop vif. &#171; Il a fallu attendre la Marche mondiale des femmes de l'an 2000 pour qu'on parle de lutter contre la pauvret&#233; et les violences faites aux femmes. On comprenait comment ces enjeux &#233;taient li&#233;s, et chaque organisation faisait sa part, dans son coin. Mais &#231;a a &#233;t&#233; long avant que le mouvement s'unisse autour des questions de violence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 6 d&#233;cembre 2014, aux environs de 16 heures, une foule se rassemble au sommet du Mont-Royal, pr&#232;s de l'&#201;cole polytechnique, &#224; l'occasion du 25e anniversaire de la tuerie. Le maire de Montr&#233;al, le premier ministre du Qu&#233;bec, les familles des victimes, des personnalit&#233;s politiques et m&#233;diatiques rendent hommage aux victimes, tu&#233;es parce qu'elles &#233;taient des femmes. Quatorze faisceaux lumineux illuminant le ciel sont install&#233;s. Ce jour-l&#224;, &#224; l'Assembl&#233;e nationale, les d&#233;put&#233;es se l&#232;vent tour &#224; tour pour lire un texte dans lequel elles d&#233;noncent la persistance des violences faites aux femmes, partout dans la soci&#233;t&#233;, et &#233;voquent les 1 500 femmes tu&#233;es par leur conjoint depuis 1989 et les 1 200 femmes autochtones disparues ou assassin&#233;es. L'&#233;motion est palpable. Lorsque le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e nationale remercie les parlementaires pour leur discours, sa voix tremble d'&#233;motion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, en un quart de si&#232;cle, le d&#233;ni a laiss&#233; place &#224; une sorte de consensus. &#171; Il s'agit d'un des seuls &#233;v&#233;nements dont les comm&#233;morations se font annuellement, sans aucune remise en question, au sein m&#234;me de l'Assembl&#233;e nationale &#187;, remarque V&#233;ronique Hivon, d&#233;put&#233;e du Parti qu&#233;b&#233;cois (parti ind&#233;pendantiste, centre-gauche), active depuis plusieurs ann&#233;es sur la question des violences sexuelles et conjugales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De la &#171; trag&#233;die &#187; &#224; l'attentat &#171; antif&#233;ministe &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque se profile le 25e anniversaire de Poly, en 2014, le Qu&#233;bec vient d'&#234;tre secou&#233; par une vague de t&#233;moignages d'agressions sexuelles, &#224; travers le mot-di&#232;se #AgressionNonDenonc&#233;e, lanc&#233; &#224; la suite d'all&#233;gations visant un ex-animateur de la cha&#238;ne de t&#233;l&#233;vision CBC, Jian Ghomeshi. La col&#232;re f&#233;ministe gronde &#8211; et, cette fois, la soci&#233;t&#233; tend l'oreille &#8211;, teintant forc&#233;ment les comm&#233;morations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais m&#234;me &#224; ce moment, on ne parle pas explicitement d'un attentat antif&#233;ministe. Il faudra attendre le 30e anniversaire de la tuerie, en 2019, pour qu'une telle qualification soit officiellement admise. La plaque comm&#233;morative install&#233;e &#224; l'entr&#233;e de l'&#201;cole polytechnique est alors chang&#233;e : elle rappelle d&#233;sormais que 14 femmes ont &#233;t&#233; assassin&#233;es le 6 d&#233;cembre 1989 lors d'un &#171; attentat antif&#233;ministe &#187;. Un changement notamment initi&#233; par les chercheuses Diane Lamoureux (universit&#233; Laval) et M&#233;lissa Blais, du R&#233;seau qu&#233;b&#233;cois en &#233;tudes f&#233;ministes. Auparavant, il n'&#233;tait question que d'une &#171; trag&#233;die &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on tendre un fil entre Polytechnique, la fin du d&#233;ni entourant l'attentat et le mouvement #MoiAussi (#MeToo en anglais), en 2017 ? &#171; Peut-&#234;tre que, avec la m&#233;moire de Poly, nous &#233;tions plus pr&#233;par&#233;&#183;es, ou plus dispos&#233;&#183;es, &#224; transformer cette indignation en quelque chose de constructif &#187;, remarque V&#233;ronique Hivon, qui demeure cependant r&#233;serv&#233;e. &#171; Par contre, cela ne nous a pas emp&#234;ch&#233;&#183;es de vivre tr&#232;s intens&#233;ment #MoiAussi, ce qui pousse &#224; se demander : avions-nous fait le n&#233;cessaire, comme soci&#233;t&#233;, pour lutter contre la violence faite aux femmes ? &#187; La r&#233;ponse semble &#233;vidente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est vrai que #MoiAussi a permis, au Qu&#233;bec, l'ouverture d'un chantier de r&#233;flexion sur le traitement judiciaire des violences sexuelles et conjugales. En 2020, le comit&#233; d'expert&#183;es mandat&#233; par le gouvernement du Qu&#233;bec a formul&#233; 190 recommandations pour mieux accompagner les survivantes de violences de genre tout au long du processus judiciaire. Puis, en septembre 2021, le ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, a d&#233;pos&#233; un projet de loi pr&#233;voyant la cr&#233;ation d'un tribunal sp&#233;cialis&#233; en mati&#232;re de violences sexuelles et conjugales &#8211; un projet port&#233; d'abord par V&#233;ronique Hivon, qui fut la premi&#232;re &#224; en faire la proposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Reste que les statistiques r&#233;v&#232;lent une sombre r&#233;alit&#233;. Durant les dix premi&#232;res semaines de 2021, presque autant de femmes ont &#233;t&#233; assassin&#233;es par un conjoint ou ex-conjoint que sur toute l'ann&#233;e 2020. Il s'agit d'un nombre record de f&#233;minicides en si peu de temps. La crise sanitaire a fait exploser les demandes aupr&#232;s des maisons d'h&#233;bergement pour femmes victimes de violence, lesquelles d&#233;noncent leur sous-&#8232;financement chronique depuis des ann&#233;es. Et bien s&#251;r, il reste &#224; &#233;clairer les angles morts : de qui parle-t-on, au juste, lorsqu'on se penche sur les violences faites aux femmes ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Genre, racisme, colonialisme et pauvret&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandra Pierre milite dans le mouvement des femmes au Canada depuis plusieurs ann&#233;es. Elle &#233;tait enfant au moment de l'attentat de Polytechnique, mais elle en garde un souvenir clair : &#171; Il y a trois &#233;v&#233;nements politiques qui ont marqu&#233; mon enfance : la chute du r&#233;gime Duvalier en Ha&#239;ti pour des raisons familiales, la chute du mur de Berlin et Polytechnique. &#187; Aujourd'hui, elle constate la place particuli&#232;re qu'occupe Poly dans l'imaginaire f&#233;ministe, mais aussi ce que la m&#233;moire de cet &#233;v&#233;nement semble laisser de c&#244;t&#233;. &#171; Lorsqu'on r&#233;fl&#233;chit &#224; la violence faite aux femmes, on en parle comme des violences essentiellement fond&#233;es sur le genre. Si Poly a montr&#233; que toutes les femmes pouvaient &#234;tre victimes de violence dans une soci&#233;t&#233; patriarcale, on omet encore, dans la r&#233;flexion sur les solutions &#224; apporter, tout un ensemble d'exp&#233;riences de la violence qui ne se fondent pas seulement sur le genre. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exemple des femmes et des filles autochtones est particuli&#232;rement &#233;vocateur. Elles sont en g&#233;n&#233;ral plus susceptibles d'&#234;tre victimes de violence que l'ensemble de la population, et deux fois plus susceptibles d'&#234;tre agress&#233;es sexuellement au cours de leur vie que les femmes non autochtones &#8211; un risque qui s'accro&#238;t lorsqu'elles sont en situation de pauvret&#233; 2.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, selon le rapport de L'Enqu&#234;te nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassin&#233;es (2019), 40 % des adultes des Premi&#232;res Nations au Qu&#233;bec vivent dans la pauvret&#233;. Ce risque accru participe &#224; la &#171; cha&#238;ne historique d'effacement &#187; des femmes autochtones 3. Le genre comme seul facteur de risque d'exposition &#224; la violence ne permet pas de cerner ces dynamiques : il faut y voir aussi l'effet du racisme, du colonialisme, de la pauvret&#233;. Ces multiples facteurs sont un &#233;cueil que la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise semble avoir du mal &#224; surmonter. &#171; L'analyse et les actions sont encore trop &#233;troites. Il y a de la bonne volont&#233;, mais ce n'est pas encore int&#233;gr&#233; &#187;, conclut Alexandra Pierre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-on dresser un parall&#232;le entre Poly et l'attentat islamophobe de la grande mosqu&#233;e de Qu&#233;bec en 2017 ? Lorsqu'on lui pose la question, Alexandra Pierre rel&#232;ve une &#233;vidence pourtant difficile &#224; articuler dans l'espace public qu&#233;b&#233;cois : &#171; Ce sont deux tueries avec une intention politique, perp&#233;tr&#233;es par des individus incarnant plus qu'eux-m&#234;mes, car ils &#233;taient port&#233;s par des lames de fond sociales. &#187; Dans le cas de Poly, un ressentiment &#224; l'&#233;gard de l'&#233;mancipation des femmes dans la soci&#233;t&#233;. Dans le cas de la mosqu&#233;e de Qu&#233;bec, un sentiment islamophobe attis&#233; par une partie de la classe politique qu&#233;b&#233;coise depuis le d&#233;but des ann&#233;es 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le soir du 29 janvier 2017, c'est l'heure de la pri&#232;re au Centre culturel islamique de Qu&#233;bec lorsque Alexandre Bissonnette, un &#233;tudiant &#226;g&#233; de 27 ans, admirateur de Dylann Roof et Elliot Rodger 4, mais aussi de Marine Le Pen et de Donald Trump, fait irruption dans la salle o&#249; sont rassembl&#233;s les fid&#232;les. Il ouvre le feu et tue six hommes. Mamadou Tanou Barry, Ibrahima Barry, Khaled Belkacemi, Abdelkrim Hassane, Azzedine Soufiane et Aboubaker Thabti. Dix-neuf personnes sont bless&#233;es. Bissonnette se rend &#224; la police le soir m&#234;me. Il sera condamn&#233; &#224; la prison &#224; vie sans possibilit&#233; de lib&#233;ration avant 25 ans. Jamais il n'a d&#233;menti l'intention politique de son geste. Pourtant, la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise a &#233;t&#233; tr&#232;s prompte &#224; en faire fi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour le premier ministre, l'islamophobie n'existe pas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_6223 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href=&#034;https://www.pressegauche.org/IMG/png/3-30.png?6223/02bb584fa6d24895cf3bee32a8130e129d5afb31faddaea594581816c3851c98&#034; class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://www.pressegauche.org/local/cache-vignettes/L500xH746/02bb584fa6d24895-b0d18581-0c845.png?1782207375' width='500' height='746' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dania Suleman, avocate et autrice d'un essai consacr&#233; aux r&#233;conciliations possibles entre la foi religieuse et le f&#233;minisme (Les Malentendues. Foi et f&#233;minisme : des droits r&#233;conciliables, &#233;ditions du Remue-m&#233;nage, 2021), se souvient de l'immense douleur ressentie le 29 janvier 2017, puis d'un sentiment de trahison : &#171; Jusque-l&#224;, la soci&#233;t&#233; qu&#233;b&#233;coise prenait &#224; la l&#233;g&#232;re les attaques haineuses subies par les communaut&#233;s musulmanes au fil du temps. Je croyais que la tuerie de la mosqu&#233;e serait le wake-up call [la piq&#251;re de rappel], mais on n'a pas su voir que le geste du tueur naissait de l'islamophobie ambiante. Tr&#232;s vite, &#231;a a &#233;t&#233; le retour du &#8220;business as usual&#8221;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#232;s de deux ans apr&#232;s l'attentat de la mosqu&#233;e de Qu&#233;bec, le premier ministre, Fran&#231;ois Legault (Coalition Avenir Qu&#233;bec, centre-droit et droite), refusait toujours de reconna&#238;tre l'existence de l'islamophobie au Qu&#233;bec. &#171; Il n'y a pas de journ&#233;e nationale contre l'islamophobie, parce qu'il n'y a pas d'islamophobie au Qu&#233;bec &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; en juin 2019. Quelques mois plus tard, son gouvernement adoptait sa loi sur la la&#239;cit&#233; de l'&#201;tat, une l&#233;gislation restreignant l'acc&#232;s &#224; l'emploi dans le secteur public des femmes portant le voile, notamment en milieu scolaire. Une partie du mouvement f&#233;ministe qu&#233;b&#233;cois s'est engag&#233;e en faveur de la loi sur la la&#239;cit&#233; alors qu'elle repr&#233;sentait un obstacle direct &#224; l'emploi des femmes musulmanes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Dania Suleman, ce manque de solidarit&#233; illustre bien l'incapacit&#233; de nommer les intrications des violences patriarcales et islamophobes. Il a fallu 30 ans pour que se constitue la m&#233;moire de Poly, dans toutes ses nuances, et au-del&#224; des orni&#232;res. La blessure ne se refermera jamais compl&#232;tement. Les f&#233;ministes savent pourtant bien que dans le sillage de la violence peut na&#238;tre une intarissable force. Encore faut-il mettre cette force au service de toutes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;***&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Selon la reconstitution du parcours de Marc L&#233;pine par la journaliste Jos&#233;e Boileau &#224; partir du rapport du coroner (officier de police judiciaire), d'entretiens et d'archives, dans Ce jour-l&#224;. Parce qu'elles &#233;taient des femmes, &#233;ditions La Presse, 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Loanna Heidinger, La violence entre partenaires intimes. Exp&#233;rience des femmes des Premi&#232;res Nations, m&#233;tisses et inuites au Canada, 2018, Juristat, Statistique Canada, no 85-002-X, 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Annie Bergeron et Alana Boileau, Nanawig Mamawe Nnawind. Debout et solidaires. Femmes autochtones disparues ou assassin&#233;es au Qu&#233;bec, &#233;ditions Femmes autochtones au Qu&#233;bec, 2015. Les autrices d&#233;crivent le ph&#233;nom&#232;ne de &#171; cha&#238;ne historique d'effacement &#187; comme constitu&#233; de disparitions &#171; directement li&#233;es aux politiques d'assimilation et d'effacement orchestr&#233;es par les gouvernements du Canada et du Qu&#233;bec &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Dylann Roof est un supr&#233;maciste blanc &#233;tatsunien, coupable du meurtre par fusillade de neuf paroissiens d'une &#233;glise de la communaut&#233; noire de Charleston, en Caroline du Sud, en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elliot Rodger, m&#251; par sa haine des femmes, tue en 2014 six personnes et en blesse 14 &#224; Isla Vista, en Californie, avant de se suicider.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aur&#233;lie Lanct&#244;t (La D&#233;ferlante)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
